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Tu nous appartiens

Publié le par Fille Ainée

Tu nous appartiens

Pete et Maddie Riley forment une famille ordinaire et soudée avec leur petit garçon, Theo. Mais un jour, leur quotidien vole en éclats lorsqu’un homme leur révèle que Theo n’est pas leur enfant biologique : il aurait été échangé à la naissance avec le bébé d’un autre couple.

Cette autre famille, plus fortunée mais instable, revendique immédiatement « son » enfant, déclenchant une enquête complexe. Très vite, ce qui semblait être une simple erreur médicale se transforme en affaire troublante, marquée par des zones d’ombre, des comportements suspects et des tensions grandissantes entre les parents.

À mesure que la vérité se dévoile, les deux couples doivent affronter mensonges, manipulations et choix déchirants.

Ce roman installe rapidement un climat d’incertitude et d’angoisse. L’idée d’un échange de bébés, déjà choquante, est traitée de manière progressive et inquiétante, ce qui rend la lecture addictive. De plus, le dilemme entre lien biologique et lien affectif touche profondément. On se met facilement à la place des parents et on ressent leurs peurs, leurs colères. Pete et Maddie, comme l’autre famille, ne sont pas simplement « bons » ou « mauvais ». Leurs réactions, leurs fragilités et leurs contradictions renforcent l’impact émotionnel.

Au cours de cette histoire, rien n’est jamais totalement clair : erreur médicale ? manipulation ? mensonge ? Le jeu d’indices et de faux-semblants maintient l’intérêt tout au long du récit.

Le roman amène à s’interroger sur ce qui fait réellement un parent : la génétique, l’amour, le sacrifice, la responsabilité ?

Les chapitres courts, les rebondissements et la montée progressive du suspense donnent envie d’enchaîner les pages et je me suis retenue de ne pas finir ce livre en une soirée.

Publié dans Au fil des pages

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Une parfaite imperfection

Publié le par Fille Ainée

Une parfaite imperfection

Mais qui peut bien se cacher derrière cette petite porte verte, dans les toilettes de notre maison ?
Sans doute un minuscule petit être dont la mission officielle consiste à vérifier que personne ne quitte les lieux en emportant le rouleau de papier toilette.

Une parfaite imperfection

En réalité, cette porte n’est là que pour dissimuler une imperfection sur le mur.

Une parfaite imperfection

Une imperfection qui, depuis des années, me déclenche un tressaillement nerveux à chaque fois que je m’assieds sur la tinette. Impossible de penser à autre chose : elle m’aimante le regard. Je ne sais pas qui du plaquiste ou du peintre a bâclé son œuvre, mais il a réussi à me vriller les neurones avec l’élégance d’un tournevis mal affûté.

Pendant longtemps, j’ai pris sur moi. Longtemps. Et puis, soudain, la coupe a débordé.
Et comme par hasard, ce moment de révélation a coïncidé avec une visite chez Søstrene Grene, ma grande découverte de l’année 2025.

Une parfaite imperfection

Cette boutique danoise regorge en ce moment de kits miniatures pour fabriquer des décors de Noël. Autant dire que je n’ai pas hésité ! J’y ai trouvé ma porte, ainsi que quelques accessoires pour composer la scène. J’ai ensuite complété avec ce que j’ai pu dénicher au fond de mon stock de merdouilles miniatures.

Une parfaite imperfection

Monsieur 3xrien a été mis à contribution pour fabriquer les marches menant au logement : l’échelle fournie dans le kit m’a paru un peu casse-gueule, surtout pour aller récupérer le courrier dans la boîte aux lettres.

Une parfaite imperfection

Remarquez que le facteur est déjà passé : il a déposé, sur les marches, quelques colis trop volumineux.

Une parfaite imperfection

Et le livreur de farine a laissé son sac. Notre petit être va pouvoir faire son pain !

Une parfaite imperfection

Maintenant, entrons...

Une parfaite imperfection

La décoration intérieure m’a donné un peu de fil à retordre. Mais grâce à mon nouvel assistant - Le chat qui flatule - j’ai réussi à reproduire une image glanée quelque part sur le Net.

Comme vous pouvez le constater, notre minuscule petit être dispose désormais de tout le confort moderne pour remplir sa mission avec sérieux, dignité… et un soupçon de magie.

Une parfaite imperfection
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L'Avent de l'Après

Publié le par Fille Ainée

L'Avent de l'Après

Chaque année, je me régale à imaginer des idées de calendriers de l’Avent originales, et j’espère que celui-ci vous plaira autant que j’ai aimé le créer.


Ce calendrier est destiné à Grand Nain, qui a traversé une année quelque peu turbulente. J’ai donc pensé qu’une petite thérapie ludique — et totalement low cost — lui conviendrait à merveille.

Chaque jour, au lieu d’engloutir un chocolat bon marché, mon Nain découvrira dans une enveloppe une question : une invitation à réfléchir, rire, se souvenir ou se projeter.

 

L'Avent de l'Après

Le but est simple : s’offrir, au cours de la journée, une petite pause introspective, prendre un moment pour répondre avec honnêteté au dos de la carte, puis la glisser à nouveau dans son enveloppe.

Cette enveloppe sera ensuite scellée… et redécouverte à Noël, l’année suivante.

Les questions sont parfois drôles, parfois profondes, parfois complètement farfelues — je vous en donne quelques exemples :

  • Si j’étais une plante, quelles seraient mes instructions d’entretien ?
  • Message de mon animal de compagnie évaluant ma performance humaine cette semaine.
  • Message de motivation pour le Futur-Moi.
  • Une habitude que je veux adopter.
  • Ce qui m’a apporté de la joie et du calme dernièrement.
  • Quelque chose qui a constitué un défi cette année et ce que j'en ai retenu.

Ce calendrier a été pensé comme une façon de célébrer ce que notre Nain est aujourd’hui, ce qu’il deviendra demain, et tout ce qu’il emportera avec lui pour entrer dans la nouvelle année. Comment aura-t-il évolué ? Ses souhaits auront-ils été exaucés ?

Si mon idée vous titille, n’hésitez pas à vous inspirer des quelques questions citées plus haut et à y ajouter les vôtres.

Pour le réaliser, j’ai utilisé un petit carnet de papiers à motifs déniché dans mon magasin discount préféré.

L'Avent de l'Après

Monsieur 3xrien s’est chargé de décorer 24 enveloppes

L'Avent de l'Après

et, pour rassembler le tout, j’ai choisi une enveloppe kraft sur laquelle j’ai imprimé les instructions avant de me lâcher gaiement avec mon marqueur craie.

L'Avent de l'Après

Je partage de bon cœur la traduction des instructions afin que vous puissiez les reproduire à votre tour, si l’envie vous prend de créer votre propre version de ce calendrier qui sort un peu de l’ordinaire.

 

c’est ton calendrier de l’Avent !

Du 1er au 24 décembre, tu découvriras une question par jour — considère-la comme ton petit chocolat émotionnel quotidien.


Pas de triche. Sérieusement ! Tu ne peux pas t’avaler trois jours de questions juste parce que « t’es dans l’ambiance ». Reste forte. Reste festive.

Choisis un moment précis chaque jour pour ouvrir ton enveloppe : au petit-déjeuner avec ta dose de caféine, pendant une pause déjeuner salvatrice, avant de dormir bien au chaud, ou encore en te cachant de tes responsabilités dans un coin confortable. À toi de voir.

Garde ça léger — même si certaines questions risquent de toucher un peu plus profond que prévu. Sois dramatique. Sois sincère. Sois complètement décalée. Il n’y a aucune règle, sauf une : répondre à la question au verso de la carte du jour.

Traite le 24 décembre comme le final de la saison.
Réponds à la dernière question, célèbre ton marathon émotionnel, puis scelle toutes tes réponses pour les rouvrir en décembre prochain.

Ton Futur-Toi sera ravi… peut-être un peu perplexe, reconnaissant, ou plié de rire. Quoi qu’il arrive, il te remerciera !

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Il ne fallait surtout pas qu’il pleuve

Publié le par Fille Ainée

Parce que du coup, craignant de m’ennuyer ferme, il a bien fallu que je me dégote une petite bidouille à bricoler. Pas un projet qui me prendrait des mois — non, juste une bricole, une de plus, totalement inutile, mais parfaite pour m’occuper quelques heures en regardant tomber le déluge. Et pour pleuvoir… qu’est-ce qu’il a plu hier !

Comme d’habitude, tout a commencé par une bonne séance d’inspiration sur mon Site de Perdition. Pour celles qui viennent d’arriver sur mon blog il s’agit de Pinterest : ce site où l’on compte passer cinq minutes et qui finit par être la raison d’un déjeuner carbonisé parce qu’on a oublié la casserole sur le feu.

C’est là que je suis tombée sur Honeypips, et j’ai eu un vrai petit coup de cœur pour ses adorables créations en feutrine. Et j'ai tout de suite voulu faire pareil (laissez-moi copier !!!). C’était également l’occasion rêvée d’utiliser mes mini-chutes de tissu. Voilà, c’est l’excuse officielle pour justifier mon larcin artistique et j'espère que la créatrice ne m'en voudra pas d'avoir reproduit son tableau miniature. C'est après tout plutôt flatteur, non ?

Il ne fallait surtout pas qu’il pleuve

J’ai agrandi les motifs sur mon écran d’ordinateur et je m’en suis servi comme d’une tablette lumineuse pour décalquer — surtout le lapin. Je dois avouer que je suis une vraie quiche en dessin, mais je suis très douée pour repasser sur les traits. Ensuite, j’ai reporté les formes sur du papier thermocollant double-face, repassé tout ça sur de la feutrine, appliqué à la machine, puis découpé proprement autour (ça aussi, je sais faire).

Il ne fallait surtout pas qu’il pleuve

J’ai inséré une tige métallique — maintenue à la colle chaude — entre deux épaisseurs de feutrine, percé une petite rondelle en bois, glissé les tiges dans les trous et sécurisé le tout… toujours à la colle chaude.

Il ne fallait surtout pas qu’il pleuve

Et pour finir, j’ai présenté fièrement mon chef-d’œuvre à Petit Nain pour validation. Nain qui m’a démoli ma baraque en deux secondes en me disant que « c’est un peu confus » et qu’il faudrait « rajouter quelque chose sur le socle ». Quel culot !

Il ne fallait surtout pas qu’il pleuve
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Village gourmand

Publié le par Fille Ainée

Après Halloween, je ne vous laisse pas le temps de souffler et on enchaîne direct sur la préparation de Noël, et autant vous dire qu’on attaque fort. Très fort. C'est le moment de faire appel à vos compétences en matières de génie civil, architecture et déco intérieure.

 

Village gourmand

L’idée n’est pas nouvelle, certes. Mais comme c’est la première fois que je me lance, je me sens un peu comme Christophe Colomb découvrant l’Amérique.

Village gourmand

Ce projet noëllesque ne nécessite pas grand chose et fait plutôt appel à vos ressources en matière de recyclage. Au grand dam de Monsieur 3xrien, j'ai, au cours des derniers mois, développé une relation plutôt intime avec le grand “A”. Il faut dire que notre retour en pleine campagne m’a rapidement rappelé que si je voulais continuer à satisfaire mes envies créatives, il allait falloir revoir mes habitudes d’achat. Et autant vous dire que lorsque la plateforme m’a généreusement offert un mois de livraison gratuite, ce n’est pas tombé dans l'oreille d'une sourde.

Village gourmand

Résultat : le mois dernier a été particulièrement fructueux et j'ai eu le grand plaisir de faire la connaissance de nombreux livreurs tout aussi charmants les uns que les autres. J'en profite d'ailleurs pour faire une petite parenthèse et remercier ces héros du quotidien qui livrent par tous les temps, à toutes les heures et toujours avec le sourire (et pour certains, des pros dans le lancement de colis par-dessus le portail !).

Village gourmand
Village gourmand

Bref pour en revenir à l'objet de cet article, j'ai accumulé, le mois dernier, un nombre considérable (toujours au grand dam de monsieur 3xrien) d'enveloppes cartonnées parfaites pour réaliser ma déco hivernale. Il ne me manquait plus qu’un stylo craie, qui, lui aussi, est arrivé dans une enveloppe cartonnée. L’ironie n’a pas de limite !

Village gourmand

Un petit tour sur mon site de perdition pour trouver l'inspiration et voici comment ma rue festive est devenue réalité, au cours d'un doux après-midi créatif avec des amies, autour d'une tasse de thé et d'une délicieuse tarte aux pommes.

Village gourmand
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Le Silence des Repentis

Publié le par Fille Ainée

Le Silence des Repentis

Cooper vit isolé avec sa fille Finch, âgée de huit ans, dans une cabane perdue au nord des Appalaches. Coupée du monde moderne, Finch grandit entourée de livres et de nature, loin de toute influence extérieure. Cooper, lui, cache un lourd passé dont il ne parle à personne. Leur seul lien avec le monde extérieur est un voisin énigmatique, dont la présence à la fois bienveillante et ambigüe met Cooper mal à l’aise, ainsi que Jake, un ami fidèle qui vient chaque hiver leur apporter des provisions.

Mais cette année, Jake ne vient pas. Cet événement, apparemment anodin, vient rompre la routine et fait naître une inquiétude profonde. Peu à peu, le passé de Cooper se dévoile à travers des flash-backs : ce qu’il fuit, les fautes qu’il cherche à expier et les raisons de son choix de vie.

La nature, à la fois refuge et prison, symbolise leur existence retirée : elle protège, mais enferme. Finch, de plus en plus curieuse du monde extérieur, commence à remettre en question les règles imposées par son père. Le roman interroge alors sur la légitimité du sacrifice parental : jusqu’où peut-on aller pour protéger un enfant ?

À la fois tendre et bouleversant, Le silence des repentis explore avec justesse les liens entre un père et sa fille, la culpabilité, la rédemption et le poids du passé. Une lecture pleine d’émotion !

Publié dans Au fil des pages

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Se laisser compter fleurette

Publié le par Fille Ainée

Se laisser compter fleurette

Au détour d’une allée de supermarché, une rencontre qui allait faire chavirer deux cœurs !


Elvis, distrait par une promotion sur les croquettes, ne voit pas arriver Hortensia. D’un geste maladroit, son caddie atterrit sur le pied de la demoiselle.

Se laisser compter fleurette

Leur histoire aurait pu s’arrêter là, sur un cri de douleur et un regard noir. Mais non : ce fut le coup de foudre instantané. Depuis ce jour, ils ne se quittent plus. Hortensia, toujours impeccablement apprêtée a su passer outre les manières un peu rustres d'Elvis

Se laisser compter fleurette

Similaires par la forme, ils sont en fait carrément différents : Elvis aime creuser la terre, déterrer les carottes et sentir l’odeur du potager. Hortensia, quant à elle, préfère gambader dans les champs sauvages à la recherche de fleurs à faire rougir les coquelicots.

Se laisser compter fleurette

Lui les racines, elle les pétales : ensemble, ils forment un bouquet parfait.

Se laisser compter fleurette

Pour rappel, le tuto pour réaliser ces petits lapins est LA. Quant aux fleurs d'Hortensia, elles ont été réalisées en pâte à modeler durcissante.  

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Au régime !

Publié le par Fille Ainée

Au régime !

Promis, ceci est mon dernier article sur le thème d’Halloween ! De toute façon, il ne nous reste plus que deux jours pour penser à notre déco. 

Au régime !

Une petite idée glanée sur mon site de perdition a fait son chemin.

Au régime !

Une bobine de fil métallique noir, une jolie branche d’arbre ramassée dans les collines, et me voilà avec trois petites citrouilles allégées.

Au régime !

Pour les réaliser, il suffit d’enrouler le fil autour d’une bouteille, de nouer en haut et en bas et de délicatement déplier les fils.

Au régime !

J’ai entrelacé une guirlande de LED, pour une lumière douce sur les contours, créant ainsi une atmosphère chaleureuse. Vous pouvez aussi y glisser de petites bougies pour que leurs flammes vacillantes ajoute un éclat de mystère.

Au régime !
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La Mode est une Fête !

Publié le par Fille Ainée

Il y a quelques mois, je vous avais emmené voir l’exposition Worth au Petit Palais, à Paris. Aujourd’hui, je vous emmène, toujours à Paris, au Musée des Arts Décoratifs, qui consacre - jusqu’au 11 janvier 2026 - une grande exposition à Paul Poiret (1879-1944), figure incontournable de la haute couture parisienne du début du XX siècle.

Reconnu pour avoir libéré le corps féminin en supprimant le corset et en introduisant des silhouettes plus fluides, Poiret marque une rupture décisive dans l’histoire du vêtement féminin.

Robe d'intérieur taillée dans un velours de soie à grands motifs de roses, vers 1895, Maison Worth

Robe d'intérieur taillée dans un velours de soie à grands motifs de roses, vers 1895, Maison Worth

(Au centre) Costume de hussard du Premier Empire, vers 1900

(Au centre) Costume de hussard du Premier Empire, vers 1900

Robe de jour à transformation avec corsage, 1900-1905, Maison Doucet

Robe de jour à transformation avec corsage, 1900-1905, Maison Doucet

Recruté en 1901 par Gaston Worth pour concevoir une ligne plus jeune et plus simple, Poiret y apprend les codes du grand luxe tout en affirmant déjà sa volonté d’alléger la mode féminine. Son talent attire rapidement l’attention, mais son audace détonne : trop moderne pour les clientes de la maison Worth, il choisit bientôt de voler de ses propres ailes et fonde sa propre maison de couture en 1903.

Sa première collection, en 1907, marque une rupture historique : les corsets disparaissent, la taille devient haute, les coupes s’assouplissent et les tissus gagnent en fluidité. Il s’agit là d’un geste radical.

Manteau Nénuphar, 1911

Manteau Nénuphar, 1911

Manteau du soir, vers 1910

Manteau du soir, vers 1910

Manteau, vers 1911

Manteau, vers 1911

En redessinant la silhouette féminine, Poiret accompagne les transformations sociales de son époque. À l’heure où les femmes revendiquent davantage de libertés, il leur offre la liberté corporelle. La mode devient alors un vecteur d’émancipation.

Robe du soir, 1908

Robe du soir, 1908

Robe du soir Eugénie, 1907

Robe du soir Eugénie, 1907

Robe du soir, 1907

Robe du soir, 1907

Robe du jour "Gavarni", 1906

Robe du jour "Gavarni", 1906

Robe d'été "Fleurie", 1912 et Manteau du soir, 1919

Robe d'été "Fleurie", 1912 et Manteau du soir, 1919

La Mode est une Fête !

Mais Poiret ne se limite pas seulement aux vêtements. Visionnaire, il conçoit la mode comme un art total, où tout – du vêtement, à l’intérieur, au parfum et à la fête – participe à un même univers esthétique. En 1911, il fonde la première maison de parfum associée à un couturier, Les Parfums de Rosine, du nom de sa fille. Il crée également Martine, un atelier de décoration dirigé par sa femme Denise, qui traduit son goût pour la couleur, les motifs orientaux et l’art décoratif.

"Denise à la fête de la Mille et Deuxième Nuit" de George Lepape, gouache sur papier

"Denise à la fête de la Mille et Deuxième Nuit" de George Lepape, gouache sur papier

Poiret aime également éblouir et transformer la mode en spectacle. Ses somptueuses réceptions, dont la plus célèbre reste la fête de "La Mille et deuxième nuit" en 1911, marquent les esprits par leur faste et leur exubérance. Vêtements, décors et musique y forment un tout harmonieux, reflet de sa volonté de fusionner les arts.

Marqué par la Première guerre mondiale qui le mobilise en 1914, Poiret retrouve ensuite son souffle créatif dans les fêtes qu’il organise, les voyages qui nourrissent son imaginaire et les collaborations avec les artistes de son temps. Il habille également les comédiennes et danseuses les plus en vue de la Capitale.

Robe du soir "Tolède", 1921

Robe du soir "Tolède", 1921

Robe du soir "Spi", 1922

Robe du soir "Spi", 1922

Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, plonge le visiteur dans l’univers foisonnant du créateur : de ses débuts à l’apogée de sa maison de couture, puis à son lent déclin après la Première Guerre mondiale.

Robe Exotique, 1922

Robe Exotique, 1922

Costume de danse, 1921

Costume de danse, 1921

Tailleur jupe, 1920 et Manteau La Source, 1924

Tailleur jupe, 1920 et Manteau La Source, 1924

Robe, Maison Nicole Groult, vers 1921 et Robe "Abbesse", vers 1920

Robe, Maison Nicole Groult, vers 1921 et Robe "Abbesse", vers 1920

Robe "Malgré Moi", 1919

Robe "Malgré Moi", 1919

Tunique "Caro", 1907 (à droite)

Tunique "Caro", 1907 (à droite)

Tandis que la mode évolue vers une élégance plus sobre et rationnelle - incarnée par des créateurs comme Coco Chanel - son style somptueux paraît soudain dépassé. Poiret finira ruiné et oublié, mais son influence demeure immense.

Robe "Tarta", Agatha Ruiz de La Prada, 1994

Robe "Tarta", Agatha Ruiz de La Prada, 1994

Tailleur jupe, Comme des Garçons, 2013

Tailleur jupe, Comme des Garçons, 2013

Par son audace, son sens du spectacle et sa conception de la mode comme art de vivre, il a ouvert la voie à la modernité vestimentaire.

L’exposition qui réunit près de 550 œuvres – vêtements, croquis, photographies, papiers peints, objets d’art décoratif et flacons de parfum – dont beaucoup sont exposées pour la première fois, met en lumière son héritage, visible chez de nombreux créateurs contemporains qui, comme lui, cherchent à concilier liberté du corps, richesse des matières et vision artistique.

Ce que j’aime chez Poiret, c’est qu’il y avait quelque chose de contemporain dans la façon dont il concevait les vêtements sur le corps d’une femme”, Gracelee Lawrence.

Ensemble du soir, Yves St Laurent, 1976 et Manteau, Maitrepierre et sculpture portable, Gracelee Lawrence, 2024

Ensemble du soir, Yves St Laurent, 1976 et Manteau, Maitrepierre et sculpture portable, Gracelee Lawrence, 2024

Ensemble du soir manteau et robe, Christian Dior par John Galliano, 1998

Ensemble du soir manteau et robe, Christian Dior par John Galliano, 1998

Schiparelli

Schiparelli

John Galliano

John Galliano

En sortant de l’exposition, on a le sentiment d’avoir traversé un rêve chatoyant, peuplé de soieries, de parfums et de fêtes. Paul Poiret, l’artiste qui voulait libérer le corps et célébrer la vie, demeure une figure lumineuse, même dans sa chute.

Paul Poiret
Paul Poiret

Paul Poiret

Si vous avez envie de découvrir cette exposition mais ne pouvez pas vous déplacer, voici ICI un petit livret pour une visite à distance ou encore LA.

Je vous souhaite une belle découverte !

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Touchée et ravie

Publié le par Fille Ainée

Touchée et ravie

Eh bien dis donc, Muriel ! Moi “Blogueuse exceptionnelle” ? Tu m’as bluffée, tu m’en as bouché un coin et je te remercie ! Je ne me doutais de rien, jusqu’à ce que je remarque la soudaine envolée du nombre de mes fidèles lectrices. Je me suis un moment demandée si ce n’était pas plutôt un coup sournois de Monsieur 3xrien, glissant quelques dessous de table pour égayer mon moral un peu morose (il faut dire que notre retour aux sources après plus de trente ans d’expatriation n’est pas toujours de tout repos) ou bien une action divine ?

Comme tu le mentionnes dans ton article, la tenue d’un blog, de nos jours, est une espèce en voie de disparition. Il est tellement plus simple de poster une photo avec deux lignes de texte pour récolter un maximum de followers, qu’on finit par se demander pourquoi on s’obstine. Sauf que je suis bien trop pipelette pour me taire, et mon imagination surdimensionnée (qui, franchement, m’épuise parfois !) m’empêche de lâcher l’affaire.

J’aime raconter, faire voyager, faire rire — mais aussi semer un peu de rêve dans ce grand monde de brutes.

Notre expatriation tropicale, puis la perte d’accès à mon blog (sous prétexte qu’il servait de porte d’entrée aux scammers), m’ont laissé un petit goût d’amertume. J’en ai longtemps voulu à OB. Je dois avouer que cette rupture dans la communication et les échanges — anodine au début — a fini par changer ma façon de créer et surtout de partager.

Du coup, le fait de vous retrouver ainsi, après tant de mois d’absence, m’a donné un nouvel essor. Et si Muriel me tend la perche (merci !!!) pour rejoindre la chaîne des « Outstanding Blogger 2025 », puis-je seulement prétendre hésiter ?

Bon mais au final, c'est quoi le "Outstanding Blogger Award" ? Et bien c'est une sorte de chaîne amicale entre blogueurs passionnés. Il ne s’agit pas d’un concours officiel, mais plutôt d’une reconnaissance entre pairs, une manière conviviale de mettre en lumière des créateurs de contenu inspirants, drôles, touchants ou simplement authentiques.

 

Le principe est simple :

  1. Un blogueur nominé reçoit l’award d’un autre blogueur.

  2. Il répond à quelques questions pour permettre à ses lecteurs de mieux le connaître.

  3. Il nomine à son tour d’autres blogueurs qu’il souhaite faire découvrir.

C’est somme toute un bel échange d’énergie positive, qui crée du lien, favorise la découverte de nouveaux univers et célèbre la persévérance de celles et ceux qui continuent à écrire, à partager, à rêver.

Donc sans plus attendre, voici la liste des questions :

As-tu connu des succès notables en matière de quilting/couture que tu aimerais partager avec nous ?

Ah, le quilting ! Une passion qui m’est venue tardivement, mais qui m’a apporté — et m’apporte encore — beaucoup de satisfaction. Et même si, aujourd’hui, je me tourne davantage vers l’appliqué, certaines de mes réalisations m’auront plus particulièrement marquée.

Je ne sais pas si l’on peut vraiment parler de « succès », non, mais une belle rencontre oui ! CE quilt de Yoko Saito, réalisé en tandem avec celle que j’appelais affectueusement Ma Jumelle en est la preuve.

Touchée et ravie

Ouvrage qui s’affiche, à présent, fièrement dans mon Atelier. Il nous aura fallu plus d’un an pour le terminer. Chaque fois que mon regard se pose sur lui, je repense à cette belle complicité et à nos échanges par blogs interposés. Nat nous a malheureusement quittés, après un long combat contre le crabe. Mais à travers ce quilt, une part d’elle continue de vivre.

As-tu été influencée par des membres de ta famille pour te lancer et as-tu transmis cette passion à la génération suivante ?

Je pense que celles qui me suivent depuis un moment doivent bien se douter que, s’il y en a une qui m’a vraiment influencée dans cette voie, c’est Moutie, ma Maman ! C’est avec elle que j’ai pris mes premiers cours de couture, de patch et d’appliqué. Et qui m'a poussée à publier mon blog.

​​​​​Je l’ai souvent entraînée dans des ouvrages communs qui, je l’avoue, ont parfois eu le don de la faire pester 😄 mais pas QUE — mais c'est aussi une belle façon de partager des moments agréables, même à distance. Rien ne vaut la qualité et la complicité d’un ouvrage fait ensemble !

Quant à la relève, inutile de rêver : le virus du fil et de l’aiguille s’est arrêté à moi ! Mes Nains ne montrent pas la moindre once d’intérêt pour la couture et se contentent de tolérer avec grâce mes cadeaux faits main au moment des fêtes

Quelle méthode d'apprentissage te correspond le mieux ?

Je suis une grande fan des tutos sur TonTube ! Je trouve qu’il est souvent bien plus simple de suivre une vidéo que de tenter de déchiffrer des explications écrites en chinois, dont le seul but est de nous faire trébucher. Je ne possède que deux livres de techniques de couture que j’ai dû ouvrir une ou deux fois dans ma vie, pas plus ! 😅 

Par contre, je dois bien reconnaître que mon premier (et dernier) parement de poignet aurait sans doute eu une sale touche si j’avais dû me débrouiller toute seule. Donc merci ma Bible !

 

 

Touchée et ravie

Plutôt lêve-tôt ou couche-tard ?

Alors là, il n’y a pas photo ! Passé 21 h 30, je suis une vraie loque, et vous me trouverez immanquablement au fond de mon lit avec un bon bouquin. Mais dès 7 heures, je suis debout à écouter les oiseaux chanter.

Il arrive parfois que Monsieur 3xrien me propose de me servir un café au lit, le matin, pendant que je parcours les nouvelles du jour (ou mon Site de Perdition) — le luxe absolu !

 

De quel quilt es-tu la plus fière et pourquoi ?

Alors là, en voilà une question difficile, parce que je les aime tous ! Comme je l’ai déjà mentionné dans ma première réponse, mon Yoko occupe une place très spéciale dans mon cœur. Et pour tout vous dire, j’en ai réalisé tellement que je peine parfois à me souvenir de tout ce que j’ai déjà cousu.

J’ai donc décidé de ne pas en citer un en particulier, mais plutôt de vous avouer que ma préférence va aux ouvrages d’Anni Downs, de Hatched and Patched. J’aime ces quilts au style country, poétiques et délicieusement naïfs, empreints de douceur et de nostalgie. J’en compte déjà cinq à mon actif et ce n’est certainement pas terminé !

Touchée et ravie

Je crois vous avoir tout dit… ou presque ! 😉

Il est maintenant temps pour moi de vous faire découvrir d’autres talents.

Un blog que je suis depuis des années est celui de Roxane. Je suis en admiration devant son talent créatif, ses quilts mystère (et j’en ai d’ailleurs réalisé quelques-uns !), son imagination débordante et son enthousiasme communicatif. Une vraie source d’inspiration pour toutes les passionnées d’aiguilles et de tissus !

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