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On ne s’en lasse jamais !

Publié le par Fille Ainée

On ne s’en lasse jamais !

J’ai passé l’âge de jouer à la poupée mais celles de Tilda ont un petit je ne sais quoi qui fait qu’on ne se lasse pas d’en créer encore et encore !

 

Nous avons surnommé celle-ci Pénélope. Allez savoir pourquoi !

On ne s’en lasse jamais !
On ne s’en lasse jamais !

C’est ma première blonde. Les précédentes étaient plutôt châtains, voire tiraient sur le roux ICI & LA.

On ne s’en lasse jamais !

Pénélope m’a pris plusieurs jours parce qu’avec des jambes de cette longueur, il en a fallu de la ouate.

 

Son jean est le bas de la salopette de l'ange jardinier, quant au T-shirt, j’ai dessiné le patron moi-même. Pas sorcier ! Je voulais lui donner un style casual chic.

On ne s’en lasse jamais !

Le sac à main a été réalisé dans une chute de cuir récupéré je ne sais plus où. Comme quoi, on ne sait jamais quand ça va servir mais il est toujours bon de récupérer des petites chutes.

On ne s’en lasse jamais !

Pénélope prendra bientôt sa place sur une étagère de mon nouvel Atelier. J’espère qu’elle ne sera pas malade pendant le vol ! Manquerait plus qu’elle se tache !!

On ne s’en lasse jamais !
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Eleanor Oliphant

Publié le par Fille Ainée

Eleanor Oliphant

Ce roman, ça faisait longtemps que j’en avais entendu parler. J’ai, au début, pensé qu’il faisait partie de la même catégorie que “Vieux, râleur et suicidaire” de Fredrik Backman ICI. Un roman léger, divertissant, et bien pas du tout.

 

Eleanor Oliphant est une jeune femme un peu particulière.
Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages. 

 

Fidèle à sa devise " Mieux vaut être seule que mal accompagnée ", Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses weekends en compagnie d'une bouteille de vodka. 
 

Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec " maman ". 
Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. 

 

Décidée à conquérir de l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. 
 

C’est un roman plein d’humour, de légèreté, mais attention, ne vous y trompez pas. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre un personnage beaucoup plus complexe, une histoire de vie bourrée d’émotions et on tombe littéralement sous le charme de ce personnage atypique.

 

Je vous recommande vivement cette lecture !

Publié dans Au fil des pages

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Ce n’est pas le Bengale mais presque

Publié le par Fille Ainée

Vous savez combien il reste de tigres en Malaisie ? Entre 250 et 340. Ce qui n’est vraiment pas beaucoup. Ils finissent en soupe pour la médecine traditionnelle chinoise et sont également victimes de la déforestation.

 

Un tigre, c’est beau mais c’est aussi très pratique pour effrayer les petits singes trop curieux. Si vous vous promenez dans les petites rues derrière chez nous, vous les voyez souvent monter la garde. Pas les vrais bien sûr mais leurs collègues en peluche. On se demande même si les singes, à force d’avoir été bernés par un tigre immobile, sont toujours dupes.

 

Il y a quelques semaines, nous avons passé le weekend dans un très joli hôtel à côté de Ipoh. Raj montait la garde à côté de la piscine. Pour effrayer les singes et les empêcher de nous prendre les fruits offerts par l’hôtel.

Ce n’est pas le Bengale mais presque

Alors quand Monsieur 3xrien m’a parlé de ses rencontres sur le terrain de golf (singes mais pas que…),

Ce n’est pas le Bengale mais presque

j’ai immédiatement pensé à ce petit livre déniché récemment en Britonie et que vous pouvez commander ICI

Ce n’est pas le Bengale mais presque

Sur la couverture, vous ne manquerez pas de remarquer Raj. Je me suis dit qu’il serait très utile pour empêcher les singes de ramasser les balles perdues.  


Ne pensez pas qu’il s’agisse d’un projet rapidement exécuté. Raj m’a pris un peu plus de 4 jours.

Ce n’est pas le Bengale mais presque

Beaucoup de détails, et puis surtout, contrairement au modèle qui préconise un tricot à plat, j’ai préféré le tricoter en rond.

 

Raj est parti rejoindre ses copains les moutons, réalisés LA, sur le terrain de golf hier et Monsieur 3xrien me confirme qu’aucun singe n’a osé montrer son nez !

Ce n’est pas le Bengale mais presque
Quelle ménagerie !

Quelle ménagerie !

Ce n’est pas le Bengale mais presque
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La robe de la Niaiseuse

Publié le par Fille Ainée

Il y a quelques semaines, je vous parlais de CE blog, celui sur lequel on se demande si elle parle vraiment de ses créations ou si c'est un prétexte pour se regarder le nombril sur chaque photo en prenant la pose des millions de fois, type " regardez comme je suis belle ! ".

 

Et bien figurez-vous que sans le savoir, j’avais épinglé un de ses articles une année et ce n’est que tout récemment, en reprenant ce pin que j’ai réalisé qu’il venait d'elle.

 

Maintenant, évidemment, en cliquant sur le lien, vous allez de suite savoir de qui je veux parler et je ne vais peut-être pas me faire que des amies. Qu’importe, comme ça, vous verrez plus précisément de quoi je veux parler !

 

C’est donc sa robe Perlanna qui avait retenu mon attention : un mélange de Anna par By Hand London que j’avais déjà réalisée par deux fois ICI et LA et la jupe Perle de Nacre par Grain de Couture. Je n’avais pas le bouquin pour réaliser la jupe mais faut-il vraiment être sortie de la cuisse de Jupiter pour couper une jupe crayon et lui rajouter quelques plis ? Je me suis servie d'un tuto (que je ne retrouve malheureusement pas) pour dessiner le patron de ma jupe mais si vous hésitez encore à tripatouiller un patron, Burda ICI en vend un pour 0,99 euros. Ça c’est une affaire !

La robe de la Niaiseuse

Petite remarque cependant en ce qui concerne la version Burda. Le dos de la jupe est également à plis ce qui pour certaines d’entre nous n’est peut-être pas très flatteur. Je recommande un derrière plat de jupe crayon traditionnelle pour éviter de faire t’ite boule.

La robe de la Niaiseuse

Comme j’avais déjà fait deux versions de ma robe Anna, l’adapter à la jupe n’a pas représenté un défi majeur. Et je trouve la coupe de cette Perlanna très flatteuse. Merci la Niaiseuse ! 

La robe de la Niaiseuse
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Cendrillon fait son comeback

Publié le par Fille Ainée

Tous les ans, à l’occasion de la Saint Patrick, la communauté irlandaise de Kuala Lumpur organise un grand bal, THE bal de l’année et les places se vendent fort cher. Il y a même une liste d’attente. Ceux qui appartiennent à la Irish Society font la queue dès 4 heures du matin pour acheter leurs tickets qui, en général, partent dans l’heure. Plus vous arrivez tôt et plus votre table se trouve près de celle des VIPs. Cet évènement réunit un peu plus de 1 000 personnes mais toutes ne sont pas irlandaises. Monsieur 3xrien et moi en sommes la preuve flagrante.

 

Le bal de Cendrillon à côté, c’est du pipi de chat ! Des mois à l’avance, on cherche sa robe, on perd du poids, on pense à sa coiffure, ses bijoux, ses chaussures. Ça relève du défi, ça demande une stratégie à faire pâlir un maréchal de guerre !

 

Comme il existe peu de boutiques abordables dans lesquelles dénicher une robe de soirée qui ne coûte ni un bras ni une jambe, il faut parfois profiter d’un voyage à l’étranger pour trouver celle qui nous transformera en belle d’un soir. Et surtout, surtout, hors de question qu’elle ressemble à celle d’une autre.

 

Grande débutante que j’étais, il y a quelques années, je me suis retrouvée à faire la queue au buffet des fromages, sur le coup des 1 heure du matin, avec juste derrière moi une fille qui portait la MÊME robe que moi. Impensable !! Remarquez, comme elle était dans mon dos et que je ne la voyais pas (et surtout ma robe était d’un noir classique) cela ne m’a pas beaucoup dérangée. Et puis, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de vrai fromage alors robe ou pas robe, mon attention s’est vite portée ailleurs !

 

Cette année, forte de toutes ces expériences, je me suis lancée. C’est également aussi suite à la robe que j’avais confectionnée pour la prom de Moyen Nain ICI que je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison, que j'en étais fort capable et que, au moins, la mienne allait être UNIQUE !!

 

Cela faisait quelques mois que j’avais repéré une jupe asymétrique dont le patron gratuit était très généreusement partagé par Moodsewciety LA. La jupe Iris est impressionnante mais pour aller faire les courses tous les jours, elle est peu pratique.

 

Cette jupe s’appelle une high low. En bon gaulois, ça veut dire qu’elle est plus courte devant que derrière. Et moi les traînes de princesse, ça me fait rêver. Par contre, il faut faire attention car il y a toujours un imbécile qui vous suit de trop près et vous marche dessus ce qui vous fait reculer de trois mètres d’un seul coup ! J’ai appris à Monsieur 3xrien à me suivre de loin et c’est lui qui ferme la marche pour éviter les accidents.

 

Iris n’est pas une high low traditionnelle. La plupart des patrons proposent une moitié de jupe en cercle courte raccordée à une autre moitié plus longue. Iris est en fait un ensemble de deux jupes en cercle complètes. C’est ce qui lui donne cet effet bluffant. Un peu comme ici sur cette photo, sauf que le devant de la jupe est une jupe en cercle complete, mais cette illustration vous aidera à comprendre où je veux en venir :

Cendrillon fait son comeback

C’est donc armée de mon patron que je me suis rendue chez mon marchand de tissu et j’ai acheté 6 mètres de satin mariage (wedding satin) ROUGE !! Je ne sais pas pourquoi mais je me voyais dans cette couleur. À côté de ce rouge, il y avait un bleu roi magnifique. Tiraillée entre les deux, il a bien fallu choisir. Peut-être l’année prochaine…

Cendrillon fait son comeback

Ce tissu a un certain poids et c’est exactement ce qu’il fallait pour le tomber de ma jupe.

 

Une fois rentrée à la maison, le plus dur restait à faire. D’abord, imprimer le patron puis se mettre à quatre pattes pour l’assembler et enfin recruter l’aide de SuperNanny pour étaler le tissu et couper.

Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback

Cette étape m’a fait transpirer plus que d’habitude. Ce n’est pas la première fois que je me fais une jupe mais c’est la première fois que c’est LA jupe. Pourtant, à moins de 4 euros le mètre (oui vous avez bien lu), je ne prenais pas beaucoup de risques si ce n’est celui d’avoir à retourner dans ma boutique pour 6 mètres de plus en cas de lourd échec.

 

Félin No 3 faisait de grands cercles autour de mon tissu (étonnant comment dès qu’on étale un truc par terre, il faille à tout prix qu’il s’installe dessus !!). On aurait dit un vautour autour d’un truc mort.

 

Cendrillon fait son comeback

L’assemblage de ma jupe m’a pris 30 minutes top chrono. J’ai passé plus de temps à télécharger, imprimer, assembler et épingler le patron !

 

La deuxième étape s’est avérée plus complexe. Comme il me restait pas mal de tissu dans les chutes, j’ai décidé de tailler mon corsage à même le tissu au lieu de faire une toile. Là, je me suis lancée sans filet ou plutôt sans patron.

 

Mon premier essai s’est soldé par un échec. La ceinture n’était pas assez haute et tirait la partie buste vers le bas et mes pinces de poitrine étaient tellement pointues que Jean Paul Gaultier aurait été trop fier de moi. J’ai retaillé ma ceinture et c’est chez Burda ICI que j’ai trouvé le truc pour obtenir des pinces de poitrine qui ne me font pas ressembler à un Spoutnik. Les explications sont en briton mais les photos qui les illustrent coulent de source. Cette robe est devenue un vrai cas d’étude !

 

Mon deuxième essai de corsage a été le bon et je m’en suis servie pour couper la doublure. Sachant que la jupe m’avait pris 30 minutes, le corsage lui a demandé presque deux jours de travail. Il faut dire que j’ai pris mon temps.

 

De chaque côté de mon haut, il a fallu que je place deux baleines. Chose que je n’avais pas faite pour la réalisation de la robe de Moyen Nain et qui à présent s’imposait. Si Moyen Nain savait que sa robe m’a servi de ‘brouillon’ ! Tout en cousant mes biais qui servent de logement pour les baleines, j’ai inséré les passants pour mes bretelles. Là encore, chose que je n’avais pas faite pour la robe de Moyen Nain et qui m’a valu de coudre mes passants à la main après coup.

 

Cendrillon fait son comeback

La réalisation des bretelles m’a pris quelques heures car les premières étant trop étroites, il m’a été impossible de les retourner. Et finalement, au bout de ma troisième tentative (notez qu’à ce stade là j’étais prête à jeter l’éponge), j’ai vu le bout du tunnel !

 

Comme vous pouvez le constater, l’intérieur de mon haut est propre et il ne restait plus qu’à y coudre des bonnets en mousse car le port du soutien lolo était hors de question. J’ai investi dans une paire de mousse taille M mais au moment de les recouvrir, je me suis aperçue que la couture au milieu du bonnet allait se voir à travers le tissu. Oh que NON !!

 

Il a fallu passer au plan B : cacher un soutien gorge le plus discrètement possible. Je me suis donc rendue dans notre grand magasin local et pour la modeste somme de 4 euros, je me suis offerte un soutien lolos en latex avec, à l’intérieur des bonnets, deux petites mains pour me soutenir !! J’ai coupé les côtés pour ne garder que les bonnets que j’ai fixés avec quelques points dans la doublure.

 

Cendrillon fait son comeback

Les finitions de ma robe m’ont pris quelques après-midis et deux bons films. Après un essai sur une chute de tissu pour faire un ourlet à la machine, il est vite devenu clair que le tissu était trop épais pour être retourné deux fois. La couture d’un biais était la seule option. Comme j’avais 12 mètres de jupe à ourler, la situation était critique. Je n’avais dans mon stock apparent que 6 mètres de biais rouge et comme Monsieur 3xrien travaille à côté d’une mercerie, je l’avais envoyé en mission hyper urgente pour m’acheter les 6 mètres manquants. À ce point là, je dois rendre hommage à l’Homme.

 

Il y a des jours, où j’ai l’impression de parler dans le vide. L’Homme rentre souvent préoccupé, fatigué et sélectivement sourd d’une oreille. Ce jour là, il a du sentir la pression, l’électricité dans l’air, où il a du voir le désespoir dans mes yeux et comprendre que s’il voulait manger il avait intérêt à courir à la mercerie. Le Dieu de la couture l’a sauvé in extremis quand j’ai retrouvé dans un fond de tiroir les 6 mètres manquants. Qui l’eût cru ?

 

C’est donc à la main, au point invisible, que j’ai rabattu mes 12 mètres d’ourlet.

 

Inutile de vous dire que cette robe a nécessité de nombreux essayages mais au bout du compte c’était la seule façon de s’assurer qu’elle m’allait bien. Pour finir le corsage, j’ai investi dans quelques faux rubis que j’ai collés au fer à repasser. Cette étape m’a rendue nerveuse car je me suis longuement demandé si la chaleur du fer n’allait pas endommager mon tissu. Et bien non, il a tenu le coup ce qui a été très pratique pour repasser mes coutures à plat.

Encore quelques uns de plus et le tour est joué !

Encore quelques uns de plus et le tour est joué !

Cendrillon fait son comeback

Ce bal se termine sur le coup des 6 heures du matin mais je vous rassure, Monsieur 3xrien et moi serons couchés depuis longtemps. Nous n’avons jamais goûté à la soupe servie à 4 heures du matin pour ranimer les esprits embués par l’alcool qui coule à flot.

Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback

Cet article a été rédigé samedi après-midi, juste avant notre départ pour le bal. Et je tiens à revenir sur certains de mes propos.

 

Le premier à avoir marché sur ma traîne a été Monsieur 3xrien, à la descente du taxi. Je n’avais pas fait trois pas que l’Homme m’arrêtait net dans ma progression. Une façon sûre de s’assurer que mes points de couture allaient tenir le coup toute la soirée. Nombreux sont ceux, en effet, qui se sont essuyé les pieds sur ma robe !

 

Quant à notre heure de coucher, moi qui vous assurais que l’Homme et moi allions être sages, et bien, c’est à 4h30 du matin, les pieds en compote d’avoir tant dansé et l’esprit un peu brumeux

après quelques verres (je l’avoue) que nous avons finalement rejoint notre lit douillet. La journée de dimanche a été très tranquille, c’est le moins qu’on puisse dire ;-)

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Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Publié le par Fille Ainée

Il y a des jours avec et des jours sans et, en général, ces jours là, mon panier des « j’aurai ta peau » se remplit. C’est ce qui est arrivé à cette p’ove robe à smocks du Burda de mai 2014, la 133, robe de plage sport chic.

 

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Un design hyper simple, une réalisation super rapide (sur le principe) sauf que, au moment de coudre mes smocks, ça ne collait pas ! 13 lignes de smocks, un vrai calvaire. Surtout quand il faut les défaire.

 

Ma première tentative m’a donné des smocks trop lâches. Je n’ai pas compris pourquoi. Alors que d’habitude, je suis une championne des smocks à la machine, cette fois-là, j’aurais pu en mettre deux comme moi dans ma robe.

 

Deuxième tentative, je change de méthode et je me lance dans les points zigzags de chaque côté de l’élastique. Une vraie bouillie ! Heureusement, je n’ai pas insisté après le deuxième rang car j’ai mis plus de temps à défaire ce carnage qu’à coudre la robe en entier !

 

C’est à ce moment là que ma robe a rejoint le fameux panier et je me suis dit que peut-être en la laissant reposer un peu, les Dieux du smock seraient avec moi. Seulement, le miracle tant attendu ne s’est jamais produit.

 

J’ai remis ça quelques semaines plus tard, et là, c’est mon fil élastique qui m’a lâché. Evidemment, à force de m’acharner, j’avais vidé la bobine.

 

C’est à ma quatrième tentative que j’ai vu la lumière au bout du tunnel ! Et que j’ai compris ce qui n’allait pas la première fois. Ça pourra toujours me servir pour une autre robe !

 

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

La taille est un peu serrée mais au bout de quelques lavages et en arrêtant de manger pendant plusieurs mois, elle devrait se desserrer légèrement ! Je ne vais quand même pas me plaindre après tant d’efforts.

 

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Vous remarquerez la concordance du motif, au niveau de la couture du milieu, sur le devant de ma robe, j’en suis très fière !

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Somme toute, une petite robe qui fait trop chic pour ne rester qu’à la plage. Et je suis fière de lui avoir porté secours. Il reste encore quelques ‘cadavres’ au fond de mon panier mais j’ai refermé le couvercle. On verra ça plus tard.

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier
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Le comble !

Publié le par Fille Ainée

Dans ma quête du Graal en matière de patron gratuit, je suis, un jour, tombée sur la « button back blouse » généreusement offerte par le magazine briton Love Sewing Magazine.

 

Ce magazine publie des patrons en partenariat avec l’émission The Great British Sewing Bee qui est l’équivalent de notre Cousu Main. Enfin, c’est plutôt le contraire car les Gaulois ont généralement tendance à copier sur leurs voisins d’outre-manche.

 

À chaque épisode, vous connaissez le principe : trois étapes. La première consiste à suivre, à la lettre, un patron pochette. Et bien, le lendemain de l’émission, ce même patron se retrouve dans le magazine et on peut le télécharger sous format PDF gratuitement (mais sans les explications bien entendu).

 

Revenons à la saison 1 épisode 2 au cours de laquelle, une candidate, Tilly, arrive à l’étape 3 avec un patron de chemisier qu’elle a dessiné elle-même pour le modèle en chair et en os qui lui a été attribué au premier épisode. Une jeune femme tout à fait normale (pour une fois qu’elles ne sont pas toutes squelettiques !). Notez que c’est la deuxième fois que Tilly est face à son modèle. Et bien, cela ne l’empêche pas de se planter dans les mensurations. Du coup, elle passe un bon moment à revoir ses pinces. On aurait pu penser qu’une fois rentrée chez elle, à la fin du 1er épisode, elle aurait mis toutes les chances de son côté et revu son patron. Non ! Tilly n’a, en aucun cas, tenu compte des formes de la jeune femme avec qui elle a déjà passé plus de la moitié d’une journée !  

 

Moment de stress, vous devez vous en douter quand Tilly réalise que les autres candidats en sont déjà à la coupe du tissu et à l’assemblage alors qu’elle en est toujours à crayonner ses pinces de poitrine.

 

Vient le moment de vérité lorsqu’il faut tout arrêter, habiller son mannequin et présenter son chemisier. Tilly n’a malheureusement pas terminé. C’est d’une évidence mais je me demande quand même comment elle a fait son compte dans les 6 heures imparties. 6 heures c’est beaucoup ! Surtout quand on sait qu’elle avait toute la semaine pour se préparer et répéter. À sa place, j’aurais déjà habillé tout le voisinage.

 

Pour vous résumer l’affaire, Tilly n’a jamais eu le temps de faire l’ourlet de son chemisier, ni le poignet de sa deuxième manche. C’est bancal ! Ca ne ressemble à rien et bien évidemment, Tilly prend la porte. Elle aura tenu 2 épisodes !! On ne peut pas dire non plus que le reste de ses réalisations restera dans les annales du Great British Sewing Bee. Rien de transcendant ! Le lendemain, le patron de la blouse terminée paraît dans le magazine. Merci.

 

Et bien figurez-vous que…. (roulements de tambour), Tilly rentre chez elle ET récidive sur son blog avec sa blouse mal terminée en proposant À LA VENTE !!!!, pour la modique somme de 14 euros, ce truc ni fait ni à faire qu’elle appelle maintenant la blouse Mathilde LA. Je suffoque, je m’étrangle, je suis outragée.

 

Oh attendez, non cette blouse est légèrement différente de celle proposée dans le magazine Love Sewing ! Elle n’a plus de passepoil sur le devant et elle présente des plis. Oh la fourbe !! C’est le même patron, proposé par la même personne mais pour 14 euros de plus, vous avez droit à 6 plis. Oui Madame, c’est une affaire !! J’en postillonne de fureur.

 

Et bien je vais vous prouver ici même comment on peut faire disparaître un passepoil et réapparaitre 4 plis pour 0 euros. Ça c’est de la  magie ! Et le tout, en moins de 6 heures. Comme 6 heures d’affilée, c’est difficile à trouver, j’ai attendu que le Nain parte à l’école, l’Homme au boulot, et j’ai jeté les félins dehors.

 

C’est parti…

 

D’abord, téléchargez le patron format PDF ICI. Il suffit juste de vous inscrire sur le site et ensuite vous avez accès à de nombreux patrons gratuits. Attention, tous ces patrons sont disponibles sans instruction. Il faut bien évidemment acheter le magazine.

 

Le comble !

J’ai été légèrement retardée car Petit Nain, bien qu’ayant promis de me rendre mon rouleau de scotch, l’avait enfoui dans sa chambre. Et une chambre d’ado, on sait tous à quoi ça ressemble. Remarquez, j’ai retrouvé pas mal de trucs perdus par la même occasion. 

 

On découpe, on assemble et on se lance.

Le comble !

La blouse Mathilde comporte 6 plis au total sur le devant. Je n’en ai fait que 4 mais le principe est le même. Il suffit juste de rajouter un peu plus de tissu. Déterminez la profondeur des plis – les miens font 2,5 cm – tracez-les sur une feuille de papier et collez la feuille au patron. Coupez ensuite comme si de rien n’était. Les autres pièces du patron ne changent pas.

 

Le comble !
Le comble !

Pour déterminer où placer vos plis, repérer le milieu de l’empiècement et faites-le correspondre au milieu de la pièce du devant. Mes plis commencent à 8 cm des emmanchures et se trouvent donc juste au niveau de la poitrine. Mais c’est un choix personnel.

 

Les pinailleurs (et j’en connais un qui me fera la remarque) noteront que mes raccords de motifs sont désastreux. Je sais !! Mais si j’avais été candidate à cette émission, rassurez-vous, j’aurais choisi soit un imprimé à motifs discrets (moi aussi j’aime les pois) ou un tissu uni pour éviter l’élimination. Sauf que chez moi, dans mon Atelier, je suis la reine des lieux et que je n’avais pas d’autre imprimé. On dira que j’aurais pu mieux faire et on passe à l’étape suivante.

Le comble !

C’est au moment de monter les manches que je me suis aperçue que non seulement Tilly avait rajouté des plis mais avait également rajouté des fronces en haut des manches. La roublarde ! Comme il était trop tard et que j’avais déjà coupé les miennes, je n’ai pas pu modifier mon patron pour le faire ressembler à Mathilde.

Le comble !

La modification d’une manche prend deux minutes. Il suffit juste de faire des entailles, d’écarter le patron papier et l’affaire est dans le sac. Un petit dessin vaut mieux que de grands discours. Voyez LA. Ou regardez ci-dessous :

Le comble !

Je suis ravie de vous confirmer qu’en 6 heures, vous avez largement le temps de terminer votre ouvrage. J’ai rendu ma copie au bout de 4h30, tout en ayant fait deux pauses et répondu à une urgence médicale (suite à une attaque malsaine de mon fer à repasser).

Le comble !

Comme vous pouvez le constater, elle ne s’est pas vraiment foulée la Tilly. Je me demande même si c’est vraiment légal. Mais plus je vois passer de patrons et plus je me dis qu’avec ce qui est disponible gratuitement sur le blog et si on est débrouillarde, on peut s’éclater pour vraiment pas cher !

Le comble !

En conclusion, non contente d’avoir extorqué une somme rondelette de ses innocentes victimes, Tilly se lance désormais dans des cours de couture. À moins qu’elle se soit énormément améliorée depuis la saison 1, je crains que Tilly ne déçoive ses fans. Cela ne me viendrait pas à l’idée. Pensez-vous, une candidate qui se fait éliminer au deuxième épisode et qui donne des cours de couture, il faut oser ! 

 

Remarquez, si ça marche tant mieux. Elle a eu au moins le courage de se lancer. Et si j'en prenais de la graine, hein ?

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Deux de plus et je vois la fin !

Publié le par Fille Ainée

C’est presque terminé !! Il ne me reste plus que deux blocs pour franchir la ligne d’arrivée (et peut-être en finir un autre ?!?)

 

Charlotte Shopper qui visiblement a fait chauffer sa plastique.

 

 

Deux de plus et je vois la fin !

Moi, je lui conseille de ralentir un peu pour éviter des fins de mois difficiles.

Deux de plus et je vois la fin !

Sarah Sewing qui, comme moi, se dépêche de terminer ses ouvrages pour pouvoir en commencer d’autres, sans doute.

Deux de plus et je vois la fin !

Moi, j’ai promis à Monsieur 3xrien de ne plus acheter de tissu avant d’avoir écoulé un peu de mon stock. On va voir combien de temps je tiens !

Deux de plus et je vois la fin !

Publié dans An Angel's Story, Patchwork

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Marre d’être un pigeon !

Publié le par Fille Ainée

Je le sais, j’en suis consciente, cet article ne va pas me rendre populaire auprès de certaines mais je commence à en avoir ras le bol.

 

Ras le bol de quoi ? De certains blogs qui en ont plein la bouche des créateurs/trices de patrons couture hors de prix alors que le Net foisonne de patrons gratuits qui leurs ressemblent comme deux gouttes d’eau.

 

C’est un peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf. Qui est venu en premier ? Le patron gratuit qui a inspiré sa version payante ou celle qui a transpiré sur son patron payant pour se le voir copier et offrir à tous les vents ? J’ai mon opinion là-dessus, surtout quand on farfouille un peu sur les sites anglo-saxons et que l’on s’aperçoit qu’il faudrait être vraiment nouille pour dépenser jusqu'à 18 euros alors que le même modèle est disponible sur un simple clic sans engager sa plastique.

 

Il suffit quelques fois d’une toute petite modification comme un pli ou une fronce pour obtenir le même résultat. Je sais, il faut bien gagner sa vie mais quand c’est pour pondre une jupe froncée toute bête et la vendre avec des explications simplistes en faisant croire au monde entier qu’on a inventé la poule, j’explose.

 

C’est pour cela que j’ai rajouté un tag sur ce blog : le « c’est gratos » pour accéder à tous les patrons déjà testés et qui ne vous coûteront pas les yeux de la tête (laissez-moi juste quelques jours pour remonter dans le temps !).

 

Il y a certes des créations qui quelques fois me tapent dans l’œil et pour lesquelles je suis incapable de me retenir. Mais ces patrons font preuve d’originalité et pour cela, il faut bien reconnaître le talent créateur. Mais si c’est pour publier un truc qu’on a déjà vu des centaines de fois sur d’autres sites, en déplaçant un bouton pour prouver qu’on a réfléchi à l’astuce, zut alors !

 

Le but de ce blog n’est pas de faire la crâneuse avec des patrons de créateurs en vogue. Le blog de La Niaiseuse en est un parfait exemple. Elle se prend en photo sous toutes les coutures, affichant un sourire des plus niais, et en a plein la bouche de sa Pretty Mercery, Deer and Doe et j’en passe. À croire que c’est une refoulée du tapis rouge !

 

Elle coud, certes, fort bien, mais est-il vraiment nécessaire de prendre autant de poses en minaudant comme elle le fait ? Ce n’est pas pour sa silhouette que l’on vient sur son blog mais pour ses talents de couturière. De toute façon, elle est sponsorisée et c’est ce qui enlève là tout le plaisir de la découverte.

 

Si vous saviez combien je passe de temps sur mon site de perdition à la recherche du patron idéal. Mes tableaux sont des vrais tableaux de chasse. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est de dénicher le patron gratuit qui ressemble de très près à celui que la Niaiseuse a eu un jour publié. Histoire de lui prouver que l’on n’a pas besoin d’avoir un compte en banque bien garni pour pouvoir coudre comme les pros !

 

Pour bien vous prouver où je veux en venir avec mon blabla, prenons un exemple : Datura. Datura est, je cite « une blouse sans manches forme liquette avec dos boutonné en bas », proposée par Deer and Doe ICI au prix de 14 euros sous forme papier et 11 euros sous forme PDF. Un patron de blouse sans manche à ce prix, ça me donne des palpitations ! Et je frôle l’infarctus quand je constate que cette blouse a des petits airs de Sorbetto, un patron proposé gratuitement par Colette LA. Même pas besoin d’être bilingue en anglais tellement ce patron est simple à réaliser.

 

Pour donc vous montrer comment on peut passer d'un Sorbetto à une Datura en quelques heures, je vous en ai fait la démo ci-dessous :


 

Marre d’être un pigeon !

Je n’avais pas de barème de taille pour Sorbetto mais j’ai jugé que le 10 correspondait à peu près au 38 et j’ai eu raison. Une fois coupé mon patron papier, il m’a fallu le bricoler. Pour le devant, j’ai tracé un empiècement juste au-dessus de la pince de poitrine et j’ai coupé mon panneau en deux. C’est tout bête, vous pouvez y aller au pif. De toute façon, si vous vous trompez, vous pouvez toujours réimprimer la page, c’est sans risque !

 

Pour tailler les morceaux dans le tissu, procédez de la façon suivante :

  • empiècement devant sur la pliure du tissu en retirant les marges données pour faire le pli ;
  • panneau devant sous poitrine sur la pliure du tissu en retirant également les marges pour le pli. Remarque : j’ai préféré laisser ce pli que j’ai transformé en pli creux plutôt que plat. J’aurais pu tout aussi bien l’éliminer pour qu’il ressemble à Datura ;
  • empiècement dos sur la pliure du tissu
  • panneau dos en deux parties en laissant une marge pour former la bande de boutonnières. Remarque : ma bande de boutonnières est fausse car il est très facile de passer la tête. Donc pourquoi se fatiguer inutilement ?

 

Une fois tous les morceaux coupés, ça roule tout seul. Sauf que, j’ai du déplacer deux fois les pinces de poitrine (je suis visiblement mal foutue), diminuer les coutures sur les côtés, rallonger la blouse que je trouvais trop courte au départ et enfin, dessiner moi-même le col claudine.

Marre d’être un pigeon !
Marre d’être un pigeon !

Au final, si on oublie le pli creux, ma version gratos de Sorbetto ressemble à s'y méprendre à Datura. Et je n’ai ABSOLUMENT rien déboursé. Elle m’aura, certes, pris plus de temps que la version officielle mais quelle importance ! C’est le résultat qui compte.

Marre d’être un pigeon !

Ne croyez pas que cet exemple soit le seul que j’ai trouvé. Vous en verrez bientôt passer un autre encore plus évident. Voilà pourquoi je vous dis que l’on se moque parfois de nous. 

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Comment faire durer les restes

Publié le par Fille Ainée

Comment faire durer les restes

Parce que chez les 3xrien on n’aime pas gâcher les restes, avec ce qui me restait de mon sac à viande, j’ai réalisé un chemisier. Je ne sais pas d’où me vient cette fixation sur les mancherons et le col Lavallière mais il me les fallait.

Comment faire durer les restes
Comment faire durer les restes

Ce chemisier n’existe pas. Ne cherchez pas le patron, il est sorti de la tête de Pour mes jolis Mômes ICI. Et comme son interprétation me plaisait beaucoup, je me suis dit que, moi aussi, j'en aurais un.

 

Ma réalisation est donc un assemblage de Bombay pour le chemisier lui-même, tiré de Couture pour l’Été d’Annabel Benilan, et qui m’avait également servi pour faire une première version personnalisée LA.

 

Le patron des mancherons est généreusement offert par Hélène ICI.

Comment faire durer les restes

Quant au col, je l’ai dessiné toute seule comme une grande et si vous voulez des conseils pour le montage, rendez-vous LA, sur le site de Deer and Doe pour un tuto bien expliqué.

Comment faire durer les restes
Comment faire durer les restes

Vous ne verrez plus rien d’autre à partir de mon sac à viande car je l’ai totalement épuisé. Je ne sais même pas s’il m’en reste assez pour me faire un mouchoir !

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