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Quand la Mode devient Art

Publié le par Fille Ainée

Quand la Mode devient Art

L’exposition Schiaparelli: Fashion Becomes Art (quand la mode devient art) est l’un des grands événements mode de l’année à Victoria & Albert museum, à Londres. C’est la première grande rétrospective britannique consacrée à Elsa Schiaparelli, figure majeure de la mode surréaliste du XXe siècle.

L’exposition retrace l’histoire de la maison depuis les années 1920 jusqu’aux créations spectaculaires de l’actuel directeur artistique Daniel Roseberry. On y découvre plus de 200 à 400 pièces selon les sections : robes haute couture, bijoux, accessoires, parfums, dessins d’archives, œuvres d’art et collaborations avec des artistes comme Salvador Dalí, Jean Cocteau ou Pablo Picasso.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art

Parmi les pièces iconiques exposées figurent la célèbre “Lobster Dress” portée par Wallis Simpson en 1937, inspirée par Salvator Dali.

Quand la Mode devient Art

Ce qui rend l’exposition particulièrement fascinante, c’est la manière dont elle montre que Schiaparelli ne faisait pas seulement de la mode : elle transformait les vêtements en œuvres d’art et en provocations visuelles. Son univers mélange humour, illusion, extravagance et références surréalistes. On retrouve par exemple son fameux rose “Shocking Pink”, ses broderies trompe-l’œil et ses silhouettes sculpturales qui ont influencé des générations de créateurs.

N'ayant pas souhaité vous inonder de photos et rédiger un article qui tire en longueur, je vous laisse cliquer sur les diaporamas, pour suivre la visite à votre rythme.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée

Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée

Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main

Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main

Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...

Et de nombreux parfums...

L’exposition établit aussi un dialogue très réussi entre les créations historiques d’Elsa Schiaparelli et les silhouettes ultra-théâtrales de Daniel Roseberry, connues aujourd’hui sur les tapis rouges portées par des célébrités comme Ariana Grande ou Kylie Jenner. Cela montre à quel point l’esthétique Schiaparelli reste contemporaine et influente.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art

L’expérience est très immersive : les salles jouent sur le spectaculaire, les contrastes, les matières et la mise en scène presque théâtrale. Même sans être passionné de mode, on ressort impressionné par la créativité et l’audace des pièces exposées.

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Déambulation urbaine

Publié le par Fille Ainée

Ces derniers temps, je n'ai pu m’empêcher de me perdre dans les rues de Londres tellement il faisait beau. Je pars souvent d’un lieu emblématique — souvent sans même y entrer, tant les tarifs semblent exiger que je vende un de mes poumons — puis je m’abandonne à la ville, le nez au vent, sans itinéraire précis.

Aujourd’hui, notre promenade commence au pied de Cathédrale Saint-Paul, un des monuments les plus emblématiques de Londres. Elle a été reconstruite au XVIIe siècle par l’architecte Christopher Wren après le Grand incendie de Londres, qui avait détruit l’ancienne église médiévale.

Déambulation urbaine

Son immense dôme, inspiré de la basilique Saint-Pierre de Rome, domine le paysage londonien et constitue l’un de ses repères visuels les plus reconnaissables.

Déambulation urbaine

Au fil des siècles, la cathédrale a accueilli de nombreux événements majeurs, notamment des funérailles nationales et des cérémonies royales.

Déambulation urbaine

Son petit truc en plus ? La “Whispering Gallery” : on chuchote d’un côté, et quelqu’un à l’autre bout entend.

Pas sûre que cela soit vraiment approprié pour une sieste mais bon, chacun ses choix...

Pas sûre que cela soit vraiment approprié pour une sieste mais bon, chacun ses choix...

De là, par curiosité, j’ai traversé la Tamise en empruntant le Millennium Bridge, cette passerelle moderne qui relie la cathédrale à la rive sud. Elle mène presque tout droit vers la Tate Modern, ancienne centrale électrique reconvertie en musée d’art contemporain.

Déambulation urbaine

Depuis le Millennium Bridge, la vue se déploie avec une clarté remarquable : d’un côté, la silhouette élancée du The Shard s’élève au-dessus de la ville et de l’autre, le Shakespeare's Globe.

Déambulation urbaine

 

Le Shard est le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni, culminant à 310 mètres. Inauguré en 2012, il a été conçu par un architecte italien, qui s’est inspiré de la forme d’un éclat de verre pour dessiner cette tour élancée.

Déambulation urbaine

Le Globe est une reconstitution moderne du théâtre élisabéthain associé à William Shakespeare. Le bâtiment original, construit en 1599, était le lieu où furent jouées de nombreuses pièces du dramaturge avant d’être détruit puis reconstruit, et finalement disparu au XVIIe siècle.

La version actuelle, inaugurée en 1997, a été édifiée à proximité de l’emplacement d’origine, en respectant autant que possible les techniques et matériaux de l’époque. Sa structure circulaire en bois et son toit de chaume recréent l’atmosphère des théâtres de la Renaissance anglaise.

Revenons ensuite sur la rive nord de la Tamise. Depuis le Millennium Bridge, il suffit de quelques pas pour s’éloigner de l’agitation et retrouver un autre rythme.Très vite, les grandes artères cèdent la place à un enchevêtrement de ruelles. On s’y laisse happer presque malgré soi : chaque détour réserve une surprise, chaque façade porte les traces d’un autre temps. On avance sans véritable but, guidé par la curiosité et c’est ainsi que j’ai découvert le Guildhall, un des bâtiments historiques les plus importants de la City de Londres.

Déambulation urbaine

Depuis le Moyen Âge, il constitue le siège administratif de la City of London Corporation, l’institution qui gouverne le cœur historique de la capitale.

Construit au XVe siècle, il est particulièrement connu pour sa grande salle, un vaste espace gothique utilisé pour des cérémonies officielles, des banquets et des événements publics. Bien que le bâtiment ait été endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été restauré en respectant son style d’origine.

Non loin de là, Monument, une colonne commémorative érigée pour rappeler le Grand incendie de Londres, qui ravagea une grande partie de la ville en 1666. Situé non loin de l’endroit où le feu s’est déclaré, il marque symboliquement le point de départ de la catastrophe.

Déambulation urbaine

Il s’élève à environ 62 mètres de hauteur — une distance qui correspond à celle séparant le monument du lieu exact de l’incendie. À l’intérieur, un étroit escalier en colimaçon de plus de 300 marches permet d’accéder à une plateforme d’observation.

Et enfin, un petit oasis dans le vacarme de la ville, le Dunstan Garden, plus précisément le jardin de l’ancienne église de St Dunstan in the East Church Garden. Un lieu singulier au cœur de la City de Londres.

Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine

L’église d’origine, construite au Moyen Âge, a été gravement endommagée lors du Blitz de Londres. Plutôt que d’être reconstruite, ses ruines ont été transformées en jardin public.

Aujourd’hui, les murs gothiques encore debout sont envahis par la végétation : lierre, arbres et plantes s’entrelacent avec la pierre ancienne, créant un contraste marquant entre architecture et nature. L’espace est calme, presque caché au milieu des immeubles modernes, et offre un lieu de pause inattendu dans une ville dense et animée.

Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine

C’est un endroit apprécié pour son atmosphère particulière, à la fois historique et paisible, qui donne l’impression d’un fragment de Londres suspendu dans le temps.

C’est ici que s’est achevée ma promenade urbaine mais rassurez-vous, il y en aura beaucoup d’autres !

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Printemps Londonien

Publié le par Fille Ainée

Printemps Londonien

Aujourd’hui, je vous emmène en balade aux Royal Botanic Gardens de Kew, plus connus sous le nom de Kew Gardens.

Printemps Londonien

Ces jardins comptent parmi les plus célèbres au monde. À la fois immense parc paysager et centre de recherche scientifique de renommée internationale, ils jouent un rôle essentiel dans la protection des espèces menacées, la compréhension des écosystèmes et la conservation des semences. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ils sont un véritable trésor naturel.

Printemps Londonien

Créés au XVIIIe siècle, les jardins s’étendent sur plus de 120 hectares et abritent l’une des collections botaniques les plus riches et diversifiées au monde. On y découvre plus de 50 000 espèces de plantes vivantes, des serres emblématiques et de nombreux jardins thématiques.

Printemps Londonien
Printemps Londonien

Notre visite coïncide avec la saison des tulipes : partout, de vastes massifs colorés s’intègrent harmonieusement dans le paysage. De véritables tapis de fleurs transforment les jardins en une explosion de couleurs, offrant un spectacle aussi spectaculaire que poétique.

Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien

Nichée au cœur de ce décor, se trouve Kew Palace, un petit palais royal plein de charme. Contrairement aux grandes résidences londoniennes, il propose une expérience plus intime et authentique. Souvent surnommé le « plus petit palais royal de Grande-Bretagne », il séduit par son architecture simple en briques rouges, sans ostentation — une sobriété qui fait tout son caractère.

Printemps Londonien

Le palais est étroitement lié au roi George III et à la reine Charlotte. C’est ici que la famille royale venait se retirer loin de la vie de cour, et que fut soigné le roi lors de ses périodes de troubles mentaux. Cette histoire confère au lieu une atmosphère à la fois paisible et profondément humaine.

La pagode chinoise des Royal Botanic Gardens est l’un des monuments les plus emblématiques du site, et sans doute l’un des plus surprenants. Construite en 1762, elle s’élève sur dix étages et atteint près de 50 mètres de hauteur, dominant majestueusement les jardins environnants.

Printemps Londonien

Parmi les installations les plus originales des jardins, The Hive offre une expérience à la fois immersive et fascinante.

Printemps Londonien

Cette structure spectaculaire, inspirée d’une ruche, plonge les visiteurs au cœur du monde des abeilles. Grâce à un jeu de lumières, de sons et de vibrations reliés à une véritable colonie installée à proximité, l’installation semble littéralement prendre vie. En se promenant à l’intérieur, on découvre un univers sensoriel unique, à la fois poétique et éducatif, qui rappelle le rôle essentiel des abeilles dans la biodiversité et la fragilité de leur écosystème.

Impossible de tout découvrir en une seule visite et c'est pour cela que nous y retournerons. En attendant notre prochaine visite, place aux orchidées,

Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien

et aux plantes exotiques.

Aloès en spirale

Aloès en spirale

Rose du Venezuela

Rose du Venezuela

Bignone de Mysore

Bignone de Mysore

Pince de homard (Héliconia)

Pince de homard (Héliconia)

Gingembre rouge

Gingembre rouge

Broméliacée étoile écarlate

Broméliacée étoile écarlate

La plus impressionnante reste sans doute le Amorphophallus titanum, aussi appelé Titan arum. Cette fleur gigantesque, originaire des forêts tropicales de l’ouest de Sumatra, est extrêmement rare à l’état sauvage. Elle peut atteindre des hauteurs spectaculaires, jusqu’à 7 mètres. Celle que nous avons observée s’élevait déjà à 2,60 mètres.

Printemps Londonien
Printemps Londonien
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Toutes ses Fautes

Publié le par Fille Ainée

Toutes ses Fautes

Un thriller psychologique haletant où une simple erreur mène à une disparition inquiétante et transforme une situation banale en véritable cauchemar.

Marissa Irvine se rend chez un camarade de classe pour récupérer son fils Milo, 4 ans, chez qui il est allé jouer. Mais sur place, tout dérape : la personne qui lui ouvre affirme ne pas connaître l’enfant. Très vite, l’angoisse monte — Milo a disparu.

Ce point de départ, d’une simplicité désarmante, installe immédiatement une tension oppressante. Comment un enfant peut-il disparaître alors que tout semblait sous contrôle ?

Le roman alterne les points de vue, dévoilant peu à peu les failles et les secrets des différents personnages. Chacun détient une part de vérité, mais aussi une part d’ombre. Cette construction narrative renforce le suspense et pousse le lecteur à douter de tout. Andrea Mara excelle à distiller les informations au compte-gouttes, maintenant une tension constante jusqu’aux dernières pages.

Ce thriller psychologique est une lecture addictive, difficile à lâcher une fois commencée et si le temps n'avait pas été au beau fixe - m'incitant à sortir - je l'aurais lu d'une traite. L’autrice parvient à créer une atmosphère anxiogène à partir d’une situation réaliste, ce qui rend l’histoire d’autant plus troublante et rappelle à quel point un simple malentendu peut avoir des conséquences irréversibles. Les personnages sont crédibles, imparfaits, et parfois dérangeants. Chaque révélation redistribue les cartes, maintenant un suspense efficace jusqu’au dénouement.

 

Publié dans Au fil des pages

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Londres autrement

Publié le par Fille Ainée

J’ai profité d’une grève du métro londonien et d’un rare rayon de soleil (oui, cela arrive — mais rassurez-vous, il n’a pas duré très longtemps) pour partir me promener le long du Regent’s Canal. Ce canal est sans doute l’un des coins les plus pittoresques de Londres.

Long d’environ 13,5 km et achevé en 1820, il relie Little Venice, à l’ouest, à Limehouse Basin, à l’est. Conçu à l’origine pour le transport de marchandises, il est aujourd’hui essentiellement dédié aux loisirs. Son chemin de halage est idéal pour la marche ou le vélo (en gardant quand même une certaine distance du bord !).

Londres autrement

La partie est du canal conserve une atmosphère plus industrielle et brute, tandis que la partie ouest est plus paisible et verdoyante.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

J’ai commencé ma promenade à la sortie de l’Islington Tunnel, l’un des passages les plus singuliers du canal.

Londres autrement

Long d’environ 960 mètres, ce tunnel traverse le quartier d’Islington, où Monsieur 3xrien a élu domicile. Contrairement au reste du canal, il ne dispose pas de chemin de halage intérieur : piétons et cyclistes doivent sortir et contourner par les rues. À l’époque, les bateliers faisaient avancer leurs péniches en marchant sur le toit de leur embarcation ou en s’agrippant aux parois — une technique appelée “legging”.

Aujourd’hui, seuls les bateaux peuvent y circuler, ce qui confère à ce passage une atmosphère à la fois discrète et mystérieuse, véritable trace du passé industriel du canal. Les marques visibles en surface, au-dessus du tunnel, permettent d’en matérialiser le tracé dans la ville : comme celui-ci passe sous des zones très urbanisées, ces repères aident encore aujourd’hui les ingénieurs et les services urbains à le localiser.

Londres autrement
Londres autrement

Au fil de ma promenade, j’ai découvert Word on the Water, une librairie indépendante installée sur une péniche. Amarrée sur le Regent’s Canal, elle fait partie de ces lieux londoniens qui semblent presque improbables jusqu’à ce qu’on les découvre. L’intérieur est minuscule mais chaleureux avec des étagères du sol au plafond.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

Mon premier arrêt sur le chemin de halage a été Coal Drops Yard, un lieu emblématique de la renaissance de King’s Cross et un exemple réussi de reconversion industrielle. Au XIXe siècle, le site était composé de deux longs bâtiments servant à décharger le charbon arrivé par train. Le charbon (coal) tombait à travers des trappes (drops) — d’où le nom de “coal drops” — directement dans des charrettes situées en contrebas.

Londres autrement
Londres autrement

Entièrement réhabilité, le site est aujourd’hui un espace moderne regroupant boutiques design, restaurants et lieux de vie.

J’ai ensuite fait un petit détour par St Pancras Gardens, un espace vert discret mais chargé d’histoire, niché entre les gares de St Pancras International (où arrive l’Eurostar) et King’s Cross. Ce jardin entoure St Pancras Old Church, l’un des plus anciens sites chrétiens de Londres.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

Longtemps utilisé comme cimetière, le lieu conserve encore de nombreuses pierres tombales anciennes. L’élément le plus intrigant reste l’amoncellement de tombes disposées en cercle autour de l’ancien emplacement du Hardy Tree.

Londres autrement

Cet arrangement remonte au XIXe siècle, lors de travaux ferroviaires. Un jeune Thomas Hardy, alors apprenti architecte avant de devenir écrivain, aurait supervisé le déplacement des sépultures. Le frêne qui s’y trouvait a poussé au milieu de ces pierres tombales, créant une scène presque irréelle. Malheureusement, l’arbre, devenu malade et instable, a depuis été abattu, laissant un espace aujourd’hui plus ouvert, où subsistent les pierres et les restes de l’arbre servent de bancs pour les promeneurs.

Londres autrement

Je suis ensuite revenue sur les berges du canal pour poursuivre ma marche vers les Gasholders de King’s Cross. Ces anciennes structures industrielles, autrefois utilisées pour stocker le gaz de ville destiné à l’éclairage et au chauffage, ont été construites à la fin du XIXe siècle.

Londres autrement

Elles fonctionnaient grâce à d’immenses réservoirs mobiles qui montaient et descendaient selon la quantité de gaz stockée. Désaffectées à la fin du XXe siècle, elles ont ensuite été démontées puis restaurées dans le cadre de la transformation du quartier. Certaines accueillent aujourd’hui des logements modernes, d’autres ont été intégrées à un parc public.

Un peu plus loin se trouve Grand Union Walk, un ensemble résidentiel expérimental des années 1980. Conçu comme un projet d’architecture contemporaine, il comprend une dizaine de logements organisés comme de petites maisons individuelles.

 

 

 

 

 

Londres autrement

Chaque habitation a été pensée pour maximiser la lumière naturelle malgré un site extrêmement difficile : une parcelle étroite prise entre des infrastructures urbaines. Considéré aujourd’hui comme un exemple marquant de l’architecture “high-tech” britannique, le projet est même en partie classé.

J’ai terminé ma promenade à Camden Market, l’un des marchés les plus célèbres de Londres. L’endroit est vivant, animé, mais malheureusement aussi très touristique, peut-être un peu trop à mon goût.

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Jamais tu ne faneras !

Publié le par Fille Ainée

Jamais tu ne faneras !

Dans un monde où le climat change et l’été les plantes réclament de l’eau, du soleil et parfois même des excuses sincères après un oubli d’arrosage, ces fleurs en crochet arrivent comme une révolution.

Jamais tu ne faneras !

Imaginez un bouquet qui ne se fane jamais. Oui, jamais. Pas de pétales tristement tombés sur la table, pas de feuilles jaunies qui vous jugent silencieusement. Les fleurs en crochet sont les championnes de la longévité, les reines de la patience, et surtout les stars incontestées du “fait main”.

Jamais tu ne faneras !

Ce bouquet (qui est loin d’être terminé — visiblement, car il semblerait que le vase dans lequel mon bouquet est destiné a décidé de voir les choses en grand) m’a été commandé par Petit Nain… une cliente exigeante !

Jamais tu ne faneras !

Au programme : palette de couleurs pastel obligatoire, harmonie des formes, et une végétation florale digne d’un petit jardin enchanté.

Jamais tu ne faneras !
Jamais tu ne faneras !

Défi accepté ! Chaque fleur prend vie une maille après l’autre, avec précision pour satisfaire les goûts très pointus de ma directrice artistique.

La plupart des modèles de ces petites fleurs viennent d’un site gratuit juste ICI (et franchement, une vraie mine d’or 🌸✨) Je n’ai malheureusement pas trouvé d’équivalent en français… mais bonne nouvelle : avec un bon traducteur en ligne, on s’en sort très bien — et au final, on est toutes gagnantes !  Comme quoi, le langage du crochet est presque universel… quelques mailles, un peu de patience, et hop, les fleurs prennent vie.

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Comme si de rien n'était

Publié le par Fille Ainée

Comme si de rien n'était

Dans Comme si de rien n’était, Barbara Abel nous plonge dans un thriller psychologique où l’équilibre d’une vie parfaite bascule en un instant.

Adèle Moreau semble tout maîtriser : une vie de famille stable, un mari aimant et un enfant, Lucas. Son quotidien est parfaitement organisé, presque millimétré. Mais cette apparente harmonie vole en éclats le jour où elle rencontre Hugues Lionel, le nouveau professeur de musique de son fils.

Dès leur première rencontre, un malaise s’installe. Hugues affirme reconnaître Adèle… mais sous un autre nom : Marie. Troublée, elle nie catégoriquement. Pourtant, le doute s’insinue peu à peu, et ce qui semblait être une simple confusion devient le point de départ d’un engrenage incontrôlable.

Au fil du récit, les certitudes s’effondrent, les secrets remontent à la surface et les liens entre les personnages se complexifient. Entre mensonges, manipulation et souvenirs enfouis, la vie bien ordonnée d’Adèle se transforme en véritable cauchemar.

À travers cette intrigue tendue, Barbara Abel explore avec finesse les thèmes de l’identité, du passé qui ressurgit et de la frontière fragile entre vérité et illusion. Le roman interroge aussi une question centrale : jusqu’où peut-on aller pour protéger ceux qu’on aime, sans perdre le contrôle de sa propre vie ?

J’ai découvert Barbara Abel avec ce roman, et quelle entrée en matière ! On plonge dès les premières pages dans un univers très réaliste, peuplé de personnages ordinaires… du moins en apparence. Car très vite, l’autrice s’amuse à lever le voile sur leurs secrets, révélant peu à peu leurs failles et faisant tomber les masques avec une efficacité redoutable.

J’ai particulièrement aimé cette montée en tension progressive : tout se met en place lentement, presque insidieusement, jusqu’à créer un vrai malaise. Le prologue, notamment, annonce un drame domestique intrigant et donne immédiatement envie de comprendre ce qui a bien pu se passer.

Mais voilà… si le début est prometteur et l’ambiance parfaitement maîtrisée, la fin m’a laissée sur ma faim. Je l’ai trouvée un peu précipitée, presque bâclée, comme si tout s’accélérait d’un coup en quelques pages. C’est d’autant plus frustrant que le roman prend le temps d’installer son intrigue avec soin.

Malgré cette petite déception, j’ai vraiment accroché à la plume de l’autrice, et cette lecture m’a clairement donné envie de découvrir d’autres romans de sa part.

 

 

Publié dans Au fil des pages

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Caillou, chou, genou...

Publié le par Fille Ainée

Caillou, chou, genou...

Ces derniers temps, malgré un mistral à décorner les bœufs — excuse parfaite pour ne plus me peigner — je prends un réel plaisir à parcourir les petits chemins de la forêt. C’est une merveilleuse façon de décompresser, de remplir mes poumons d’air frais et de passer le temps.

Et depuis que je me suis donné pour mission de ramasser les plus beaux cailloux pour les transformer en objets parfaitement inutiles, toutes les raisons sont bonnes pour sortir. J’ai même embarqué les copines dans l’aventure : désormais, elles marchent comme moi, les yeux rivés au sol. Chacune espérant trouver le plus beau.

Celui-ci n’est pas le mien… mais on me l’a très gentiment cédé.

Une fois habillé de fil métallique, ce caillou devient sans conteste le plus beau des cailloux inutiles de ma déco. 

Est-il pour autant nécessaire de trouver à tout prix une utilité à cet objet détourné ? Sans doute pas. Mais, si l’on tient vraiment à lui en attribuer une, pourquoi ne pas en faire un élégant presse-papier ?

Et puis, entre nous… qui oserait me jeter la première pierre pour prétendre avoir raison ?

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Poussez Madame, poussez !

Publié le par Fille Ainée

Poussez Madame, poussez !

L’accouchement a été difficile, il a fallu sortir les forceps… mais j’y suis arrivée : le bloc 8 est enfin né !

Poussez Madame, poussez !

Le retour de Londres m’a coupé net dans mon élan. J’avais embarqué mes blocs dans la valise en me disant que je pourrais broder dans le train.

Poussez Madame, poussez !

J’étais partie comme un boulet de canon, pleine d’énergie, et au retour, me voilà maintenant essoufflée, comme si j’avais monté quatre étages en courant.

Poussez Madame, poussez !
Poussez Madame, poussez !

Mais bon, l’essentiel est là : j’avance, même si le rythme a changé.

Publié dans Patchwork

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Printemps meurtrier

Publié le par Fille Ainée

Chaque année, c'est la même histoire : les arbres bourgeonnent, les oiseaux chantent, les journées rallongent… et quelque part dans la maison — alors qu’on a été tranquille tout l’hiver — Ginette et René pointent leur nez.

Printemps meurtrier

Ginette, la mouche, est optimiste mais pas très lucide. On dirait le ravi de la crèche persuadé d’avoir gagné au loto alors qu’il n’a pas joué. Elle a réussi à passer tout un hiver sur un appui de fenêtre sans être détectée. Son programme est aussi clair que celui des élections municipales : faire le plus de bruit possible en promettant une grande efficacité, participer activement à la gestion des viandes fraîches et tester la patience humaine.

Printemps meurtrier

Elle aime survoler fièrement le haut de ma tête en se disant : « Quel magnifique espace aérien. »

Printemps meurtrier

Ginette, erreur d’analyse stratégique, c’est moi qui te le dis !

Printemps meurtrier

Pendant ce temps, René, le moustique, se tapi dans l’ombre et se gausse des efforts de sa collègue ailée en préparant son expédition nocturne. Le plan est simple : attendre une heure tardive, voler près de mes oreilles en cercles concentriques et produire ce célèbre « bzzzzzzzzz » qu’il maîtrise comme un pro et qui transforme toute personne saine d’esprit en psychopathe invétéré.

Printemps meurtrier

René est convaincu d’être un génie tactique.

Printemps meurtrier

Sauf que tous les deux ont omis la possibilité d’une contre-attaque et ignoré l’existence de cette arme ancestrale de l’humanité : la tapette. Et ce qui devait, au départ, être un très beau renouveau printanier se transforme en pugilat sanglant.

La rencontre fatale a eu lieu par une belle après-midi ensoleillée. Ginette tournait autour de moi avec l’enthousiasme d’un drône mal programmé et René faisait un repérage discret au plafond.

J’ai sorti mon arme.

Ginette n’a pas eu le temps de finir son virage.

René, stupéfait, n’a pas vu le coup arriver.

Printemps meurtrier

Moralité : dans la nature comme en politique, trop de confiance et trop d’ambition font rarement passer l’été.

Si vous aussi vous êtes un/e pro de la tapette et souhaitez immortaliser votre tableau de chasse, le gabarit de René se trouve sur CE blog (je vous l’avais déjà présenté ICI). Ginette, elle, est sortie tout droit de mon cervelet — même si je soupçonne fortement l’avoir déjà aperçue sur mon Site de Perdition.

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