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Londres autrement

Publié le par Fille Ainée

J’ai profité d’une grève du métro londonien et d’un rare rayon de soleil (oui, cela arrive — mais rassurez-vous, il n’a pas duré très longtemps) pour partir me promener le long du Regent’s Canal. Ce canal est sans doute l’un des coins les plus pittoresques de Londres.

Long d’environ 13,5 km et achevé en 1820, il relie Little Venice, à l’ouest, à Limehouse Basin, à l’est. Conçu à l’origine pour le transport de marchandises, il est aujourd’hui essentiellement dédié aux loisirs. Son chemin de halage est idéal pour la marche ou le vélo (en gardant quand même une certaine distance du bord !).

Londres autrement

La partie est du canal conserve une atmosphère plus industrielle et brute, tandis que la partie ouest est plus paisible et verdoyante.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

J’ai commencé ma promenade à la sortie de l’Islington Tunnel, l’un des passages les plus singuliers du canal.

Londres autrement

Long d’environ 960 mètres, ce tunnel traverse le quartier d’Islington, où Monsieur 3xrien a élu domicile. Contrairement au reste du canal, il ne dispose pas de chemin de halage intérieur : piétons et cyclistes doivent sortir et contourner par les rues. À l’époque, les bateliers faisaient avancer leurs péniches en marchant sur le toit de leur embarcation ou en s’agrippant aux parois — une technique appelée “legging”.

Aujourd’hui, seuls les bateaux peuvent y circuler, ce qui confère à ce passage une atmosphère à la fois discrète et mystérieuse, véritable trace du passé industriel du canal. Les marques visibles en surface, au-dessus du tunnel, permettent d’en matérialiser le tracé dans la ville : comme celui-ci passe sous des zones très urbanisées, ces repères aident encore aujourd’hui les ingénieurs et les services urbains à le localiser.

Londres autrement
Londres autrement

Au fil de ma promenade, j’ai découvert Word on the Water, une librairie indépendante installée sur une péniche. Amarrée sur le Regent’s Canal, elle fait partie de ces lieux londoniens qui semblent presque improbables jusqu’à ce qu’on les découvre. L’intérieur est minuscule mais chaleureux avec des étagères du sol au plafond.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

Mon premier arrêt sur le chemin de halage a été Coal Drops Yard, un lieu emblématique de la renaissance de King’s Cross et un exemple réussi de reconversion industrielle. Au XIXe siècle, le site était composé de deux longs bâtiments servant à décharger le charbon arrivé par train. Le charbon (coal) tombait à travers des trappes (drops) — d’où le nom de “coal drops” — directement dans des charrettes situées en contrebas.

Londres autrement
Londres autrement

Entièrement réhabilité, le site est aujourd’hui un espace moderne regroupant boutiques design, restaurants et lieux de vie.

J’ai ensuite fait un petit détour par St Pancras Gardens, un espace vert discret mais chargé d’histoire, niché entre les gares de St Pancras International (où arrive l’Eurostar) et King’s Cross. Ce jardin entoure St Pancras Old Church, l’un des plus anciens sites chrétiens de Londres.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

Longtemps utilisé comme cimetière, le lieu conserve encore de nombreuses pierres tombales anciennes. L’élément le plus intrigant reste l’amoncellement de tombes disposées en cercle autour de l’ancien emplacement du Hardy Tree.

Londres autrement

Cet arrangement remonte au XIXe siècle, lors de travaux ferroviaires. Un jeune Thomas Hardy, alors apprenti architecte avant de devenir écrivain, aurait supervisé le déplacement des sépultures. Le frêne qui s’y trouvait a poussé au milieu de ces pierres tombales, créant une scène presque irréelle. Malheureusement, l’arbre, devenu malade et instable, a depuis été abattu, laissant un espace aujourd’hui plus ouvert, où subsistent les pierres et les restes de l’arbre servent de bancs pour les promeneurs.

Londres autrement

Je suis ensuite revenue sur les berges du canal pour poursuivre ma marche vers les Gasholders de King’s Cross. Ces anciennes structures industrielles, autrefois utilisées pour stocker le gaz de ville destiné à l’éclairage et au chauffage, ont été construites à la fin du XIXe siècle.

Londres autrement

Elles fonctionnaient grâce à d’immenses réservoirs mobiles qui montaient et descendaient selon la quantité de gaz stockée. Désaffectées à la fin du XXe siècle, elles ont ensuite été démontées puis restaurées dans le cadre de la transformation du quartier. Certaines accueillent aujourd’hui des logements modernes, d’autres ont été intégrées à un parc public.

Un peu plus loin se trouve Grand Union Walk, un ensemble résidentiel expérimental des années 1980. Conçu comme un projet d’architecture contemporaine, il comprend une dizaine de logements organisés comme de petites maisons individuelles.

 

 

 

 

 

Londres autrement

Chaque habitation a été pensée pour maximiser la lumière naturelle malgré un site extrêmement difficile : une parcelle étroite prise entre des infrastructures urbaines. Considéré aujourd’hui comme un exemple marquant de l’architecture “high-tech” britannique, le projet est même en partie classé.

J’ai terminé ma promenade à Camden Market, l’un des marchés les plus célèbres de Londres. L’endroit est vivant, animé, mais malheureusement aussi très touristique, peut-être un peu trop à mon goût.

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Jamais tu ne faneras !

Publié le par Fille Ainée

Jamais tu ne faneras !

Dans un monde où le climat change et l’été les plantes réclament de l’eau, du soleil et parfois même des excuses sincères après un oubli d’arrosage, ces fleurs en crochet arrivent comme une révolution.

Jamais tu ne faneras !

Imaginez un bouquet qui ne se fane jamais. Oui, jamais. Pas de pétales tristement tombés sur la table, pas de feuilles jaunies qui vous jugent silencieusement. Les fleurs en crochet sont les championnes de la longévité, les reines de la patience, et surtout les stars incontestées du “fait main”.

Jamais tu ne faneras !

Ce bouquet (qui est loin d’être terminé — visiblement, car il semblerait que le vase dans lequel mon bouquet est destiné a décidé de voir les choses en grand) m’a été commandé par Petit Nain… une cliente exigeante !

Jamais tu ne faneras !

Au programme : palette de couleurs pastel obligatoire, harmonie des formes, et une végétation florale digne d’un petit jardin enchanté.

Jamais tu ne faneras !
Jamais tu ne faneras !

Défi accepté ! Chaque fleur prend vie une maille après l’autre, avec précision pour satisfaire les goûts très pointus de ma directrice artistique.

La plupart des modèles de ces petites fleurs viennent d’un site gratuit juste ICI (et franchement, une vraie mine d’or 🌸✨) Je n’ai malheureusement pas trouvé d’équivalent en français… mais bonne nouvelle : avec un bon traducteur en ligne, on s’en sort très bien — et au final, on est toutes gagnantes !  Comme quoi, le langage du crochet est presque universel… quelques mailles, un peu de patience, et hop, les fleurs prennent vie.

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Comme si de rien n'était

Publié le par Fille Ainée

Comme si de rien n'était

Dans Comme si de rien n’était, Barbara Abel nous plonge dans un thriller psychologique où l’équilibre d’une vie parfaite bascule en un instant.

Adèle Moreau semble tout maîtriser : une vie de famille stable, un mari aimant et un enfant, Lucas. Son quotidien est parfaitement organisé, presque millimétré. Mais cette apparente harmonie vole en éclats le jour où elle rencontre Hugues Lionel, le nouveau professeur de musique de son fils.

Dès leur première rencontre, un malaise s’installe. Hugues affirme reconnaître Adèle… mais sous un autre nom : Marie. Troublée, elle nie catégoriquement. Pourtant, le doute s’insinue peu à peu, et ce qui semblait être une simple confusion devient le point de départ d’un engrenage incontrôlable.

Au fil du récit, les certitudes s’effondrent, les secrets remontent à la surface et les liens entre les personnages se complexifient. Entre mensonges, manipulation et souvenirs enfouis, la vie bien ordonnée d’Adèle se transforme en véritable cauchemar.

À travers cette intrigue tendue, Barbara Abel explore avec finesse les thèmes de l’identité, du passé qui ressurgit et de la frontière fragile entre vérité et illusion. Le roman interroge aussi une question centrale : jusqu’où peut-on aller pour protéger ceux qu’on aime, sans perdre le contrôle de sa propre vie ?

J’ai découvert Barbara Abel avec ce roman, et quelle entrée en matière ! On plonge dès les premières pages dans un univers très réaliste, peuplé de personnages ordinaires… du moins en apparence. Car très vite, l’autrice s’amuse à lever le voile sur leurs secrets, révélant peu à peu leurs failles et faisant tomber les masques avec une efficacité redoutable.

J’ai particulièrement aimé cette montée en tension progressive : tout se met en place lentement, presque insidieusement, jusqu’à créer un vrai malaise. Le prologue, notamment, annonce un drame domestique intrigant et donne immédiatement envie de comprendre ce qui a bien pu se passer.

Mais voilà… si le début est prometteur et l’ambiance parfaitement maîtrisée, la fin m’a laissée sur ma faim. Je l’ai trouvée un peu précipitée, presque bâclée, comme si tout s’accélérait d’un coup en quelques pages. C’est d’autant plus frustrant que le roman prend le temps d’installer son intrigue avec soin.

Malgré cette petite déception, j’ai vraiment accroché à la plume de l’autrice, et cette lecture m’a clairement donné envie de découvrir d’autres romans de sa part.

 

 

Publié dans Au fil des pages

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Caillou, chou, genou...

Publié le par Fille Ainée

Caillou, chou, genou...

Ces derniers temps, malgré un mistral à décorner les bœufs — excuse parfaite pour ne plus me peigner — je prends un réel plaisir à parcourir les petits chemins de la forêt. C’est une merveilleuse façon de décompresser, de remplir mes poumons d’air frais et de passer le temps.

Et depuis que je me suis donné pour mission de ramasser les plus beaux cailloux pour les transformer en objets parfaitement inutiles, toutes les raisons sont bonnes pour sortir. J’ai même embarqué les copines dans l’aventure : désormais, elles marchent comme moi, les yeux rivés au sol. Chacune espérant trouver le plus beau.

Celui-ci n’est pas le mien… mais on me l’a très gentiment cédé.

Une fois habillé de fil métallique, ce caillou devient sans conteste le plus beau des cailloux inutiles de ma déco. 

Est-il pour autant nécessaire de trouver à tout prix une utilité à cet objet détourné ? Sans doute pas. Mais, si l’on tient vraiment à lui en attribuer une, pourquoi ne pas en faire un élégant presse-papier ?

Et puis, entre nous… qui oserait me jeter la première pierre pour prétendre avoir raison ?

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Poussez Madame, poussez !

Publié le par Fille Ainée

Poussez Madame, poussez !

L’accouchement a été difficile, il a fallu sortir les forceps… mais j’y suis arrivée : le bloc 8 est enfin né !

Poussez Madame, poussez !

Le retour de Londres m’a coupé net dans mon élan. J’avais embarqué mes blocs dans la valise en me disant que je pourrais broder dans le train.

Poussez Madame, poussez !

J’étais partie comme un boulet de canon, pleine d’énergie, et au retour, me voilà maintenant essoufflée, comme si j’avais monté quatre étages en courant.

Poussez Madame, poussez !
Poussez Madame, poussez !

Mais bon, l’essentiel est là : j’avance, même si le rythme a changé.

Publié dans Patchwork

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Printemps meurtrier

Publié le par Fille Ainée

Chaque année, c'est la même histoire : les arbres bourgeonnent, les oiseaux chantent, les journées rallongent… et quelque part dans la maison — alors qu’on a été tranquille tout l’hiver — Ginette et René pointent leur nez.

Printemps meurtrier

Ginette, la mouche, est optimiste mais pas très lucide. On dirait le ravi de la crèche persuadé d’avoir gagné au loto alors qu’il n’a pas joué. Elle a réussi à passer tout un hiver sur un appui de fenêtre sans être détectée. Son programme est aussi clair que celui des élections municipales : faire le plus de bruit possible en promettant une grande efficacité, participer activement à la gestion des viandes fraîches et tester la patience humaine.

Printemps meurtrier

Elle aime survoler fièrement le haut de ma tête en se disant : « Quel magnifique espace aérien. »

Printemps meurtrier

Ginette, erreur d’analyse stratégique, c’est moi qui te le dis !

Printemps meurtrier

Pendant ce temps, René, le moustique, se tapi dans l’ombre et se gausse des efforts de sa collègue ailée en préparant son expédition nocturne. Le plan est simple : attendre une heure tardive, voler près de mes oreilles en cercles concentriques et produire ce célèbre « bzzzzzzzzz » qu’il maîtrise comme un pro et qui transforme toute personne saine d’esprit en psychopathe invétéré.

Printemps meurtrier

René est convaincu d’être un génie tactique.

Printemps meurtrier

Sauf que tous les deux ont omis la possibilité d’une contre-attaque et ignoré l’existence de cette arme ancestrale de l’humanité : la tapette. Et ce qui devait, au départ, être un très beau renouveau printanier se transforme en pugilat sanglant.

La rencontre fatale a eu lieu par une belle après-midi ensoleillée. Ginette tournait autour de moi avec l’enthousiasme d’un drône mal programmé et René faisait un repérage discret au plafond.

J’ai sorti mon arme.

Ginette n’a pas eu le temps de finir son virage.

René, stupéfait, n’a pas vu le coup arriver.

Printemps meurtrier

Moralité : dans la nature comme en politique, trop de confiance et trop d’ambition font rarement passer l’été.

Si vous aussi vous êtes un/e pro de la tapette et souhaitez immortaliser votre tableau de chasse, le gabarit de René se trouve sur CE blog (je vous l’avais déjà présenté ICI). Ginette, elle, est sortie tout droit de mon cervelet — même si je soupçonne fortement l’avoir déjà aperçue sur mon Site de Perdition.

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Marie Antoinette, muse éternelle

Publié le par Fille Ainée

Marie Antoinette, muse éternelle

L’exposition Marie-Antoinette présentée au Victoria and Albert Museum propose une plongée immersive dans la vie, le style et l’héritage culturel de Marie-Antoinette, l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire française.

À travers des robes somptueuses, des bijoux, des portraits, des objets personnels et des créations de mode contemporaines inspirées de son image, l’exposition montre comment la reine est devenue bien plus qu’un personnage historique : une véritable icône de style et de culture populaire. Elle explore aussi les contrastes entre le luxe de la cour de Versailles et les tensions sociales qui ont mené à la Révolution française.

L’ensemble met en lumière l’influence durable de Marie-Antoinette sur la mode, le design, le cinéma et l’imaginaire collectif, tout en replaçant sa vie dans son contexte politique et personnel. Une exposition à la fois historique, esthétique et moderne, qui reinterprète la reine comme une figure complexe, fascinante et intemporelle.

Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Robe à la française

Robe à la française

Robe à la française portée à la polonaise

Robe à la française portée à la polonaise

Dans les années 1770, la nouvelle robe à la polonaise devient à la mode, avec ses jupes relevées en bouillonnés afin de créer une silhouette ample et volumineuse. Toujours à l’avant-garde de la mode, Marie-Antoinette adopta ce style plus informel.

Brunswick

Brunswick

Le Brunswick était un ensemble en deux pièces : une version courte de la robe à la française, dotée d’une capuche et de manches amovibles, portée avec un jupon assorti. Inspiré à l’origine des vêtements de voyage allemands, il devient une tenue informelle à la mode dans les années 1760. Marie-Antoinette et ses sœurs en portaient à Vienne.

Domino

Domino

Lorsqu’ils assistaient à des bals publics et à des mascarades, les courtisans français recouvraient leurs tenues d’un domino. Cette élégante cape ample en soie, dotée d’une capuche, se fermait sur le devant à l’aide de nœuds et se portait avec un masque en velours noir.

Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle

Ce style de robe à l’anglaise était plus informel que la mode à la française. Portée avec des paniers étroits, elle présentait un dos étroitement plissé qui créait une silhouette élégante et bien dessinée vue de l’arrière.

Marie Antoinette, muse éternelle

Marie-Antoinette reçut ce coffret à bijoux en cadeau de mariage lorsqu’elle arriva pour la première fois en France en 1770. Ce présent lança une mode parmi les courtisans pour de petits coffrets à bijoux décorés de plaques florales en porcelaine de Sèvres.

Elle conservait dans le compartiment supérieur, muni d’une serrure, les bijoux et objets précieux auxquels elle devait avoir un accès immédiat, tandis que le tiroir inférieur se déployait pour former une surface d’écriture recouverte de velours vert, pouvant servir de petit bureau.

Marie Antoinette, muse éternelle

Marie-Antoinette utilisait ce fauteuil dans son cabinet de toilette privé lors de ses derniers étés au Château de Saint-Cloud. Il illustre parfaitement son style tardif : des décors néoclassiques blancs et dorés, son amour pour les fleurs, sa teinte de violet préférée, et la mise en valeur de son monogramme doré «MA» dans un médaillon sculpté orné de roses et de myrte.

Marie Antoinette, muse éternelle
Pierrot

Pierrot

Nommé d’après son dos évoquant la queue d’un moineau, ce pierrot ressemble étroitement à celui que portait Marie-Antoinette. Au sommet de la mode dans les années 1780 et 1790, les pierrots étaient portés avec des jupons en mousseline ou en lin. Fidèle à la mode jusqu’au bout, Marie-Antoinette fit confectionner des pierrots en percale de coton et en Toile de Jouy dans des tons rose, blanc et bleu alors qu’elle était détenue à la prison du Temple.

Robe à l'anglaise

Robe à l'anglaise

Cette robe à l’anglaise florale est réalisée en perse — un type de coton imprimé de très grande qualité — provenant de la célèbre manufacture Oberkampf à Jouy. Marie-Antoinette possédait des robes similaires en coton perse et les utilisait également dans ses intérieurs privés. Sa préférence pour ce tissu moderne reflétait son goût pour des styles détendus et à la mode, en contraste avec les tenues formelles de la cour.

Robe en chemise appartenant à Madame Oberkampf de Jouy-en-Josas

Robe en chemise appartenant à Madame Oberkampf de Jouy-en-Josas

Ceci est l’une des seulement deux robes‑chemises en mousseline datant de l’époque de Marie-Antoinette qui subsistent, un style que la reine contribua à populariser. Dans ses mémoires, Madame Campan décrivait la reine et ses amies à l’été 1778 vêtues de «robes en mousseline, de grands chapeaux de paille et de voiles en mousseline, un costume universellement adopté par les femmes à cette époque».

Marie Antoinette, muse éternelle

16 octobre 1793, 4h30 du matin – Juste avant l’aube, le matin de son exécution, Marie-Antoinette s’assit et écrivit une dernière note sur une page blanche de son livre de prières. Cette inscription émouvante révèle son état d’esprit troublé :

«Mon Dieu, ayez pitié de moi ! Mes yeux n’ont plus de larmes à verser pour vous, mes pauvres enfants ; adieu, adieu !»

Marie Antoinette, muse éternelle

Relique extraordinaire, ce médaillon était un souvenir sentimental offert par la reine à sa première femme de chambre, Madame Campan. Les mèches blond clair du dauphin, Louis Charles, sont disposées au centre, rassemblées avec de micro-perles sous le mot « L'amitié». Elles sont entourées par les cheveux blonds foncés et tressés de sa mère, Marie-Antoinette.

Marie Antoinette, muse éternelle

Cette lame de guillotine utilisée pendant la Révolution est réputée être celle qui décapita Marie-Antoinette.

Marie Antoinette, muse éternelle

Lorsqu’elle arriva à la prison du Temple en août 1792, Marie-Antoinette ne possédait que les vêtements qu’elle portait. Quelques nouveaux habits lui furent autorisés pendant sa détention. Cette chemise est typique du sous-vêtement simple en lin porté par toutes les femmes françaises, symbolisant cruellement les conditions réduites de la reine. Rare témoignage de son emprisonnement au Temple, cet objet intimement chargé évoque à la fois sa présence corporelle et son absence.

Robe de soirée ayant appartenu à l'impératrice Eugénie - 1855

Robe de soirée ayant appartenu à l'impératrice Eugénie - 1855

La robe de soirée en soie chinée de l’impératrice Eugénie rappelle les robes réalisées dans le même tissu qui figuraient dans la garde-robe de Marie-Antoinette.

Costume de chasse porté par Lady Isobel Stanley en 1897

Costume de chasse porté par Lady Isobel Stanley en 1897

La cour de Marie-Antoinette était l’un des cinq thèmes historiques du Bal de Devonshire House en 1897. Les Victoriens n’étaient pas toujours fidèles à l’histoire dans leurs costumes, et le costume de chasse en velours de Lady Isobel Stanley s’inspirait d’un tableau de 1737, quelques décennies avant l’époque de Marie-Antoinette, mais l’intention restait la même. La célèbre Maison Worth créa cet ensemble ainsi que de nombreux autres portés lors du Bal de Devonshire.

Robe de style - Jeanne Lanvin, 1922-23

Robe de style - Jeanne Lanvin, 1922-23

Les couturiers Art déco se sont directement inspirés des modes de la cour de Marie-Antoinette. Lanvin inventa le nom 'robe de style' pour son interprétation des paniers du XVIII siècle et créa une version aérienne et légère de la célèbre robe‑chemise de Marie-Antoinette. Contrairement à la robe informelle de la reine, celle-ci est réalisée en organza de soie et était destinée à être portée en soirée.

Robe de style - Sœurs Boué, 1923

Robe de style - Sœurs Boué, 1923

Les Soeurs Boué étaient célèbres pour leurs 'robes lingerie' — des robes de soirée inspirées du XVIII siècle, réalisées dans des tissus modernes et vaporeux. 

Marie Antoinette, muse éternelle
Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette
Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette
Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette

Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette

Marie Antoinette, muse éternelle
Robe de soirée - John Galliano pour Christian Dior, 2006

Robe de soirée - John Galliano pour Christian Dior, 2006

La collection Haute Couture 2006 de Dior s'est inspirée de la Révolution française, avec des mannequins portant des foulards rouge sang couvrant des visages fortement maquillés. Cette robe à corset déconstruite présente une effigie pixelisée de Marie-Antoinette à l’âge de 17 ans.

Robe "Angie" - John Galliano pour Christian Dior, 2000

Robe "Angie" - John Galliano pour Christian Dior, 2000

Ceci est l’une des robes les plus emblématiques jamais inspirées par Marie-Antoinette. Basée sur une robe à la polonaise du XVIII siècle, la partie droite de la jupe montre la reine en tenue de cour, tandis que la gauche représente une tricoteuse révolutionnaire alors qu’elle tricote près de la guillotine. Des moutons brodés font référence au troupeau de la reine au Petit Trianon. La pièce maîtresse est une réplique en bijoux fantaisie du collier de l’infâme Affaire du Collier de Diamants de 1784‑1785.

Maria Grazia Chiuri pour Christian Dior, 2023

Maria Grazia Chiuri pour Christian Dior, 2023

Christian Dior Couture a créé deux robes pour l’actrice Emilia Schüle dans son rôle de Marie-Antoinette. Les couturières et artisans de Dior ont utilisé des techniques traditionnelles de couture à la main.

Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Robe de cour - Gilbert Adrian, 1938

Robe de cour - Gilbert Adrian, 1938

Sharon Long, 2023

Sharon Long, 2023

Robe "Petit Trianon" - Karl Lagerfeld pour Chanel, 2006

Robe "Petit Trianon" - Karl Lagerfeld pour Chanel, 2006

Robe de mariée "Marie-Antoinette" - Vivienne Westwood, 2025

Robe de mariée "Marie-Antoinette" - Vivienne Westwood, 2025

Robe à la française portée avec un jean - Jeremy Scott pour Moschino, 2020

Robe à la française portée avec un jean - Jeremy Scott pour Moschino, 2020

Robe Toile de Jouy - Jeremy Scott pour Moschino, 2020 et Robe à la polonaise - Franco Moschino pour Moschino, 1990

Robe Toile de Jouy - Jeremy Scott pour Moschino, 2020 et Robe à la polonaise - Franco Moschino pour Moschino, 1990

Robe fleurie - Alessandro Michele pour Valentino, 2025

Robe fleurie - Alessandro Michele pour Valentino, 2025

Marie Antoinette, muse éternelle

Les robes-gâteau spectaculaires et ironiques de Jeremy Scott ont été le point culminant de sa collection Automne/Hiver 2020‑21. Réalisées en silicone, évoquant le glaçage et des génoises aux tons pastel appétissants, elles mêlent modernité fantasque et culture pop à l’esthétique des robes de la fin du XVIII siècle. Les mannequins défilaient avec des silhouettes exagérées surmontées de coiffures pastel monumentales, un hommage décadent au monde d’excès et de fantaisie de Marie-Antoinette.

Ainsi s’achève cette exposition Marie-Antoinette, reine du style et de l’excès et j’espère que vous avez, tout comme moi, apprécié cette visite.

Et avouons-le, qui n’a jamais rêvé d’avoir un jupon qui défie la gravité et des moutons brodés sur sa robe?

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Plongée dans l'élégance victorienne

Publié le par Fille Ainée

La Maison Sambourne, située au 18 Stafford Terrace à Kensington dans l’ouest de Londres, est une maison victorienne tardive remarquablement bien conservée. Elle fut construite dans les années 1870 et devint en 1874–1875 la résidence de Edward Linley Sambourne, un illustrateur et dessinateur célèbre du magazine Punch, et de sa famille.

Au fil des décennies, la maison a été décorée selon les goûts de Sambourne et de son épouse Marion, dans le style de l’Aesthetic Movement (mouvement esthétique) alors très à la mode. Les pièces intérieures conservent une grande majorité de leurs meubles, papiers peints (notamment des créations de William Morris), vitraux, céramiques et objets d’art originaux. Cela en fait aujourd’hui une sorte de capsule temporelle de la vie domestique de la haute bourgeoisie victorienne.

Plongée dans l'élégance victorienne

En franchissant le seuil de Sambourne House, le hall d’entrée plonge immédiatement le visiteur dans l’atmosphère raffinée de la fin de l’époque victorienne. L’espace est richement décoré, avec des murs recouverts de papiers peints aux motifs floraux profonds, typiques du goût esthétique du XIX siècle. Des carreaux de sol décoratifs forment des compositions géométriques élégantes, tandis que des boiseries sombres encadrent portes et passages, apportant chaleur et solennité.

Des miroirs, des cadres dorés et de petits objets d’art sont disposés avec soin, transformant ce simple lieu de passage en véritable introduction artistique à la maison. La lumière, filtrée par des vitraux colorés, crée une ambiance feutrée et presque théâtrale, où chaque détail semble pensé pour impressionner les visiteurs dès leur arrivée. Le hall d’entrée donne ainsi le ton : celui d’un intérieur où l’art, le confort et le sens du décor se mêlent intimement à la vie quotidienne.

Plongée dans l'élégance victorienne
Plongée dans l'élégance victorienne

Le petit salon est une pièce lumineuse et élégante, pensée comme un espace de détente et de réception informelle. Il se distingue par ses papiers peints aux motifs délicats, ses tissus raffinés et son mobilier finement travaillé, typiques du goût esthétique de la fin de l’époque victorienne.

La lumière naturelle y joue un rôle central, mettant en valeur les couleurs, les céramiques décoratives et les œuvres d’art disposées sur les murs et les étagères. Plus intime que les grandes pièces de réception, le petit salon offrait un cadre confortable pour lire, recevoir des proches ou prendre le thé, incarnant parfaitement l’équilibre entre beauté décorative et usage quotidien. 

Le petit salon fut initialement utilisé comme studio par Edward Linley Sambourne, avant de devenir le domaine de son épouse, Marion. C’est dans cette pièce qu’elle dirigeait les affaires de la maison, recevait ses invités et écrivait son courrier.

La décoration reflète pleinement ses goûts personnels. Le petit salon a conservé son décor d’origine, notamment son remarquable papier peint signé William Morris, emblématique de l’esthétique victorienne et du mouvement Arts and Crafts.

Plongée dans l'élégance victorienne
Plongée dans l'élégance victorienne
Plongée dans l'élégance victorienne

Le salon était au cœur de la vie familiale. Il occupe tout le premier étage de la maison, ce qui en faisait un espace vaste et impressionnant. Par sa décoration soignée et raffinée, il constituait la pièce la plus élégante et la plus formelle de la demeure, destinée à recevoir les invités importants et à mettre en valeur le statut social et le goût artistique de la famille. 

La chambre principale
La chambre principale
La chambre principale

La chambre principale

Plongée dans l'élégance victorienne

Les Sambourne correspondaient au modèle typique d’une famille de la classe moyenne de cette époque, employant quatre domestiques féminines. Cette pièce était utilisée par la femme de chambre et probablement aussi par la domestique, qui dormaient côte à côte dans ce petit lit étroit.

La cuisinière, quant à elle, pouvait dormir dans l’arrière-cuisine au sous-sol lorsqu’elle devait travailler tard le soir. Le papier peint a été ajouté plus tard, dans les années 1960, lorsque la pièce a été transformée en chambre d’amis. À l’époque des Sambourne, les murs étaient simplement peints, sans décoration particulière.

Plongée dans l'élégance victorienne

À l’origine, cette pièce était la chambre des enfants. Après 1898, elle devint le studio dans lequel dessinait Linley.

Après la mort de Sambourne en 1910, la maison resta dans la famille, qui la préserva jusqu’à ce que, dans les années 1980, elle soit acquise pour être transformée en musée. Aujourd’hui, elle appartient à la municipalité royale de Kensington et Chelsea et est ouverte au public comme musée-maison offrant une vision rare et authentique du quotidien à la fin du XIX siècle.

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Parenthèse hors du temps

Publié le par Fille Ainée

Parenthèse hors du temps

Mon séjour à Londres commence par un lieu pour le moins insolite, que je vous invite à explorer avec moi. Poussons la grille du cimetière de Highgate, l’un des sites les plus fascinants et emblématiques de la capitale, à la fois lieu historique, jardin romantique et décor presque gothique, loin de la cohue et du bruit de la ville.

Tombe du Baron Gould de Brookwood

Tombe du Baron Gould de Brookwood

Ouvert en 1839, Highgate fait partie des “Magnificent Seven”, sept grands cimetières créés pour désengorger Londres au XIXe siècle. À l’époque victorienne, ces espaces étaient pensés comme de véritables parcs paysagers, propices au recueillement et à la promenade. On ne se formalisait d’ailleurs guère à l’idée de marcher sur d’autres tombes pour accéder à une sépulture.

Avec le temps, une partie du site fut laissée à l’abandon, permettant à la nature de reprendre ses droits.

Parenthèse hors du temps

Aujourd’hui, ce mélange unique de pierres envahies de lierre, d’arbres centenaires et d’allées mystérieuses donne au lieu une atmosphère hors du temps. Les racines soulèvent les dalles, des fougères poussent dans les fissures, et certaines tombes penchent doucement, comme fatiguées par les années, frôlant leurs voisines comme pour venir s’y reposer.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

Le cimetière est divisé en deux parties : l’East Cemetery, plus ouvert et accessible, et le West Cemetery, plus ancien et spectaculaire.

Dans la partie est, les allées sont larges, lumineuses, et la végétation moins envahissante. On y découvre notamment la tombe massive de Karl Marx, toujours fleurie et très visitée,

Parenthèse hors du temps

mais aussi celle d’Anna Mahler, sculptrice du XXe siècle et fille du compositeur Gustav Mahler,

Parenthèse hors du temps

ou encore de George Adams, écrivain britannique de science-fiction au ton humoristique, créateur du Guide du voyageur galactique.

Parenthèse hors du temps

Ce qui m’a toutefois le plus marquée dans cette partie du cimetière, ce sont ces petites tombes pleines d’humour, discrètes et touchantes, témoignant d’une dernière volonté de conserver une note légère en souvenir d’une vie passée et de résumer tout un parcours en une formule simple.

Visiblement d'avides lecteurs
Visiblement d'avides lecteurs

Visiblement d'avides lecteurs

Parenthèse hors du temps
"Manger du chocolat et raconter des histoires"

"Manger du chocolat et raconter des histoires"

Accompagnée de sa tasse de thé et d'une part de gâteau

Accompagnée de sa tasse de thé et d'une part de gâteau

"Philosophe, enseignant, physicien, roumain & nudiste"

"Philosophe, enseignant, physicien, roumain & nudiste"

"Comptable juste et équilibré"

"Comptable juste et équilibré"

DEAD (mort) et c'est le moins que l'on puisse dire

DEAD (mort) et c'est le moins que l'on puisse dire

La partie ouest de Highgate est la plus ancienne et sans doute la plus impressionnante. On y entre comme dans un autre monde. Les allées étroites serpentent sous de grands arbres, et les monuments, typiquement victoriens, sont conçus pour en imposer : colonnes, anges de pierre, portes monumentales. Le style est solennel, presque théâtral, car les Victoriens voulaient rendre la mort grandiose.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Thomas Sayer, champion de boxe à mains nues britannique était une véritable célébrité. Son enterrement fut un évènement spectaculaire

Thomas Sayer, champion de boxe à mains nues britannique était une véritable célébrité. Son enterrement fut un évènement spectaculaire

L’Avenue des Egyptian Tombs donne l’impression de traverser un couloir sacré, sombre et silencieux, bordé de mausolées semblables à des portes closes vers l’au-delà.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

En débouchant de cette allée, on découvre le Circle of Lebanon : un immense cèdre trône au centre, entouré de tombeaux disposés en arc de cercle et creusés dans la colline, créant une atmosphère presque mystique. Tout autour, colonnes, frontons et sépultures scellées depuis plus d’un siècle semblent figés dans le temps.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

Le silence y est plus profond qu’ailleurs, seulement troublé par le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles. Ce n’est pas un simple cimetière, mais un jardin oublié, digne d’un roman gothique, où chaque pierre raconte une histoire. Je m’y suis promenée seule et, malgré le temps maussade qui aurait pu rendre l’endroit lugubre, je m’y suis sentie étonnamment paisible.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

Seule la légende urbaine du vampire de Highgate aurait pu troubler cette atmosphère sereine, mais le mélange unique de nature sauvage et d’architecture funéraire victorienne confère au lieu un mystère fascinant que l’on ne voudrait manquer pour rien au monde. Classé réserve naturelle urbaine, le cimetière abrite une faune discrète : j’y ai même croisé deux petits renards et entendu de nombreux oiseaux.

Et lorsqu’on en ressort, Londres paraît soudain plus bruyante, plus rapide — comme si l’on revenait d’un autre siècle.

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Une maison en Italie

Publié le par Fille Ainée

Une maison en Italie

Avant de vous laisser pour poursuivre mes aventures sous le fog londonien, je vous invite à savourer un délicieux moment de littérature. Un livre qui m’a laissée rêveuse et m’a donné une furieuse envie de troquer mes bottes de pluie contre une salade de tomates au basilic.

 

Dans Sous le soleil de Toscane, Frances Mayes raconte son coup de foudre pour l’Italie et plus particulièrement pour la Toscane, où elle achète presque sur un coup de tête une vieille maison abandonnée, Bramasole. À travers ce récit autobiographique, l’autrice mêle journal de voyage, souvenirs personnels et réflexions sur l’art de vivre à l’italienne.

Le livre suit la transformation progressive de la maison, rythmée par les travaux, les rencontres avec les artisans locaux et les imprévus du quotidien. Mais au-delà de la rénovation matérielle, c’est surtout une reconstruction intérieure que Frances Mayes partage avec le lecteur : celle d’une femme qui, après une rupture, retrouve un nouvel équilibre grâce à la beauté des paysages, à la gastronomie, à la culture et à la lenteur de la vie toscane.

Écrit dans une langue poétique et sensorielle, Sous le soleil de Toscane est une ode à la simplicité, à l’ancrage et au plaisir de savourer l’instant présent. Le livre invite à ralentir, à s’ouvrir à l’inconnu et à repenser sa manière d’habiter le monde, tout en célébrant la richesse humaine et culturelle de l’Italie.

J’avais adoré l’adaptation cinématographique de Sous le soleil de Toscane sans me douter qu’elle était inspirée d’une histoire vraie. Cette histoire avait trouvé un écho particulier en moi, car nous venions tout juste d’acheter une maison en Provence — une maison qui, elle aussi, s’est révélée pleine de surprises, de défis et de découvertes inattendues. Mais au final, c'était, également, une très belle histoire et des tas de souvenirs !

Publié dans Au fil des pages

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