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Le Dieu des petits Riens

Publié le par Fille Ainée

Le Dieu des petits Riens

L’histoire se déroule dans le Kerala, au sud de l’Inde, et alterne entre les années 1969 et 1993. Elle suit Rahel et Estha, jumeaux indo-chrétiens issus d’une famille aisée mais dysfonctionnelle. Enfants sensibles et très proches, ils grandissent dans une maison où pèsent les silences, les non-dits et les tensions sociales.

Le drame central du roman tourne autour de la mort accidentelle de leur cousine, venue rendre visite avec sa mère. Cet événement déclenche une série de réactions en chaîne qui détruisent la famille.

Le Dieu des Petits Riens est une œuvre d’une richesse émotionnelle, poétique et politique. Ce récit profondément intime explore les blessures de l’enfance, les tabous sociaux et l’inéluctabilité du destin.

La structure narrative est non linéaire, entrelacée de souvenirs, de silences et de non-dits. Ce choix peut parfois dérouter le lecteur, mais il reflète parfaitement la fragmentation de la mémoire et la douleur omniprésente dans la vie des personnages.

À travers le regard des enfants, l’auteure met en lumière l’hypocrisie des adultes, les injustices de la société de castes, et la cruauté institutionnalisée. Ce contraste entre la naïveté de l’enfance et la brutalité du monde adulte donne au roman une puissance bouleversante.

Ce roman n’est pas seulement une tragédie familiale mais il est aussi une critique acerbe de la société indienne postcoloniale : les carcans de la caste, les conflits religieux, le patriarcat, et la répression politique y sont subtilement dénoncés.

Le titre prend tout son sens au fil du récit : ce sont les "petits riens” de la vie quotidienne qui révèlent le plus sur les personnages et sur la réalité qu’ils habitent.

Le Dieu des Petits Riens est un roman exigeant, mais d’une beauté rare. Il bouleverse, dérange, émerveille.

Publié dans Au fil des pages

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Mouche à mites*

Publié le par Fille Ainée

Mouche à mites*

La lavande du champ voisin vient tout juste d'être récoltée et comme chaque année, je m'octroie le droit d'aller glaner les brins laissés pour compte. Une petite tradition estivale, disons. Attention toutefois, même si la plupart des agriculteurs se montrent, en général, tolérants, cette indulgence ne vaut pas autorisation officielle et il vaut mieux demander poliment l'autorisation plutôt que de finir avec un joli motif de chevrotine en pointillés sur les mollets. 

Dans notre cas, mes relations avec notre "aimable" fermier sont... disons cordiales à tendance orageuse. Un sourire par an et un bonjour arraché sous la menace du vent, ça compte comme lien de confiance, non ? Bref, j'ai décrété qu'un accord tacite était en place. Et cette semaine, surprise : un buisson entier de lavande a été oublié - ou sacrifié, qui sait - juste en lisière de nos deux terrains. Coïncidence, oubli stratégique ou générosité masquée ? Evidement, je n'ai pas cherché à comprendre et je ne me suis pas fait prier.

Mais maintenant que faire de toute cette lavande ? Les petits sachets traditionnels à glisser dans les armoires ne me tentaient guère. Trop vus, trop faits. J'ai donc décidé de laisser tomber l'idée en attendant que ma cervelle en ébullition constante ne fasse le travail à ma place. Et c'est là que le destin est intervenu grâce à la combinaison de trois facteurs décisifs : lavande, vaisselle, mouches.

Je ne sais pas si c'est également le cas chez vous, mais laisser de la vaisselle sale dans l'évier en ce moment, c'est courir le risque de voir débarquer, en formation serrée, un escadron de mouches aussi hystériques qu'à un concert de rock. 

Donc, me voilà les mains dans l'eau, entourée de ces bestioles insupportables. Parce sérieusement, existe t-il une créature plus casse-pieds que la mouche ? Le moustique peut-être, surtout quand il vise la plante des pieds avec une précision calculée ou quand il vous murmure à l'oreille alors que vous commencez à sombrer dans le sommeil. 

Mais qui, au moment des repas, fait des ronds au-dessus de votre tête comme un drone en mission de surveillance, qui trouve votre front soudainement irrésistible et qui vous pique sournoisement alors que vous êtes sans défense ? La mouche, pardi !

Donc, en pleine vaisselle, les nerfs à vif, je repense à ma lavande, à toutes ces mouches, et là, c'est l'illumination ! Pourquoi ne pas les bourrer de lavande. Alors oui, vous allez dire "elle a perdu la tête, c'est la chaleur, elle délire ! ". Et bien que nenni. J'ai sérieusement envisagé de les transformer en sachets odorants. Pas les vraies mouches bien sûr - même si certaines auraient mérité une seconde vie en mode déco intérieure plutôt que de finir écrasées sous la tapette - mais des fausses, faites maison, avec créativité et un soupçon de vengeance passive-agressive.

 

Mouche à mites*

Et tout cela, grâce à une idée proposée gratuitement par Annwoodhandmade ICI

Mouche à mites*

Une fois mes mouches odorantes terminées - vengeance accomplie - il était hors de question d'en rester là et je suis, de suite, passée à un autre traumatisme ; le pique-nique raté. Mais ça, je vous en parlerai dans un prochain article. 

* non seulement, la lavande parfume les placards mais elle éloigne également les mites !

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La métamorphose

Publié le par Fille Ainée

La métamorphose

Voici Camille, chenille en pleine crise existentielle. C'est l'été et tous les magazines lui conseillent de perdre du poids pour sculpter son corps de rêve et rentrer dans son bikini. Mais Camille, elle, ne pense qu'à une seule chose : manger !

Camille fait la larve sur sa feuille, mange pour oublier, mange parce que franchement la feuille de trèfle, il n'y a que ça qui la fait rêver. 

Elle grossit donc tranquillement, mollement tout en rêvant de devenir un jour papillon, de voyager, de briller, d'aller loin dans la vie et de retrouver un peu de sa chenillité. 

Mais rien ne change, les jours passent et Camille sent bien que son rêve, quelque part, reste évasif. Elle veut alors tout arrêter, faire une méga sieste pour pouvoir se recentrer, se transformer. Ras le bol du regime chlorophylé !

 

La métamorphose

Elle s'enroule alors dans un cocon fait maison et fait sa crise de mue.

Elle en ressort légèrement désorientée et quelque peu troublée.

La métamorphose

Que s'est-il passé pendant cette thérapie biologique ? Que sont ces choses qui ont poussé dans son dos ?

La métamorphose
La métamorphose

En voilà une drôle de surprise et quel merveilleux départ dans la vie !

La métamorphose

Camille, la chenille, sort tout droit de cet ouvrage créatif. Ouvrage, qui malheureusement, n'a pas encore été traduit en français (mais existe également en allemand) et si vous êtes passionné(e)s par les petites bêtes en crochet, il existe de nombreux lexiques briton/gaulois pour permettre de vous y retrouver et de les réaliser. 

 

La métamorphose

Emportée dans mon élan, je me suis dit que Camille, la Chenille, aurait peut-être besoin d'une garde-robe variée pour ses nouvelles aventures. Et ce n'est pas terminé !

La métamorphose
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Une tombe pour deux

Publié le par Fille Ainée

Une tombe pour deux

L'histoire se déroule dans les années 50, en Caroline du Nord, sur fond de guerre de Corée. 

Jacob, héritier d'une riche famille influente, épouse en secret la jeune Naomi, une jeune femme de condition modeste. Les parents de Jacob, ne supportant pas cette union qu'ils jugent indigne, mettent alors au point une odieuse machination, justifiée à leurs yeux par une certaine idée de l'amour parental.

Profitant de l'éloignement de leur fils, parti combattre en Corée, il persuade Jacob que Naomi est morte en couches. 

Blackburn, ami fidèle de Jacob et croque-mort défiguré par la polio - à qui Jacob avait confié Naomi pendant son absence - devient alors le témoin silencieux des manoeuvres familiales. 

Ce roman est construit en cinq actes avec une tension de plus en plus croissante au fil de l'histoire. L'écriture est sobre, précise, percutante et sans excès de fioriture. C'est un roman sombre qui traite de la tragédie familiale et qui s'appuie sur le mensonge, la loyauté et les conflits de classe. Une très bonne lecture !

Publié dans Au fil des pages

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Bloc au ralenti

Publié le par Fille Ainée

Bloc au ralenti

Serait-ce la chaleur, la fatigue, ou bien un manque de motivation de ma part ? Toujours est-il que ce cinquième bloc a beaucoup tardé à sortir de mon Atelier. 

Bloc au ralenti

Pourtant rien de bien sorcier, il n'est pas plus compliqué que les 4 premiers. Mais allez savoir pourquoi, j'ai eu un moment de solitude en réalisant que je n'étais même pas à mi-parcours de l'ouvrage.

Bloc au ralenti

Mais pas question d'abandonner. Ah que non !

Publié dans Patchwork

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Worth, ou l'art de la Haute Couture"

Publié le par Fille Ainée

Worth, ou l'art de la Haute Couture"


Au Petit Palais – une rétrospective inédite consacrée à la maison Worth.

Worth, ou l'art de la Haute Couture"

Le Petit Palais accueille, en ce moment, une exposition exceptionnelle dédiée à la maison Worth, figure fondatrice de la Haute Couture. Plus de 400 œuvres y sont réunies pour retracer le parcours de Charles Frederick Worth (1825-1895), couturier visionnaire surnommé le "père de la Haute Couture".

Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"

En 1858, ce Briton audacieux s’installe au 7 rue de la Paix à Paris, où il fonde la maison Worth. Très vite, il révolutionne l’art du vêtement en imposant un nouveau langage stylistique, alliant raffinement, innovation et savoir-faire d’exception. Il transforme la mode en un art à part entière et érige Paris en capitale mondiale de l’élégance.

Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"

À travers cette exposition, les visiteurs découvrent une sélection somptueuse de costumes allant du Second Empire aux Années folles. Un hommage vibrant à l’héritage intemporel d’une maison emblématique, longtemps oubliée, mais dont l’influence perdure encore aujourd’hui.

Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"
Worth, ou l'art de la Haute Couture"

Avis aux passionné(e)s de couture et de culture : cette exposition est une plongée fascinante dans l’univers de la mode, une célébration de l’homme qui a métamorphosé l’histoire du vêtement.

Worth, ou l'art de la Haute Couture"
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On ralentit, et ce n'est pas plus mal !

Publié le par Fille Ainée

Mondial Tissus vient de lancer un défi s'adressant à notre fibre créative : la Slow Creation, pied-de-nez bien senti à la Fast Fashion et au tout-jetable. L’idée ? Valoriser le fait main, la récup’, l’éco-responsabilité et surtout, laisser le temps à notre créativité de s’exprimer.

Et qui participe à ce défi ? Moutie (ma Maman) qui s’est littéralement jetée à corps perdu dans l’aventure. Résultat, elle a été sélectionnée pour la finale locale dans la catégorie mode (oui, je suis trop fière et non je ne prends absolument pas parti, ou si peu !). Son œuvre est un gilet pas comme les autres, désormais exposé au magasin Mondial Tissus d'Avignon Le Pontet jusqu’au 5 juin, jour du verdict final.

Ce gilet a une histoire, c’est plus qu’un vêtement. C’est un patchwork d’histoires, de souvenirs et d’amour cousu main.

Pour le dos, elle a récupéré une de mes anciennes robes. Cependant, malgré moi, j’essaie encore de déchiffrer le message derrière la grosse cible en plein milieu. Serait-ce un message subliminal, Moutie ?

On ralentit, et ce n'est pas plus mal !

Quant au devant, c'est un mélange de tissus recyclés, tous issus de vêtements que Moutie a autrefois portés. Une sorte d’autoportrait textile, fait de bouts de vie.

On ralentit, et ce n'est pas plus mal !

Moutie a employé la technique du boro - technique japonaise traditionnelle née de la nécessité - pour assembler les différentes pièces qui forment les deux panneaux avant de son gilet. Le boro est l'art de repriser et d'assembler des tissus usagés pour prolonger leur durée de vie. Cette technique consiste à superposer des morceaux et à les coudre à la main avec des points visibles. En l'occurence, ici, le point de sashiko.

On ralentit, et ce n'est pas plus mal !

À l'origine, l'aspect esthétique était secondaire, il était avant tout fonctionnel et durable, mais il est aujourd'hui devenu une forme d'art textile fortement prisé. Somme toute, le boro est la preuve que même nos vieux vêtements ont une seconde chance et qu'il ne faut pas la négliger. 

On ralentit, et ce n'est pas plus mal !

Vous l'aurez deviné, le gilet de Moutie est la preuve qu'il ne faut pas jeter "trop vite" avant d'avoir envisagé notre impact écologique... et aussi se demander si, avec un peu d'imagination, cette vieille robe/chemise qui traîne au fond de votre armoire ne pourrait pas tout simplement devenir une oeuvre d'art textile avec un supplément d'âme. 

Ce défi est une invitation à ralentir, à mieux consommer, à remettre du sens et du lien affectif avec ce que l’on porte. C'est un encouragement à la création personnelle pour laisser le temps à la réflexion (comme lorsque Cadette fait ses pauses syndicales sur mon canapé lorsqu'elle vient coudre chez moi). Ce qui est important dans cette affaire c'est de célébrer la fierté de créer de ses mains, même si tout n’est pas toujours parfait, l’accomplissement personnel ainsi que les bienfaits thérapeutiques sur le moral créatif. C'est somme toute, une valorisation de la consommation éclairée et le témoignage de la lutte contre l’impact dévastateur de la mode rapide. 

Quant à moi, ai-je vraiment besoin d’encouragement vu l'état de mon dressing qui déborde ? Mais bien sûr que non, cependant pour soutenir Moutie que ne ferais-je pas, et ah que oui que je vais voter pour elle !!! 

Donc si comme moi, ce défi vous enthousiasme, que vous adhérez au concept du recyclage et des secondes chances, que vous aimez que vos vêtements aient une âme et peut-être parfois un ourlet de travers, alors je vous invite à voter pour le gilet de Moutie ICI pour lui donner un petit coup de pouce. 

Ce gilet, il est beau, il a une histoire, il est écolo ET il a été cousu avec amour. Que demander de plus ?

Parlez-en à tout le monde, vos proches, vos collègues, vos voisins, vos amis, bref à toutes les personnes dotées d'une connexion Wi-Fi et qui savent cliquer. On se mobilise tous pour voter pour Moutie et ce sera un point en moins pour la Fast Fashion ! Merci

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Dis, t'aurais pas un peu trop mangé ?

Publié le par Fille Ainée

Dis, t'aurais pas un peu trop mangé ?

Il y en a un qui visiblement a abusé de la carotte. Un peu dodu, mon lapin va avoir quelques soucis pour galoper si jamais un chasseur venait à se montrer. Un petit ventre bien rond mais des oreilles quand même bien alertes, le voici tout guilleret pour gambader dans les pâquerettes. 

Dis, t'aurais pas un peu trop mangé ?

Pour le réaliser, j'ai suivi le tuto de Carmen ICI qui elle-même a pompé sur la créatrice. Tout en se justifiant en déclarant qu'elle avait au passage corrigé des erreurs dans le modèle d'origine. Mouais. Certes, mais bon. 

Dis, t'aurais pas un peu trop mangé ?

Je lui ai collé de tous petits yeux qui, s'ils ne s'alignent pas, lui donnent un air un peu fou. Mais n'est-ce pas, au final, ce qui lui donne un charme tout particulier ?

Mon Lapinou est, au final, bien chouette. Et pour faire tenir ces sacrées grandes oreilles - sans laque - je l'ai trempé la tête en bas - dans un bain de colle blanche mélangée avec un peu d'eau. M'en veux pas Lapinou, c'est pour ton bien !

Dis, t'aurais pas un peu trop mangé ?
Dis, t'aurais pas un peu trop mangé ?

Le coton provient de chez Truffaut et j'ai utilisé un crochet du 3. Aucune difficulté particulière si ce n'est la technique du FLO et BLO. Pour FLO, piquez dans le fil avant de la maille puis faite une maille serrée et pour BLO (sur le même rang précédent), piquez à l'arrière de la maille et faite une maille serrée. Ceci afin de créer un petit roulotté. 

Et ATTENTION, dans la traduction française que je vous ai mis en lien, il faut lire ms (maille serrée) au lieu de mc (maille coulée). Grosse erreur de traduction ! Il n'y a pas de maille coulée dans les instructions en anglais que j'ai suivies. Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à me contacter. 

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Dans une boîte de crayons de couleur...

Publié le par Fille Ainée

Éloignons-nous de Venise, voulez-vous ? Je vous ai déjà emmené à Torcello mais il nous reste encore à explorer Murano et Burano

À vrai dire, Murano est une île charmante, délicieuse, une fois les touristes repartis sur la Sérénissime mais au-delà des vitrines et ateliers (payants) de verre soufflé, nous n'y avons pas trouvé grand chose à faire à part le musée du verre. Petite déception pour moi car après avoir lu "La Fileuse de Verre" de Tracy Chevalier, je m'attendais à retrouver la même ambiance.

Cependant, nous avions réservé une nuit sur place et ce fut là où la magie opéra. Le soir, Murano se vide et le calme s'installe. Un délice !

​​​​​​​Par contre, Burano est l'antidote parfaite à la gravité de Venise. Pas de palais grandiose, à la place une explosion de couleurs : rose bonbon, jaune citron, vert menthe, bleu lagon. Chaque maison semble s'être levée un matin en décidant de porter la couleur la plus audacieuse du quartier. C'est comme si un arc-en-ciel s'était posé sur l'île. 

 

Dans une boîte de crayons de couleur...

La légende dit que les pêcheurs peignaient leurs maisons dans des tons vifs pour pouvoir les reconnaître de loin par temps de brume. Une autre version - beaucoup plus amusante - raconte que leurs femmes nouaient un foulard de la couleur de la maison autour du bras de leurs maris lorsqu'ils sortaient le soir pour aller boire. Ainsi, après une nuit passée à s'enivrer, ceux qui avaient encore tous leurs esprits savaient où déposer les moins vaillants.

Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...
Dans une boîte de crayons de couleur...

Bref, vous l'aurez compris Burano est l'île où l'on flâne, où on déambule. 

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Les jardins de Torcello... mais pas que

Publié le par Fille Ainée

Les jardins de Torcello... mais pas que

Ce roman nous plonge dans l'univers de Jess, une jeune française qui, refusant de reprendre l'hôtel familial, choisit de s'installer à Venise. Elle y vit modestement en proposant des visites guidées, explorant les recoins secrets de la ville et s'imprégnant de sa beauté et de son histoire. 

Lorsque l'appartement qu'elle occupe est mis en vente, Jess est contrainte de trouver une solution. C'est alors qu'elle rencontre Maxence, un célèbre avocat pénaliste vivant avec son compagnon Colin sur l'île de Torcello. Maxence lui propose un emploi d'assistante pour l'aider à trier ses dossiers juridiques. Parallèlement, il se consacre à la restauration des jardins de sa propriété, menacés par la montée des eaux. 

Au fil des journées, Jess se laisse envoûter par l'atmosphère mélancolique de Torcello et ce lieu devient pour elle un espace de réflexion et de transformation intérieure, l'aidant ainsi à affronter ses propres fantômes. 

Ce récit est empreint de poésie et à travers la beauté de la lagune vénitienne, l'autrice explore les thèmes de la mémoire, de la résilience et de la quête de soi. 

Lu quelques jours avant de partir pour notre escapade italienne dans le cadre de mon bookclub, je me suis dit qu'il était impossible de ne pas y aller, histoire de vérifier si vraiment cette île était telle que décrite dans le roman de Claudie Gallay. L'autrice m'a donné envie de découvrir cette île, en vrai, pour marcher dans les pas des personnages, ressentir le silence, la lumière, la lenteur.

Je vous avoue que j'ai été quelque peu déçue mais était-ce plutôt dû à la malchance de nous y trouver en même temps qu'une horde de gamins en voyage scolaire (italiens de surcroît donc imaginez le niveau sonore ) ou que le roman m'avait tellement fait rêver que je n'arrivais pas à transposer mes impressions de lecture sur le lieu réel ?

 

Les jardins de Torcello... mais pas que

Moins connue et beaucoup moins fréquentée que Murano et Burano, Torcello possède une atmosphère unique. Dès que l'on quitte l'embarcadère, un long chemin bordé de roseaux, de canaux étroits et de petits ponts en pierre nous mène vers le coeur de l'île.

Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que

L'île est en partie inhabitée, recouverte de végétation sauvage, de jardins privés et de ruines.

Malgré sa petite taille, Torcello abrite un riche héritage comme la basilique Santa Maria Assunta (datant du VIIème siècle) avec ses mosaïques byzantines. 

Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que

Torcello fut autrefois un centre important de la lagune, bien avant Venise. Elle comptait jusqu'à 20 000 habitants à son apogée mais fut peu à peu désertée à cause de la malaria. 

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