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L'Homme qui a oublié sa femme

Publié le par Fille Ainée

L'Homme qui a oublié sa femme

Qu'un homme oublie un anniversaire de mariage, jusqu'ici rien de très inhabituel (chez les 3xrien, c’est plutôt moi !). Mais le cas de Vaughan est plus étonnant : après un étrange malaise, il se réveille dans le métro londonien, totalement amnésique. Il ne se souvient ni de son nom, ni de son adresse, ni de sa famille. Il atterrit alors à l’hôpital où il séjourne pendant une semaine jusqu'à ce qu’un numéro de téléphone lui revienne en mémoire et le conduise à son meilleur ami qui s’empresse de lui rafraîchir la mémoire. Et c’est la stupéfaction ! Vaughan est en plein divorce. Pourtant, lorsqu'il revoit sa femme, c'est le coup de foudre. Malheureusement, elle n'a rien oublié de l'homme odieux qu'il était devenu... Prêt à tout pour la reconquérir, Vaughan saura-t-il réinventer sa vie ? 

 

L'histoire est légèrement niaiseuse mais comme l'auteur a beaucoup d'humour, on s’y laisse prendre. Au début, j’étais sceptique. Une telle perte de mémoire aussi soudaine est-elle probable ? Il semblerait que oui. Suite à un stress, un évènement douloureux, il est possible que d’un seul coup d’un seul, on ne souvienne plus de notre vie passée. Du coup, je sens que je vais me mettre à la méditation pour me calmer !!

 

Malgré son côté léger, cette histoire pose des questions très intéressantes sur notre identité profonde et surtout sur notre capacité à changer de vie. Vaughan s’interroge, tout au long du roman, sur le « comment en sommes-nous arrivés là ? ». Serait-ce la monotonie, la lassitude d’un mariage qui, au cours de vingt années, a transformé une merveilleuse histoire d’amour ?

 

L’œil de Vaughan est neuf et son analyse pleine de recul se heurte à la réalité.

 

J’ai aimé le ton pétillant et désopilant de ce roman sans prétention malgré le côté invraisemblable de l’histoire. Il se lit vite, on passe un moment agréable.  Et puis, je suis fan de cette ironie typiquement britannique ! Par contre, je doute qu’il me laisse un souvenir indélébile !

 

 

 

Publié dans Au fil des pages

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Changeons-nous les idées

Publié le par Fille Ainée

Le week-end dernier, Monsieur 3xrien, deux de nos Nains et moi-même, sommes partis en balade à Malacca. Ce n’était pas loin mais ca représentait un grand bol d’air frais car depuis quelques semaines je commence à tourner en rond. J'aspire au changement !

 

Samedi matin, tout le monde est sur le pont. Je m’active, je sers le petit-déjeuner (œufs brouillés, maquereau fumé, avocat, la totale !), fais la vaisselle, les lits, range, donne à manger aux félins en leur rappelant d’aboyer très fort si quiconque s’avisait d’approcher la maison pendant notre absence, bref, je cours dans tous les sens. En passant dans le couloir pour sortir la poubelle, je remarque l’Homme assit sur le canapé en train de jouer à Candy Crush !

 

D’un ton mielleux, qui aurait du lui mettre la puce à l’oreille, je lui demande si tout va bien. L’Homme lève les yeux et d’un air absent me demande si je suis bientôt prête à partir. La sueur qui me coule dans les yeux m’empêche de bien apprécier ma cible mon mari. Il est à peine 8 heures du matin et déjà j’ai parcouru l’équivalent de trois champs de course ! L’Homme, lui, a à peine bougé un muscle dans ce laps de temps. La très forte envie de lui renverser la poubelle sur la tête me prend subitement.

 

Il a du sentir la tension, le bougre ! Une onde de terreur lui passe dans les yeux, il se lève prestement et fuit disparaît dans le garage pour, déclare t-il « préparer la voiture ». Je lâche ma poubelle, essuie mon front ruisselant et renonce à l’idée de polluer mon canapé avec des restes de poisson car, au final, qui va nettoyer après ce moment d’humeur ???? hein ???? On respire à fond, on oublie et on se souvient que la vengeance est un plat qui se mange froid.

 

Il nous a fallu 2 heures pour arriver à Malacca. L’Homme avait exprimé le souhait de séjourner dans un « boutique hotel », c’est-à-dire, un petit hôtel de charme, plein de caractère. Lorsque nous sommes arrivés au Rosa, l’Homme est énormément remonté dans mon estime. C’est en effet un lieu charmant et je kiffe grave la déco ! Genre, je veux tout emporter dans ma valise au moment du check out.

Changeons-nous les idées
Changeons-nous les idées
Changeons-nous les idées
Changeons-nous les idées
Changeons-nous les idées

Nous avons commencé notre exploration de la ville sitôt posées nos valises. C’est la deuxième fois que nous venons à Malacca mais j’ai l’impression de découvrir à nouveau les lieux. Il faut dire que la première fois, nous n’y sommes restés qu’une seule journée et c’était il y a 8 ans.

 

Comme l’idée farfelue de parcourir la ville à pied, en pleine chaleur, nous a prise, c’est en partant dans la mauvaise direction pour nous rendre dans le centre ville que nous avons découvert la prison. Comme quoi les choses sont bien faites !

 

Une façade qui ne paye pas de mine mais l’envie irrésistible de voir comment se présentent les lieux de l’autre côté du mur nous a poussé à entrer.

 

Ce bâtiment a été construit en 1860 et c’est seulement en 2014 que la prison est devenue un musée et ses occupants déplacés, au plus grand soulagement des Nains. À l’intérieur, tout a été préservé et l’intégralité des lieux est accessible à la visite.

Couloir menant aux cellules

Couloir menant aux cellules

Cellule 15

Cellule 15

Grand confort visiblement

Grand confort visiblement

La salle de bain commune (notez le manque d'intimité)

La salle de bain commune (notez le manque d'intimité)

Je dois vous avouer que j’ai ressenti un léger malaise à la vue de la salle de pendaison et je suis passée rapidement dans le couloir. Par contre, je suis rentrée dans les cellules pour admirer les graffitis laissés par les prisonniers.

Compter les jours jusqu'à la libération

Compter les jours jusqu'à la libération

Changeons-nous les idées

Ce que j’ai le plus apprécié, ce sont les archives listant chaque détenu avec photo et détails à l’appui. Je vous rappelle que Malacca était sous régime britannique pendant très longtemps (jusqu’en 1957) et un simple larcin était punissable de 15 jours de prison à cette époque.

La couleur des uniformes en fonction de la sévérité des délits

La couleur des uniformes en fonction de la sévérité des délits

Les cuisines

Les cuisines

Le 'rice cooker' (la casserole pour cuire le riz !!)

Le 'rice cooker' (la casserole pour cuire le riz !!)

Nous avons fini par reprendre la voiture pour nous rendre dans le centre ville.

 

J’avais fait une fixation sur la Maison du Gouverneur. Qu’est-ce que c’était joli sur les photos mais comme tout, en Malaisie, il faut se méfier ! Après avoir payé un droit d’entrée exorbitant (et au passage, je mentionne le fait que les étrangers payent le double des Malaisiens !), nous avons franchi les portes d’une bâtisse dilapidée, pour admirer les « cadeaux » reçus par le gouverneur de Malacca. Si vous souvenez bien, je vous avais présenté une demeure similaire à Kuala Lumpur ICI et qui plus est, avait un droit d’entrée gratuit.

Changeons-nous les idées

Au bout du compte, nous nous sommes consolés en espérant que notre généreuse donation servira à réparer la façade qui tombe en lambeau, à moins qu’elle ne tombe dans la poche d’un responsable (pas la façade mais la donation bien sûr !). On ne sait jamais ici.

 

En sortant, nous avons trouvé le Stadthuys, l’ancien hôtel de ville.

Changeons-nous les idées

Malacca a, tour à tour, fait la convoitise des portugais, des hollandais et enfin des britanniques du fait de sa position stratégique dans le détroit de Malacca. C’est le plus ancien port de la Malaisie. Il subsiste donc de nombreuses traces de ce passage occidental mais c’est l’influence hollandaise que nous remarquons le plus. Surtout au niveau de l’architecture.

Cour intérieure

Cour intérieure

L'église Christ Church

L'église Christ Church

Le Dutch graveyard (cimetière néerlandais), lui par contre, ne compte que 5 tombes hollandaises. Ce sont les plus anciennes et elles datent du 17eme siècle (entre 1670 et 1682). Les autres sont des tombes britanniques. À cette époque, difficile de résister à la malaria ou la dysenterie. C’est pourquoi nombreux sont les enfants enterrés ici.

Les racines des arbres soulèvent les pierres tombales, à moins que certains ne cherchent à s'échapper !

Les racines des arbres soulèvent les pierres tombales, à moins que certains ne cherchent à s'échapper !

Changeons-nous les idées
Changeons-nous les idées

Au pied de l’hôtel de ville attendent les trishaws pour promener les touristes. Ce sont de gros tricycles décorés, à l’origine de fleurs en papier, mais depuis quelques temps, la tendance a changé. C’est dommage. Je ne suis pas certaine que voyager à côté de Baby Shark soit vraiment dans nos priorités.

Changeons-nous les idées
À moins que vous ne préféreriez My Little Poney !

À moins que vous ne préféreriez My Little Poney !

Vous avez le choix !

Vous avez le choix !

Et puis si c’est pour devenir à moitié sourd pendant l’excursion, non merci ! Nous décidons sagement de faire l’impasse.

Nous préférons de loin visiter le centre-ville à pied.

Changeons-nous les idées
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Et surtout Jonker Street, l’artère principale de Chinatown. Avant, on pouvait y trouver des antiquaires sympas mais de nos jours, c’est plutôt piège à touristes. Nous nous contentons d’admirer les façades des maisons.

Changeons-nous les idées
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Changeons-nous les idées
Changeons-nous les idées
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Comme il était impératif de recharger les batteries, nous avons choisi d’aller goûter la spécialité locale : le chicken rice ball.

 

Le chicken rice est un de mes plats favoris mais ici, il s’agit de petites boules de riz cuit dans le bouillon de poulet et c’est tout aussi délicieux !

Sans oublier le Otak Otak, une pâte de poisson légèrement épicée

Sans oublier le Otak Otak, une pâte de poisson légèrement épicée

Et puis quel cadre ! Ça titille les papilles autant que les mirettes !

Changeons-nous les idées
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Changeons-nous les idées
Changeons-nous les idées
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Montons à l'étage

Montons à l'étage

Changeons-nous les idées
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Il me faudrait une cloche comme celle-là pour appeler les Nains à table !

Il me faudrait une cloche comme celle-là pour appeler les Nains à table !

Changeons-nous les idées

Le week-end, à partir de 18 heures, Jonker Street s’anime avec le marché nocturne. Toujours les mêmes souvenirs et bibelots sans intérêt mais c’est toujours amusant de prendre un bain de foule. Et ce n’est pas parce qu’on sortait à peine de table que ça a dissuadé Monsieur 3xrien de goûter aux gâteaux farcis à la pâte de haricot rouge. C’est assez particulier mais on n’a pas vécu tant qu’on n’a pas essayé !

 

 

Changeons-nous les idées

Comme un chou, le principe est simple : vous choisissez celui qui a une bonne tête, il est ensuite rempli à la seringue, puis cuit pendant quelques minutes à la vapeur.

Changeons-nous les idées

Moi j’ai fait l’impasse. En pleine digestion, rien que la vue de ces gâteaux m'a donné envie d'exploser.

Changeons-nous les idées

Bon, la journée a été longue et les esprits bien fatigués, je vous propose de rentrer.

Changeons-nous les idées

La semaine prochaine, je vous relaterai la deuxième partie de notre périple. 

Changeons-nous les idées
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Anéantie !

Publié le par Fille Ainée

Credits : Gladys Simpson

Credits : Gladys Simpson

Gladys est une amie. Une artiste pleine de talent qui a réussi à capturer l’humeur du jour.

 

Merci Gladys !

Publié dans Tranches de vie

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Entre crayon et Gardenia

Publié le par Fille Ainée

Entre crayon et Gardenia

Je suis devenue une grande adepte de CE site Moodsewciety (et j'aime ses modèles avec des formes !) et de ses patrons gratuits. Certains sont un peu farfelus mais d’autres, en revanche, ont une petite touche d’originalité qui fait toute la différence.

 

Le dernier à avoir attiré mon attention est la jupe Gardenia ICI. J’aime sa forme très féminine et surtout ce volant dans le bas. Pour télécharger le patron, entrez votre adresse email et vous le retrouvez directement dans votre boîte, prêt à l’impression, dans la minute qui suit.

Entre crayon et Gardenia

Le seul petit hic est qu’une fois imprimé, je n’ai absolument pas compris pourquoi il y avait deux devants de forme différente. Si l’une de vous arrive à comprendre ce grand mystère, je suis preneuse.

 

Entre crayon et Gardenia

Comme j’ai horreur de m’avouer vaincue, je me suis contentée de découper le volant et je suis allée puiser dans mes réserves pour retrouver un patron de jupe crayon inratable. Vous retrouverez ce patron gratuit chez My Hand Made Space LA.

 

Entre crayon et Gardenia

Attention !!!! Ce patron taille petit. Croyant avoir affaire à une taille anglaise, j’ai coupé le 12 pour l’équivalent d’un 40 alors que ma taille américaine est un 8. Et bien m’en a pris car ma jupe me va comme un gant une jupe. Mesurez-vous bien avant de couper !!

Entre crayon et Gardenia

J’ai par contre raccourci ma jupe (et de ce fait passé outre la découpe de fente au dos) pour pouvoir lui rajouter le volant de la jupe Gardenia et repris la taille qui était légèrement trop grande.

 

Au final, un projet très facile et rapide à réaliser.

Entre crayon et Gardenia
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On ne s’en lasse jamais !

Publié le par Fille Ainée

On ne s’en lasse jamais !

J’ai passé l’âge de jouer à la poupée mais celles de Tilda ont un petit je ne sais quoi qui fait qu’on ne se lasse pas d’en créer encore et encore !

 

Nous avons surnommé celle-ci Pénélope. Allez savoir pourquoi !

On ne s’en lasse jamais !
On ne s’en lasse jamais !

C’est ma première blonde. Les précédentes étaient plutôt châtains, voire tiraient sur le roux ICI & LA.

On ne s’en lasse jamais !

Pénélope m’a pris plusieurs jours parce qu’avec des jambes de cette longueur, il en a fallu de la ouate.

 

Son jean est le bas de la salopette de l'ange jardinier, quant au T-shirt, j’ai dessiné le patron moi-même. Pas sorcier ! Je voulais lui donner un style casual chic.

On ne s’en lasse jamais !

Le sac à main a été réalisé dans une chute de cuir récupéré je ne sais plus où. Comme quoi, on ne sait jamais quand ça va servir mais il est toujours bon de récupérer des petites chutes.

On ne s’en lasse jamais !

Pénélope prendra bientôt sa place sur une étagère de mon nouvel Atelier. J’espère qu’elle ne sera pas malade pendant le vol ! Manquerait plus qu’elle se tache !!

On ne s’en lasse jamais !
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Eleanor Oliphant

Publié le par Fille Ainée

Eleanor Oliphant

Ce roman, ça faisait longtemps que j’en avais entendu parler. J’ai, au début, pensé qu’il faisait partie de la même catégorie que “Vieux, râleur et suicidaire” de Fredrik Backman ICI. Un roman léger, divertissant, et bien pas du tout.

 

Eleanor Oliphant est une jeune femme un peu particulière.
Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages. 

 

Fidèle à sa devise " Mieux vaut être seule que mal accompagnée ", Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses weekends en compagnie d'une bouteille de vodka. 
 

Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec " maman ". 
Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. 

 

Décidée à conquérir de l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. 
 

C’est un roman plein d’humour, de légèreté, mais attention, ne vous y trompez pas. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre un personnage beaucoup plus complexe, une histoire de vie bourrée d’émotions et on tombe littéralement sous le charme de ce personnage atypique.

 

Je vous recommande vivement cette lecture !

Publié dans Au fil des pages

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Ce n’est pas le Bengale mais presque

Publié le par Fille Ainée

Vous savez combien il reste de tigres en Malaisie ? Entre 250 et 340. Ce qui n’est vraiment pas beaucoup. Ils finissent en soupe pour la médecine traditionnelle chinoise et sont également victimes de la déforestation.

 

Un tigre, c’est beau mais c’est aussi très pratique pour effrayer les petits singes trop curieux. Si vous vous promenez dans les petites rues derrière chez nous, vous les voyez souvent monter la garde. Pas les vrais bien sûr mais leurs collègues en peluche. On se demande même si les singes, à force d’avoir été bernés par un tigre immobile, sont toujours dupes.

 

Il y a quelques semaines, nous avons passé le weekend dans un très joli hôtel à côté de Ipoh. Raj montait la garde à côté de la piscine. Pour effrayer les singes et les empêcher de nous prendre les fruits offerts par l’hôtel.

Ce n’est pas le Bengale mais presque

Alors quand Monsieur 3xrien m’a parlé de ses rencontres sur le terrain de golf (singes mais pas que…),

Ce n’est pas le Bengale mais presque

j’ai immédiatement pensé à ce petit livre déniché récemment en Britonie et que vous pouvez commander ICI

Ce n’est pas le Bengale mais presque

Sur la couverture, vous ne manquerez pas de remarquer Raj. Je me suis dit qu’il serait très utile pour empêcher les singes de ramasser les balles perdues.  


Ne pensez pas qu’il s’agisse d’un projet rapidement exécuté. Raj m’a pris un peu plus de 4 jours.

Ce n’est pas le Bengale mais presque

Beaucoup de détails, et puis surtout, contrairement au modèle qui préconise un tricot à plat, j’ai préféré le tricoter en rond.

 

Raj est parti rejoindre ses copains les moutons, réalisés LA, sur le terrain de golf hier et Monsieur 3xrien me confirme qu’aucun singe n’a osé montrer son nez !

Ce n’est pas le Bengale mais presque
Quelle ménagerie !

Quelle ménagerie !

Ce n’est pas le Bengale mais presque
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La robe de la Niaiseuse

Publié le par Fille Ainée

Il y a quelques semaines, je vous parlais de CE blog, celui sur lequel on se demande si elle parle vraiment de ses créations ou si c'est un prétexte pour se regarder le nombril sur chaque photo en prenant la pose des millions de fois, type " regardez comme je suis belle ! ".

 

Et bien figurez-vous que sans le savoir, j’avais épinglé un de ses articles une année et ce n’est que tout récemment, en reprenant ce pin que j’ai réalisé qu’il venait d'elle.

 

Maintenant, évidemment, en cliquant sur le lien, vous allez de suite savoir de qui je veux parler et je ne vais peut-être pas me faire que des amies. Qu’importe, comme ça, vous verrez plus précisément de quoi je veux parler !

 

C’est donc sa robe Perlanna qui avait retenu mon attention : un mélange de Anna par By Hand London que j’avais déjà réalisée par deux fois ICI et LA et la jupe Perle de Nacre par Grain de Couture. Je n’avais pas le bouquin pour réaliser la jupe mais faut-il vraiment être sortie de la cuisse de Jupiter pour couper une jupe crayon et lui rajouter quelques plis ? Je me suis servie d'un tuto (que je ne retrouve malheureusement pas) pour dessiner le patron de ma jupe mais si vous hésitez encore à tripatouiller un patron, Burda ICI en vend un pour 0,99 euros. Ça c’est une affaire !

La robe de la Niaiseuse

Petite remarque cependant en ce qui concerne la version Burda. Le dos de la jupe est également à plis ce qui pour certaines d’entre nous n’est peut-être pas très flatteur. Je recommande un derrière plat de jupe crayon traditionnelle pour éviter de faire t’ite boule.

La robe de la Niaiseuse

Comme j’avais déjà fait deux versions de ma robe Anna, l’adapter à la jupe n’a pas représenté un défi majeur. Et je trouve la coupe de cette Perlanna très flatteuse. Merci la Niaiseuse ! 

La robe de la Niaiseuse
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Cendrillon fait son comeback

Publié le par Fille Ainée

Tous les ans, à l’occasion de la Saint Patrick, la communauté irlandaise de Kuala Lumpur organise un grand bal, THE bal de l’année et les places se vendent fort cher. Il y a même une liste d’attente. Ceux qui appartiennent à la Irish Society font la queue dès 4 heures du matin pour acheter leurs tickets qui, en général, partent dans l’heure. Plus vous arrivez tôt et plus votre table se trouve près de celle des VIPs. Cet évènement réunit un peu plus de 1 000 personnes mais toutes ne sont pas irlandaises. Monsieur 3xrien et moi en sommes la preuve flagrante.

 

Le bal de Cendrillon à côté, c’est du pipi de chat ! Des mois à l’avance, on cherche sa robe, on perd du poids, on pense à sa coiffure, ses bijoux, ses chaussures. Ça relève du défi, ça demande une stratégie à faire pâlir un maréchal de guerre !

 

Comme il existe peu de boutiques abordables dans lesquelles dénicher une robe de soirée qui ne coûte ni un bras ni une jambe, il faut parfois profiter d’un voyage à l’étranger pour trouver celle qui nous transformera en belle d’un soir. Et surtout, surtout, hors de question qu’elle ressemble à celle d’une autre.

 

Grande débutante que j’étais, il y a quelques années, je me suis retrouvée à faire la queue au buffet des fromages, sur le coup des 1 heure du matin, avec juste derrière moi une fille qui portait la MÊME robe que moi. Impensable !! Remarquez, comme elle était dans mon dos et que je ne la voyais pas (et surtout ma robe était d’un noir classique) cela ne m’a pas beaucoup dérangée. Et puis, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de vrai fromage alors robe ou pas robe, mon attention s’est vite portée ailleurs !

 

Cette année, forte de toutes ces expériences, je me suis lancée. C’est également aussi suite à la robe que j’avais confectionnée pour la prom de Moyen Nain ICI que je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison, que j'en étais fort capable et que, au moins, la mienne allait être UNIQUE !!

 

Cela faisait quelques mois que j’avais repéré une jupe asymétrique dont le patron gratuit était très généreusement partagé par Moodsewciety LA. La jupe Iris est impressionnante mais pour aller faire les courses tous les jours, elle est peu pratique.

 

Cette jupe s’appelle une high low. En bon gaulois, ça veut dire qu’elle est plus courte devant que derrière. Et moi les traînes de princesse, ça me fait rêver. Par contre, il faut faire attention car il y a toujours un imbécile qui vous suit de trop près et vous marche dessus ce qui vous fait reculer de trois mètres d’un seul coup ! J’ai appris à Monsieur 3xrien à me suivre de loin et c’est lui qui ferme la marche pour éviter les accidents.

 

Iris n’est pas une high low traditionnelle. La plupart des patrons proposent une moitié de jupe en cercle courte raccordée à une autre moitié plus longue. Iris est en fait un ensemble de deux jupes en cercle complètes. C’est ce qui lui donne cet effet bluffant. Un peu comme ici sur cette photo, sauf que le devant de la jupe est une jupe en cercle complete, mais cette illustration vous aidera à comprendre où je veux en venir :

Cendrillon fait son comeback

C’est donc armée de mon patron que je me suis rendue chez mon marchand de tissu et j’ai acheté 6 mètres de satin mariage (wedding satin) ROUGE !! Je ne sais pas pourquoi mais je me voyais dans cette couleur. À côté de ce rouge, il y avait un bleu roi magnifique. Tiraillée entre les deux, il a bien fallu choisir. Peut-être l’année prochaine…

Cendrillon fait son comeback

Ce tissu a un certain poids et c’est exactement ce qu’il fallait pour le tomber de ma jupe.

 

Une fois rentrée à la maison, le plus dur restait à faire. D’abord, imprimer le patron puis se mettre à quatre pattes pour l’assembler et enfin recruter l’aide de SuperNanny pour étaler le tissu et couper.

Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback

Cette étape m’a fait transpirer plus que d’habitude. Ce n’est pas la première fois que je me fais une jupe mais c’est la première fois que c’est LA jupe. Pourtant, à moins de 4 euros le mètre (oui vous avez bien lu), je ne prenais pas beaucoup de risques si ce n’est celui d’avoir à retourner dans ma boutique pour 6 mètres de plus en cas de lourd échec.

 

Félin No 3 faisait de grands cercles autour de mon tissu (étonnant comment dès qu’on étale un truc par terre, il faille à tout prix qu’il s’installe dessus !!). On aurait dit un vautour autour d’un truc mort.

 

Cendrillon fait son comeback

L’assemblage de ma jupe m’a pris 30 minutes top chrono. J’ai passé plus de temps à télécharger, imprimer, assembler et épingler le patron !

 

La deuxième étape s’est avérée plus complexe. Comme il me restait pas mal de tissu dans les chutes, j’ai décidé de tailler mon corsage à même le tissu au lieu de faire une toile. Là, je me suis lancée sans filet ou plutôt sans patron.

 

Mon premier essai s’est soldé par un échec. La ceinture n’était pas assez haute et tirait la partie buste vers le bas et mes pinces de poitrine étaient tellement pointues que Jean Paul Gaultier aurait été trop fier de moi. J’ai retaillé ma ceinture et c’est chez Burda ICI que j’ai trouvé le truc pour obtenir des pinces de poitrine qui ne me font pas ressembler à un Spoutnik. Les explications sont en briton mais les photos qui les illustrent coulent de source. Cette robe est devenue un vrai cas d’étude !

 

Mon deuxième essai de corsage a été le bon et je m’en suis servie pour couper la doublure. Sachant que la jupe m’avait pris 30 minutes, le corsage lui a demandé presque deux jours de travail. Il faut dire que j’ai pris mon temps.

 

De chaque côté de mon haut, il a fallu que je place deux baleines. Chose que je n’avais pas faite pour la réalisation de la robe de Moyen Nain et qui à présent s’imposait. Si Moyen Nain savait que sa robe m’a servi de ‘brouillon’ ! Tout en cousant mes biais qui servent de logement pour les baleines, j’ai inséré les passants pour mes bretelles. Là encore, chose que je n’avais pas faite pour la robe de Moyen Nain et qui m’a valu de coudre mes passants à la main après coup.

 

Cendrillon fait son comeback

La réalisation des bretelles m’a pris quelques heures car les premières étant trop étroites, il m’a été impossible de les retourner. Et finalement, au bout de ma troisième tentative (notez qu’à ce stade là j’étais prête à jeter l’éponge), j’ai vu le bout du tunnel !

 

Comme vous pouvez le constater, l’intérieur de mon haut est propre et il ne restait plus qu’à y coudre des bonnets en mousse car le port du soutien lolo était hors de question. J’ai investi dans une paire de mousse taille M mais au moment de les recouvrir, je me suis aperçue que la couture au milieu du bonnet allait se voir à travers le tissu. Oh que NON !!

 

Il a fallu passer au plan B : cacher un soutien gorge le plus discrètement possible. Je me suis donc rendue dans notre grand magasin local et pour la modeste somme de 4 euros, je me suis offerte un soutien lolos en latex avec, à l’intérieur des bonnets, deux petites mains pour me soutenir !! J’ai coupé les côtés pour ne garder que les bonnets que j’ai fixés avec quelques points dans la doublure.

 

Cendrillon fait son comeback

Les finitions de ma robe m’ont pris quelques après-midis et deux bons films. Après un essai sur une chute de tissu pour faire un ourlet à la machine, il est vite devenu clair que le tissu était trop épais pour être retourné deux fois. La couture d’un biais était la seule option. Comme j’avais 12 mètres de jupe à ourler, la situation était critique. Je n’avais dans mon stock apparent que 6 mètres de biais rouge et comme Monsieur 3xrien travaille à côté d’une mercerie, je l’avais envoyé en mission hyper urgente pour m’acheter les 6 mètres manquants. À ce point là, je dois rendre hommage à l’Homme.

 

Il y a des jours, où j’ai l’impression de parler dans le vide. L’Homme rentre souvent préoccupé, fatigué et sélectivement sourd d’une oreille. Ce jour là, il a du sentir la pression, l’électricité dans l’air, où il a du voir le désespoir dans mes yeux et comprendre que s’il voulait manger il avait intérêt à courir à la mercerie. Le Dieu de la couture l’a sauvé in extremis quand j’ai retrouvé dans un fond de tiroir les 6 mètres manquants. Qui l’eût cru ?

 

C’est donc à la main, au point invisible, que j’ai rabattu mes 12 mètres d’ourlet.

 

Inutile de vous dire que cette robe a nécessité de nombreux essayages mais au bout du compte c’était la seule façon de s’assurer qu’elle m’allait bien. Pour finir le corsage, j’ai investi dans quelques faux rubis que j’ai collés au fer à repasser. Cette étape m’a rendue nerveuse car je me suis longuement demandé si la chaleur du fer n’allait pas endommager mon tissu. Et bien non, il a tenu le coup ce qui a été très pratique pour repasser mes coutures à plat.

Encore quelques uns de plus et le tour est joué !

Encore quelques uns de plus et le tour est joué !

Cendrillon fait son comeback

Ce bal se termine sur le coup des 6 heures du matin mais je vous rassure, Monsieur 3xrien et moi serons couchés depuis longtemps. Nous n’avons jamais goûté à la soupe servie à 4 heures du matin pour ranimer les esprits embués par l’alcool qui coule à flot.

Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback
Cendrillon fait son comeback

Cet article a été rédigé samedi après-midi, juste avant notre départ pour le bal. Et je tiens à revenir sur certains de mes propos.

 

Le premier à avoir marché sur ma traîne a été Monsieur 3xrien, à la descente du taxi. Je n’avais pas fait trois pas que l’Homme m’arrêtait net dans ma progression. Une façon sûre de s’assurer que mes points de couture allaient tenir le coup toute la soirée. Nombreux sont ceux, en effet, qui se sont essuyé les pieds sur ma robe !

 

Quant à notre heure de coucher, moi qui vous assurais que l’Homme et moi allions être sages, et bien, c’est à 4h30 du matin, les pieds en compote d’avoir tant dansé et l’esprit un peu brumeux

après quelques verres (je l’avoue) que nous avons finalement rejoint notre lit douillet. La journée de dimanche a été très tranquille, c’est le moins qu’on puisse dire ;-)

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Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Publié le par Fille Ainée

Il y a des jours avec et des jours sans et, en général, ces jours là, mon panier des « j’aurai ta peau » se remplit. C’est ce qui est arrivé à cette p’ove robe à smocks du Burda de mai 2014, la 133, robe de plage sport chic.

 

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Un design hyper simple, une réalisation super rapide (sur le principe) sauf que, au moment de coudre mes smocks, ça ne collait pas ! 13 lignes de smocks, un vrai calvaire. Surtout quand il faut les défaire.

 

Ma première tentative m’a donné des smocks trop lâches. Je n’ai pas compris pourquoi. Alors que d’habitude, je suis une championne des smocks à la machine, cette fois-là, j’aurais pu en mettre deux comme moi dans ma robe.

 

Deuxième tentative, je change de méthode et je me lance dans les points zigzags de chaque côté de l’élastique. Une vraie bouillie ! Heureusement, je n’ai pas insisté après le deuxième rang car j’ai mis plus de temps à défaire ce carnage qu’à coudre la robe en entier !

 

C’est à ce moment là que ma robe a rejoint le fameux panier et je me suis dit que peut-être en la laissant reposer un peu, les Dieux du smock seraient avec moi. Seulement, le miracle tant attendu ne s’est jamais produit.

 

J’ai remis ça quelques semaines plus tard, et là, c’est mon fil élastique qui m’a lâché. Evidemment, à force de m’acharner, j’avais vidé la bobine.

 

C’est à ma quatrième tentative que j’ai vu la lumière au bout du tunnel ! Et que j’ai compris ce qui n’allait pas la première fois. Ça pourra toujours me servir pour une autre robe !

 

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

La taille est un peu serrée mais au bout de quelques lavages et en arrêtant de manger pendant plusieurs mois, elle devrait se desserrer légèrement ! Je ne vais quand même pas me plaindre après tant d’efforts.

 

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Vous remarquerez la concordance du motif, au niveau de la couture du milieu, sur le devant de ma robe, j’en suis très fière !

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier

Somme toute, une petite robe qui fait trop chic pour ne rester qu’à la plage. Et je suis fière de lui avoir porté secours. Il reste encore quelques ‘cadavres’ au fond de mon panier mais j’ai refermé le couvercle. On verra ça plus tard.

Celle qui a failli ne jamais sortir du panier
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