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Ne pas croquer !

Publié le par Fille Ainée

Ne pas croquer !

Ces jolies amanites tue-mouches ne viennent pas de la forêt mais sortent tout droit d’un atelier de céramiste ! Avouez qu’elles s’intègrent parfaitement dans l’ambiance de saison : rouge pimpant, pois blancs et un petit air de conte de fées. Ca nous change un peu d’Halloween.

Leur nom vient d’un usage ancien : on les faisait tremper dans du lait pour tuer les mouches. En vrai, ce champignon est un cocktail hallucinogène qui peut provoquer des rires incontrôlés et des visions psychédéliques. Autant dire qu’il mettrait de l’ambiance à un dîner ! Mais rassurez-vous : je ne vous les sers pas au menu, mais en centre de table.

 

Ne pas croquer !

Pour présenter ce petit tableau champêtre, j’ai chiné une passoire ! Monsieur 3xrien, lui, a cru que je m’étais servie de celle de la cuisine et s’est senti obligé de lâcher une remarque désobligeante quant à la perte d'un objet dont il ne se sert jamais. 

Ne pas croquer !

La mousse, elle, vient tout droit d’une longue balade en sous-bois — c’est la saison, la nature déborde d’énergie et de verdure. Quant au petit hérisson qui se promène entre les champignons, il décorait discrètement une de mes étagères.

Ne pas croquer !

Bref, un peu de récup’, un brin de forêt, et voilà une composition rustique qui ne manque pas de charme. J’espère que cela vous a donné des idées !

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Chauve qui Peut !!

Publié le par Fille Ainée

Chauve qui Peut !!

Petites chauves-souris en pyjama gris
Se balancent la tête en bas la nuit.
Sous la lune ronde elles mènent la danse,
Avec mille bonds elles nous laissent en transe.

Mais quand pointe le jour, tout devient silence,
Elles dorment serrées, rangées en cadence.

Chauve qui Peut !!

Ces petites chauves-souris sont nées d’un dimanche après-midi passé avec Moutie.
Pour occuper quelques heures, nous avons joyeusement donné vie à notre belle équipe de pipistrelles, chacune dans notre Atelier, mais connectées en ligne.

 

Chauve qui Peut !!

Précisons que, pour y parvenir, Moutie avait d’abord reçu une mission délicate : ranger son Atelier. Une épreuve sans doute un peu traumatisante, mais qui a porté ses fruits ! Elle a ainsi pu créer de jolies chauves-souris colorées...

Chauve qui Peut !!
Chauve qui Peut !!Chauve qui Peut !!

...tandis que de mon côté — Atelier déjà bien ordonné — j’ai opté pour une version plus traditionnelle.

Chauve qui Peut !!

Toutes deux avons suivi le même tutoriel proposé par Efi Little Things ICI. Et voilà : prêtes à temps pour célébrer Halloween ! 🎃🦇

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À petits points, grandes ambitions

Publié le par Fille Ainée

À petits points, grandes ambitions

L’accouchement fut long, mais ce sixième bloc en valait vraiment la peine !

Une fois lancée, je l’ai réalisé d’un seul jet comme une inspiration divine (ou une urgence créative) !

À petits points, grandes ambitions

Ainsi s’achève la première moitié de mon ouvrage — en espérant que la seconde me demandera un peu moins de temps.

À petits points, grandes ambitions

À condition, bien sûr, que je ne me laisse pas distraire par les innombrables idées qui germent dans ma tête en perpétuelle ébullition.

Publié dans Patchwork

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Article publié depuis Overblog

Publié le par Fille Ainée

Cette année, je m’y prends très en avance. Attention, on ne plaisante pas avec la fête d’Halloween ! Et puis, la présentation de cette nature morte (c’est bien le cas de le dire) m’a demandé un certain temps de préparation.

Tout a commencé par un petit tour sur Etsy… et là, coup de foudre ! J’ai littéralement craqué pour quatre tombes miniatures en résine. Comment résister ? Ces petites sépultures avaient exactement le charme lugubre qu’il fallait pour donner vie à mon projet.

Pour continuer la quête de la scène idéale, il me fallait une tasse à thé, ni trop grande ni trop petite, destinée à accueillir mon cimetière de poche, un peu morbide j’en conviens. Il faut dire que mon obsession – oui, le mot est un peu fort, mais assumons – pour les cimetières, et surtout ces vieilles pierres tombales couvertes de mousse au charme indéniable, a largement nourri l’inspiration de cette scènette.

C’est donc avec enthousiasme que, pendant tout l’été, vide-greniers après vide-greniers, Monsieur 3xrien et moi avons arpenté la région à la recherche du Graal porcelainier. L’œil vif, l’esprit aiguisé, j’étais à l’affût de la tasse parfaite, tandis que l’Homme commençait déjà à perdre patience. Finalement, ce n’est pas dans un vide-grenier mais dans notre recyclerie locale que j’ai trouvé mon bonheur.

Ensuite, la mousse ! Parce qu’avouons-le : un cimetière sans mousse, c’est un peu comme un désert sans sable… une hérésie. Profitant d’une balade en forêt, j’ai donc rempli mes poches de ce précieux tapis vert pour recréer un sol digne de mes tombes miniatures. J’espère simplement que Dame Nature ne m’en tiendra pas rigueur pour ce petit prélèvement clandestin.

Puis, direction le jardin pour réaliser la clôture grinçante et, surtout, les arbres tourmentés. Quelques brindilles jouent parfaitement le rôle de ces silhouettes végétales tordues qui semblent gémir au vent. Rien de tel pour planter – c’est le cas de le dire – l’atmosphère un peu inquiétante qui sied à ma petite scène funéraire.

Avez-vous remarqué l’arbre étrange, aux branches tordues comme des doigts crochus, qui se dresse derriere les sépultures ? Les villageois l’ont surnommé l’Arbre aux Pendus, car ses rameaux noueux ressemblent à des cordes suspendues, prêtes à accueillir les âmes égarées.

 

La légende veut qu’autrefois, un fossoyeur trop zélé y ait accroché sa lanterne, oubliant de l’éteindre. Depuis, chaque nuit de pleine lune, une lumière vacillante apparaît dans les branches. Certains disent que ce sont les esprits des malchanceux qui cherchent encore leur chemin, d’autres affirment qu’il s’agit juste d’une luciole égarée.

 

Toujours est-il qu’approcher cet arbre n’est pas sans risque : si l’on tend l’oreille, on entendrait parfois un soupir venu d’outre-tombe.

À moins que ce soupir n’ait rien de spectral et qu'il ne s'agisse simplement de la mousse qui râle, désespérée que je l’oublie sans un brin d’humidité pour la garder en vie au moins jusqu’à fin octobre !

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Ta Promesse

Publié le par Fille Ainée

Ta Promesse

Claire Lancel, écrivaine reconnue, rencontre Gilles Fabian, un metteur en scène charismatique, lors d’un réveillon. Très vite, une passion intense les unit. Gilles lui demande alors une chose étonnante : lui promettre de ne jamais écrire sur lui. Claire accepte, sans mesurer encore la portée de cet engagement.

Peu à peu, leur relation, qui semblait idyllique, prend un tour plus inquiétant. Derrière le charme et l’assurance de Gilles se cachent des signes de manipulation et d’emprise : colères imprévisibles, reproches insidieux, exigences qui grignotent la liberté de Claire. Elle modifie sa vie pour lui, renonce à certaines habitudes et se laisse enfermer dans une relation où l’amour et le contrôle se confondent.

J’ai trouvé que certains passages de ce roman étaient un peu trop axés sur la relation physique entre les deux personnages, surtout au début de leur histoire. Mais en fait, ces passages intimes servent surtout à mettre en évidence la passion et la fusion qui rapprochent Claire et Gilles. Illusion d’un amour parfait au départ, séduction qui devient au fur et à mesure outil d’emprise et contraste entre l’intensité physique et la violence psychologique qui s’installe ensuite.

Ce roman, haletant comme un thriller, explore les mécanismes subtils de l’aliénation amoureuse, la difficulté à distinguer passion et domination, le narcissisme contemporain, la manipulation, le pouvoir de la parole et de l’écriture. Mais il pose aussi la question : comment prouver l’invisible — la pression, le contrôle psychologique — devant la justice ?

Je vous en laisse “juge”.

Publié dans Au fil des pages

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Les carottes sont cuites

Publié le par Fille Ainée

Les carottes sont cuites

En voilà un qui n’ira ni gambader dans les hautes herbes de mon jardin, ni grignoter mes salades, ni finir en casserole mijoté avec de la moutarde ! Je vous présente Elvis, mon dernier né tombé de mon crochet. Un petit ouvrage rapide et très satisfaisant, parfait pour occuper une après-midi maussade ou une soirée télé devant un programme sans intérêt.

Les carottes sont cuites

J’ai trouvé les instructions ICI sur un site rempli de petites merveilles comme ce lapin. Les explications sont en briton, mais rien qu’un bon traducteur en ligne ne puisse résoudre si vous n’êtes pas tout à fait à l’aise avec la langue de Shakespeare.

Les carottes sont cuites

Faute de coton en quantité suffisante, j’ai dû improviser pour la queue : Elvis est donc devenu un lapin hybride à queue blanche ! Une édition limitée en quelque sorte.

Les carottes sont cuites

Et pour se faire pardonner d’avoir débarqué un peu différent, il a fait un détour par le marché et est arrivé à la maison avec trois belles carottes juteuses à croquer.

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Un Simple Dîner

Publié le par Fille Ainée

Un Simple Dîner

Claudia est une jeune kinésithérapeute très timide qui vit avec Étienne, un avocat ambitieux et sûr de lui. En plein mois d’août, par une soirée de canicule à Paris, ils invitent à dîner un couple d’amis : Johar, une femme brillante et déterminée, et son mari Rémi. Claudia a préparé le repas avec soin, mais elle se sent mal à l’aise, effacée à côté de son compagnon. Très vite, l’ambiance autour de la table devient tendue. Derrière les politesses, on sent des secrets, des déséquilibres, des frustrations et des rapports de force qui transforment ce repas en un huis clos lourd et étouffant.

À travers ce dîner en apparence banal, l’autrice parle tout d’abord de la place des femmes, de la difficulté à s’affirmer et des rôles imposés dans le couple. Claudia, enfermée dans sa timidité et la domination de son mari, cherche à exister. Johar, plus affirmée, représente une autre voie d’émancipation. Ensuite des rapports de pouvoir : Étienne, macho et arriviste, incarne l’homme incapable de supporter la réussite des femmes. Et enfin des non-dits : regards, gestes, silences rythment le récit et créent une atmosphère pesante. Le roman, qui se lit vite (je l’ai dévoré d’une traite dans le train au retour de Paris), fait ressentir une atmosphère pesante.

J’ai aimé la manière dont Cécile Tlili crée une telle ambiance à partir d’une situation toute simple et parvient à transformer un dîner banal en une scène tendue et pleine de suspense. Ce roman m’a donné envie de suivre l’évolution de cette nouvelle plume.

Publié dans Au fil des pages

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L'effet domino...

Publié le par Fille Ainée

ou ce n'est pas parce ce qu'on est moche que l'on va forcément le rester !

Cet hiver dernier, nous avons rénové deux salles de bain. Un projet de longue haleine qui m'a longtemps porté sur les nerfs. Vivre pendant 4 mois avec un ouvrier qui finit par se sentir un peu trop à l'aise à la maison, ce n'est pas évident mais ceci reste un sujet palpitant pour un article futur.

 

Bon passons, parce que les vrais héros de cette rénovation, ce n’est pas lui, mais des lattes de bois ! De valeureuses planches, arrachées à leur destinée tragique de plafond de salle de bain, sauvées par la maison 3xrien. Nous nous refusons à jeter quoi que ce soit et préférons recycler. Ce n’est pas vraiment du bois de très bonne qualité mais en attendant de trouver une seconde vie, ce bois a été entassé dans l'Atelier de Monsieur 3xrien (qui lui aussi accumule pas mal de merdouilles).

 

Deuxième facteur important à considérer dans cette histoire est que Monsieur 3xrien travaille de nuit avec l'Australie. Ses collègues ont 10 heures d'avance sur nous, ce qui fait que l'Homme a des horaires terriblement décalés.

 

 

Le matin, c’est un peu comme un rendez-vous galant express : on se croise autour d’un café. Puis, il part se coucher. Et l’après-midi, Monsieur 3xrien file soit dans le jardin, soit dans son Atelier. Là où d’autres feraient de la méditation ou du yoga, lui se débarrasse de son stress sur nos planches de bois bancales. Chaque latte de bois devient une victime de son exutoire : scier, clouer, poncer, ça vaut toutes les thérapies. Ma mission est donc de lui trouver des petits projets.

Arrachées dans un ancien Marie-claire Idées, deux pages pour réaliser des dominos champêtres. Une création Natacha Seret pour des dominos tampons.

L'effet domino...

Ceux-ci sont tombés à pile : d'un côté de vieilles planches de récupération, de l'autre, Monsieur 3xrien qui tournait en rond.

Tout a donc commencé par 28 rectangles de bois...

L'effet domino...
L'effet domino...

et puis emporté dans son élan, l’Homme a également fabriqué un coffret pour les ranger. Ensuite, cela a été à moi de les finir (surtout aussi parce qu'ensuite Monsieur 3xrien est parti pour l’Australie pour 5 semaines me laissant seule avec mes dominos).

L'effet domino...

Mes rectangles de bois ont tout d’abord été poncés puis j’ai utilisé un pochoir pour les motifs.

L'effet domino...

Un travail de longue haleine mais heureusement qu’il pleuvait ce jour-là ! Je les ai ensuite cirés avec une cire d’antiquaire pour les protéger.

L'effet domino...
L'effet domino...
L'effet domino...
L'effet domino...

Alors, à qui le tour ?

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Le Libraire de Kaboul

Publié le par Fille Ainée

Le Libraire de Kaboul

 

Le Libraire de Kaboul est un récit de la journaliste norvégienne Åsne Seierstad, publié en 2002.


L’auteure, correspondante de guerre, s’est installée quelques mois dans la famille d’un libraire afghan, après la chute du régime taliban en 2001. Son livre raconte la vie quotidienne de cette famille à Kaboul, en mêlant description de la société afghane et portraits intimes.

On y voit le combat du libraire pour sauver et vendre des livres, dans un pays où la lecture a été censurée, les tensions familiales, notamment la place des femmes, soumises à de fortes contraintes sociales et religieuses et la complexité des relations entre tradition, religion, modernité et liberté individuelle.

Ce n’est pas un roman mais un récit journalistique écrit comme une fresque narrative. L’auteure adopte un style immersif, presque romanesque, pour raconter des histoires vraies glanées au sein de la famille.

Ce livre a été un succès international - traduit en de nombreuses langues - mais il a également suscité beaucoup de débats : le libraire réel a accusé l’auteure d’avoir trahi sa confiance, déformé sa vie privée et mis sa famille en danger en révélant des aspects intimes.

Ce livre controversé est, cependant, un témoignage précieux sur l’Afghanistan d’après les Talibans. Et je l'ai trouvé très intéressant.

Publié dans Au fil des pages

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Tout processus créatif passe par le fond

Publié le par Fille Ainée

Tout processus créatif passe par le fond

En m'activant à essayer de retrouver mes ouvrages de points de croix inachevés, je me suis retrouvée nez à nez avec un patch coloré que j'avais du commencer il y a plus de 10 ans. La question existentielle que je me suis immédiatement posée a été "pourquoi cet ouvrage figure t-il parmi mes UFOs ? Pour quelle raison obscure n'a t-il jamais été terminé”.

 

Il dormait sagement, coincé entre les pages d’un livre, accompagné des tissus soigneusement rangés pour sa réalisation. Piquée par la curiosité et un brin téméraire, j’ai tout étalé devant moi, examiné la bête et, après quelques minutes d’observation intense, le verdict est tombé… implacable, irrévocable !

 

Je ne sais pas si c’est pareil pour tout le monde, mais chez moi, la réalisation d’un ouvrage suit toujours un véritable rituel en plusieurs étapes. D’abord, il y a la quête du projet : une phase cruciale qui peut s’étirer sur plusieurs jours. Je cogite, je farfouille, je navigue sans fin… et bien sûr, je me perds volontiers dans les méandres de mon Site de Perdition. Jusqu’à ce que, soudain, l’étincelle créative jaillisse et m’embarque dans une nouvelle aventure.

Tout processus créatif passe par le fond

Vient ensuite la grande ruée sur les matériaux. En principe, je tente d’abord de piocher dans mes stocks déjà bien garnis. Mais, il faut bien l’avouer, il m’arrive parfois d’invoquer le manque cruel d’un certain coloris comme prétexte (qui ne dupe personne) pour m’offrir une petite virée dans les boutiques spécialisées. Résultat, je me laisse parfois aller à quelques « indispensables » supplémentaires qui viennent s’ajouter au stock déjà existant.

 

La troisième étape est un pur délice : la lancée. Si, par malheur bonheur elle me prend dès le matin, inutile d’espérer me voir émerger avant un bon moment. Le temps se dilue, les heures disparaissent, et il n’est pas rare que j’oublie purement et simplement de déjeuner. Quant au monde extérieur… disons qu’il peut bien tourner sans moi. C’est d’ailleurs pour cette raison que Monsieur 3xrien a très vite appris à se débrouiller seul et qu’il se garde bien d’émettre le moindre commentaire.

Tout processus créatif passe par le fond

Cependant, un grand mystère reste entier : que se passe-t-il entre l’étape de la lancée et le moment où l’ouvrage bascule dans la triste catégorie des UFOs ? À quel instant précis mon enthousiasme flamboyant se met-il à faiblir ? Petit à petit, ce qui ressemblait à une grande aventure pleine de promesses se transforme en une routine monotone… puis, insensiblement, glisse vers l’oubli, relégué au fond d’un tiroir. Est-ce la longueur du projet qui finit par user ma motivation ? L’absence de vision claire de ce qu’il deviendra une fois terminé ? Ou bien tout simplement la tentation irrésistible d’un nouveau projet venu lui voler la vedette ?

 

En ce qui concerne mon fameux patch coloré, la raison de son abandon était d’une évidence affligeante : j’avais tout simplement manqué de tissu. Navrant, n’est-ce pas ? Plutôt que de chercher une solution et de résoudre ce petit souci d’approvisionnement, j’ai préféré sournoisement reléguer mon ouvrage au fond d'une boîte, en me disant sans doute que le futur MOI se chargerait de réparer cet échec.

Tout processus créatif passe par le fond

Et que celle qui n’a jamais agi ainsi me lance la première pierre (pas trop fort quand même !). J’avoue que j’ai bien failli, une fois de plus, refermer le couvercle de ma boîte sur ce pauvre patch et passer mon chemin. Mais, dans un dernier sursaut impulsif, j’ai décidé de lui accorder une ultime chance.

Le souci ? Ce patch était censé être carré. Alors, à défaut de pouvoir lui rajouter les deux bandes manquantes pour lui donner sa forme, j’ai choisi la solution radicale : j’en ai retiré une.

Il était bien entendu hors de question de prétexter un manque de tissu pour le dos, et j’ai donc puisé dans mes réserves. J’aurais peut-être préféré un fond plus coloré, rappelant les bleus et oranges du top, mais c’est ainsi.

Tout processus créatif passe par le fond

Pour le quilting, j’ai travaillé la partie centrale avec l’aide de mon walking foot, que je commence à bien maîtriser, et j’ai terminé les bordures à la main. Quant au biais de finition, il traînait déjà dans mon atelier, attendant patiemment son heure de gloire.

Le modèle de cet ouvrage provient de cette publication. Du coup, en le feuilletant après coup, je me suis, de nouveau, sentie inspirée. Cela ne finira donc jamais ?!?

Tout processus créatif passe par le fond

Publié dans Patchwork

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