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Le comble !

Publié le par Fille Ainée

Dans ma quête du Graal en matière de patron gratuit, je suis, un jour, tombée sur la « button back blouse » généreusement offerte par le magazine briton Love Sewing Magazine.

 

Ce magazine publie des patrons en partenariat avec l’émission The Great British Sewing Bee qui est l’équivalent de notre Cousu Main. Enfin, c’est plutôt le contraire car les Gaulois ont généralement tendance à copier sur leurs voisins d’outre-manche.

 

À chaque épisode, vous connaissez le principe : trois étapes. La première consiste à suivre, à la lettre, un patron pochette. Et bien, le lendemain de l’émission, ce même patron se retrouve dans le magazine et on peut le télécharger sous format PDF gratuitement (mais sans les explications bien entendu).

 

Revenons à la saison 1 épisode 2 au cours de laquelle, une candidate, Tilly, arrive à l’étape 3 avec un patron de chemisier qu’elle a dessiné elle-même pour le modèle en chair et en os qui lui a été attribué au premier épisode. Une jeune femme tout à fait normale (pour une fois qu’elles ne sont pas toutes squelettiques !). Notez que c’est la deuxième fois que Tilly est face à son modèle. Et bien, cela ne l’empêche pas de se planter dans les mensurations. Du coup, elle passe un bon moment à revoir ses pinces. On aurait pu penser qu’une fois rentrée chez elle, à la fin du 1er épisode, elle aurait mis toutes les chances de son côté et revu son patron. Non ! Tilly n’a, en aucun cas, tenu compte des formes de la jeune femme avec qui elle a déjà passé plus de la moitié d’une journée !  

 

Moment de stress, vous devez vous en douter quand Tilly réalise que les autres candidats en sont déjà à la coupe du tissu et à l’assemblage alors qu’elle en est toujours à crayonner ses pinces de poitrine.

 

Vient le moment de vérité lorsqu’il faut tout arrêter, habiller son mannequin et présenter son chemisier. Tilly n’a malheureusement pas terminé. C’est d’une évidence mais je me demande quand même comment elle a fait son compte dans les 6 heures imparties. 6 heures c’est beaucoup ! Surtout quand on sait qu’elle avait toute la semaine pour se préparer et répéter. À sa place, j’aurais déjà habillé tout le voisinage.

 

Pour vous résumer l’affaire, Tilly n’a jamais eu le temps de faire l’ourlet de son chemisier, ni le poignet de sa deuxième manche. C’est bancal ! Ca ne ressemble à rien et bien évidemment, Tilly prend la porte. Elle aura tenu 2 épisodes !! On ne peut pas dire non plus que le reste de ses réalisations restera dans les annales du Great British Sewing Bee. Rien de transcendant ! Le lendemain, le patron de la blouse terminée paraît dans le magazine. Merci.

 

Et bien figurez-vous que…. (roulements de tambour), Tilly rentre chez elle ET récidive sur son blog avec sa blouse mal terminée en proposant À LA VENTE !!!!, pour la modique somme de 14 euros, ce truc ni fait ni à faire qu’elle appelle maintenant la blouse Mathilde LA. Je suffoque, je m’étrangle, je suis outragée.

 

Oh attendez, non cette blouse est légèrement différente de celle proposée dans le magazine Love Sewing ! Elle n’a plus de passepoil sur le devant et elle présente des plis. Oh la fourbe !! C’est le même patron, proposé par la même personne mais pour 14 euros de plus, vous avez droit à 6 plis. Oui Madame, c’est une affaire !! J’en postillonne de fureur.

 

Et bien je vais vous prouver ici même comment on peut faire disparaître un passepoil et réapparaitre 4 plis pour 0 euros. Ça c’est de la  magie ! Et le tout, en moins de 6 heures. Comme 6 heures d’affilée, c’est difficile à trouver, j’ai attendu que le Nain parte à l’école, l’Homme au boulot, et j’ai jeté les félins dehors.

 

C’est parti…

 

D’abord, téléchargez le patron format PDF ICI. Il suffit juste de vous inscrire sur le site et ensuite vous avez accès à de nombreux patrons gratuits. Attention, tous ces patrons sont disponibles sans instruction. Il faut bien évidemment acheter le magazine.

 

Le comble !

J’ai été légèrement retardée car Petit Nain, bien qu’ayant promis de me rendre mon rouleau de scotch, l’avait enfoui dans sa chambre. Et une chambre d’ado, on sait tous à quoi ça ressemble. Remarquez, j’ai retrouvé pas mal de trucs perdus par la même occasion. 

 

On découpe, on assemble et on se lance.

Le comble !

La blouse Mathilde comporte 6 plis au total sur le devant. Je n’en ai fait que 4 mais le principe est le même. Il suffit juste de rajouter un peu plus de tissu. Déterminez la profondeur des plis – les miens font 2,5 cm – tracez-les sur une feuille de papier et collez la feuille au patron. Coupez ensuite comme si de rien n’était. Les autres pièces du patron ne changent pas.

 

Le comble !
Le comble !

Pour déterminer où placer vos plis, repérer le milieu de l’empiècement et faites-le correspondre au milieu de la pièce du devant. Mes plis commencent à 8 cm des emmanchures et se trouvent donc juste au niveau de la poitrine. Mais c’est un choix personnel.

 

Les pinailleurs (et j’en connais un qui me fera la remarque) noteront que mes raccords de motifs sont désastreux. Je sais !! Mais si j’avais été candidate à cette émission, rassurez-vous, j’aurais choisi soit un imprimé à motifs discrets (moi aussi j’aime les pois) ou un tissu uni pour éviter l’élimination. Sauf que chez moi, dans mon Atelier, je suis la reine des lieux et que je n’avais pas d’autre imprimé. On dira que j’aurais pu mieux faire et on passe à l’étape suivante.

Le comble !

C’est au moment de monter les manches que je me suis aperçue que non seulement Tilly avait rajouté des plis mais avait également rajouté des fronces en haut des manches. La roublarde ! Comme il était trop tard et que j’avais déjà coupé les miennes, je n’ai pas pu modifier mon patron pour le faire ressembler à Mathilde.

Le comble !

La modification d’une manche prend deux minutes. Il suffit juste de faire des entailles, d’écarter le patron papier et l’affaire est dans le sac. Un petit dessin vaut mieux que de grands discours. Voyez LA. Ou regardez ci-dessous :

Le comble !

Je suis ravie de vous confirmer qu’en 6 heures, vous avez largement le temps de terminer votre ouvrage. J’ai rendu ma copie au bout de 4h30, tout en ayant fait deux pauses et répondu à une urgence médicale (suite à une attaque malsaine de mon fer à repasser).

Le comble !

Comme vous pouvez le constater, elle ne s’est pas vraiment foulée la Tilly. Je me demande même si c’est vraiment légal. Mais plus je vois passer de patrons et plus je me dis qu’avec ce qui est disponible gratuitement sur le blog et si on est débrouillarde, on peut s’éclater pour vraiment pas cher !

Le comble !

En conclusion, non contente d’avoir extorqué une somme rondelette de ses innocentes victimes, Tilly se lance désormais dans des cours de couture. À moins qu’elle se soit énormément améliorée depuis la saison 1, je crains que Tilly ne déçoive ses fans. Cela ne me viendrait pas à l’idée. Pensez-vous, une candidate qui se fait éliminer au deuxième épisode et qui donne des cours de couture, il faut oser ! 

 

Remarquez, si ça marche tant mieux. Elle a eu au moins le courage de se lancer. Et si j'en prenais de la graine, hein ?

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Deux de plus et je vois la fin !

Publié le par Fille Ainée

C’est presque terminé !! Il ne me reste plus que deux blocs pour franchir la ligne d’arrivée (et peut-être en finir un autre ?!?)

 

Charlotte Shopper qui visiblement a fait chauffer sa plastique.

 

 

Deux de plus et je vois la fin !

Moi, je lui conseille de ralentir un peu pour éviter des fins de mois difficiles.

Deux de plus et je vois la fin !

Sarah Sewing qui, comme moi, se dépêche de terminer ses ouvrages pour pouvoir en commencer d’autres, sans doute.

Deux de plus et je vois la fin !

Moi, j’ai promis à Monsieur 3xrien de ne plus acheter de tissu avant d’avoir écoulé un peu de mon stock. On va voir combien de temps je tiens !

Deux de plus et je vois la fin !

Publié dans An Angel's Story, Patchwork

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Marre d’être un pigeon !

Publié le par Fille Ainée

Je le sais, j’en suis consciente, cet article ne va pas me rendre populaire auprès de certaines mais je commence à en avoir ras le bol.

 

Ras le bol de quoi ? De certains blogs qui en ont plein la bouche des créateurs/trices de patrons couture hors de prix alors que le Net foisonne de patrons gratuits qui leurs ressemblent comme deux gouttes d’eau.

 

C’est un peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf. Qui est venu en premier ? Le patron gratuit qui a inspiré sa version payante ou celle qui a transpiré sur son patron payant pour se le voir copier et offrir à tous les vents ? J’ai mon opinion là-dessus, surtout quand on farfouille un peu sur les sites anglo-saxons et que l’on s’aperçoit qu’il faudrait être vraiment nouille pour dépenser jusqu'à 18 euros alors que le même modèle est disponible sur un simple clic sans engager sa plastique.

 

Il suffit quelques fois d’une toute petite modification comme un pli ou une fronce pour obtenir le même résultat. Je sais, il faut bien gagner sa vie mais quand c’est pour pondre une jupe froncée toute bête et la vendre avec des explications simplistes en faisant croire au monde entier qu’on a inventé la poule, j’explose.

 

C’est pour cela que j’ai rajouté un tag sur ce blog : le « c’est gratos » pour accéder à tous les patrons déjà testés et qui ne vous coûteront pas les yeux de la tête (laissez-moi juste quelques jours pour remonter dans le temps !).

 

Il y a certes des créations qui quelques fois me tapent dans l’œil et pour lesquelles je suis incapable de me retenir. Mais ces patrons font preuve d’originalité et pour cela, il faut bien reconnaître le talent créateur. Mais si c’est pour publier un truc qu’on a déjà vu des centaines de fois sur d’autres sites, en déplaçant un bouton pour prouver qu’on a réfléchi à l’astuce, zut alors !

 

Le but de ce blog n’est pas de faire la crâneuse avec des patrons de créateurs en vogue. Le blog de La Niaiseuse en est un parfait exemple. Elle se prend en photo sous toutes les coutures, affichant un sourire des plus niais, et en a plein la bouche de sa Pretty Mercery, Deer and Doe et j’en passe. À croire que c’est une refoulée du tapis rouge !

 

Elle coud, certes, fort bien, mais est-il vraiment nécessaire de prendre autant de poses en minaudant comme elle le fait ? Ce n’est pas pour sa silhouette que l’on vient sur son blog mais pour ses talents de couturière. De toute façon, elle est sponsorisée et c’est ce qui enlève là tout le plaisir de la découverte.

 

Si vous saviez combien je passe de temps sur mon site de perdition à la recherche du patron idéal. Mes tableaux sont des vrais tableaux de chasse. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est de dénicher le patron gratuit qui ressemble de très près à celui que la Niaiseuse a eu un jour publié. Histoire de lui prouver que l’on n’a pas besoin d’avoir un compte en banque bien garni pour pouvoir coudre comme les pros !

 

Pour bien vous prouver où je veux en venir avec mon blabla, prenons un exemple : Datura. Datura est, je cite « une blouse sans manches forme liquette avec dos boutonné en bas », proposée par Deer and Doe ICI au prix de 14 euros sous forme papier et 11 euros sous forme PDF. Un patron de blouse sans manche à ce prix, ça me donne des palpitations ! Et je frôle l’infarctus quand je constate que cette blouse a des petits airs de Sorbetto, un patron proposé gratuitement par Colette LA. Même pas besoin d’être bilingue en anglais tellement ce patron est simple à réaliser.

 

Pour donc vous montrer comment on peut passer d'un Sorbetto à une Datura en quelques heures, je vous en ai fait la démo ci-dessous :


 

Marre d’être un pigeon !

Je n’avais pas de barème de taille pour Sorbetto mais j’ai jugé que le 10 correspondait à peu près au 38 et j’ai eu raison. Une fois coupé mon patron papier, il m’a fallu le bricoler. Pour le devant, j’ai tracé un empiècement juste au-dessus de la pince de poitrine et j’ai coupé mon panneau en deux. C’est tout bête, vous pouvez y aller au pif. De toute façon, si vous vous trompez, vous pouvez toujours réimprimer la page, c’est sans risque !

 

Pour tailler les morceaux dans le tissu, procédez de la façon suivante :

  • empiècement devant sur la pliure du tissu en retirant les marges données pour faire le pli ;
  • panneau devant sous poitrine sur la pliure du tissu en retirant également les marges pour le pli. Remarque : j’ai préféré laisser ce pli que j’ai transformé en pli creux plutôt que plat. J’aurais pu tout aussi bien l’éliminer pour qu’il ressemble à Datura ;
  • empiècement dos sur la pliure du tissu
  • panneau dos en deux parties en laissant une marge pour former la bande de boutonnières. Remarque : ma bande de boutonnières est fausse car il est très facile de passer la tête. Donc pourquoi se fatiguer inutilement ?

 

Une fois tous les morceaux coupés, ça roule tout seul. Sauf que, j’ai du déplacer deux fois les pinces de poitrine (je suis visiblement mal foutue), diminuer les coutures sur les côtés, rallonger la blouse que je trouvais trop courte au départ et enfin, dessiner moi-même le col claudine.

Marre d’être un pigeon !
Marre d’être un pigeon !

Au final, si on oublie le pli creux, ma version gratos de Sorbetto ressemble à s'y méprendre à Datura. Et je n’ai ABSOLUMENT rien déboursé. Elle m’aura, certes, pris plus de temps que la version officielle mais quelle importance ! C’est le résultat qui compte.

Marre d’être un pigeon !

Ne croyez pas que cet exemple soit le seul que j’ai trouvé. Vous en verrez bientôt passer un autre encore plus évident. Voilà pourquoi je vous dis que l’on se moque parfois de nous. 

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Comment faire durer les restes

Publié le par Fille Ainée

Comment faire durer les restes

Parce que chez les 3xrien on n’aime pas gâcher les restes, avec ce qui me restait de mon sac à viande, j’ai réalisé un chemisier. Je ne sais pas d’où me vient cette fixation sur les mancherons et le col Lavallière mais il me les fallait.

Comment faire durer les restes
Comment faire durer les restes

Ce chemisier n’existe pas. Ne cherchez pas le patron, il est sorti de la tête de Pour mes jolis Mômes ICI. Et comme son interprétation me plaisait beaucoup, je me suis dit que, moi aussi, j'en aurais un.

 

Ma réalisation est donc un assemblage de Bombay pour le chemisier lui-même, tiré de Couture pour l’Été d’Annabel Benilan, et qui m’avait également servi pour faire une première version personnalisée LA.

 

Le patron des mancherons est généreusement offert par Hélène ICI.

Comment faire durer les restes

Quant au col, je l’ai dessiné toute seule comme une grande et si vous voulez des conseils pour le montage, rendez-vous LA, sur le site de Deer and Doe pour un tuto bien expliqué.

Comment faire durer les restes
Comment faire durer les restes

Vous ne verrez plus rien d’autre à partir de mon sac à viande car je l’ai totalement épuisé. Je ne sais même pas s’il m’en reste assez pour me faire un mouchoir !

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C’est dans le sac !

Publié le par Fille Ainée

Ce n’est que récemment que j’ai commencé à m’intéresser au linge de maison. Plus particulièrement, aux draps que l’on récupère dans les boutiques de recyclage. Ces vieux draps dont plus personne ne veut, récupérés dans les armoires de Mémé Ginette, dont il a fallu vider la maison à son départ en maison de retraite.

 

Des draps qui pour la plupart ont été très peu utilisés. Des draps qui me tendent les bras et me supplient de leur donner une seconde vie. Imaginez tout ce métrage de tissu dans lequel, si le motif le permet, je peux me tailler des robes à très peu de frais !

 

C’est donc lors d’une de mes visites à la recyclerie locale que j’ai déniché un sac à viande. Le nom m’a fait rire, cela faisait longtemps que je l’avais entendu. Pas très appétissant mais à la vue de ce petit imprimé fleuri, style Liberty, qu’est ce que je m’en fichais du nom qu’il portait ! 2 euros pour plus de 3 mètres de tissu. Il aurait fallu être inconsciente pour laisser passer une telle occasion. Remarquez, comme d’habitude, je n’avais alors strictement aucune idée de ce que j’allais en faire.

 

Ce n’est qu’en rentrant sous mes Tropiques surchauffées quand j’ai retrouvé ce patron de McCall’s que cela n’a fait aucun doute ! Mon sac à viande allait devenir une petite robe aux allures vintage. 

C’est dans le sac !

Quelle taille choisir ? Là, j’ai longtemps réfléchi car je fais d’habitude une taille 10 pour le haut et 12 pour le bas. J’ai donc farfouillé sur le Net pour savoir comment il taillait. Aucun détail à ce sujet ce qui veut habituellement dire qu’il n’y a pas de coucou. Sauf que, en prenant mes mesures, pour vraiment être sure de ne pas me tromper, voilà que tout fout l’camp. Et puis je réalise que le patron est taillé pour des Miss. À mon âge, je ne suis plus une miss et, afin de jouer la carte sureté, j’ai taillé en respectant le barême des tailles : 12 pour le corsage (pour mon 38) et 14 pour la jupe (pour mon 40). Impeccable ! Ca tombe pile poil. Il a juste fallu que je modifie la taille de la jupe pour qu’elle s’adapte au corsage.

C’est dans le sac !

Par contre, mon tissu étant assez transparent, il était obligatoire que je double la jupe avec un tissu fin blanc.

C’est dans le sac !

J’adoooooore cette robe ! Je m’y sens bien, elle est légère et la jupe coupée en biais bouge très naturellement.

 

Referais-je ce patron ? Oh oui, oh oui, oh oui. Peut-être la version C avec ses petites manches volantées, ou bien la version A pour aller à la plage. Je crois que le plus difficile dans tout patron, c’est de trouver sa taille. Ensuite, tout roule !

C’est dans le sac !

Allez voir dans les armoires de Mémé Ginette, peut-être y trouverez-vous votre bonheur !

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La Veuve

Publié le par Fille Ainée

La Veuve

Emportée dans mon élan après la lecture de La Coupure ICI, j’ai continué avec La Veuve.

 

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire. Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque. Jusqu'au jour où une petite fille disparaît et les médias désignent Glen, son époux, comme le suspect principal. Jane devient alors l'épouse d'un criminel et les quatre années qui suivent ressemblent à une descente aux enfers.

 

Mais aujourd'hui, Glen est mort. Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n'est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupules, la veuve va-t-elle enfin livrer sa version de l'histoire ? 

 

Ce roman donne tour à tour la parole à la veuve, la journaliste Kate Waters, déjà rencontrée dans La Coupure (en fait, ce roman se situe avant La Coupure dans l’ordre chronologique), au policier Bob Sparkes et à Dawn, la mère de la petite fille. J'en déduis que tous les romans de Madame Barton doivent être construits de la même façon. 

 

Également, tout comme le précèdent, c’est un roman très bien construit, un peu plus difficile à suivre à cause des nombreux flashbacks de l’histoire (demande donc beaucoup plus d’attention), mais terriblement bien écrit et c’est ça qui le sauve.

 

Car, oui, j’ai été un peu déçue. On se lance dans la lecture avec l'espoir qu'on sera floué, trompé.... parce qu'on adore ces polars psychologiques qui vous roulent dans la farine. On attend ce dernier moment quand soudain VLAN, le dénouement vous prend par surprise et vous vous dites mince, j'ai été berné(e) ! Car c’est sûr, tout au long de l’histoire, on pense tout connaître tellement on est intelligent ! Malheureusement pour La Coupure, il ne se passe rien et l’histoire se termine comme elle a commencé. Aucune surprise et on a envie de réclamer son argent.

 

Ceci dit, cela n’enlève rien au plaisir de la lecture et au fait que j’ai passé de bonnes soirées avec mon bouquin. Mais je reste sur ma faim et je suis, de ce fait, ravie d’avoir commencé par le deuxième roman de Madame Barton car, du coup, je sais qu’elle peut mieux faire. Et cela ne m’a pas empêché de commencer la lecture du troisième. Et cette fois-ci, je l’attends ce fichu VLAN de dernier chapitre !!

 

Publié dans Au fil des pages

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Les bouchées doubles

Publié le par Fille Ainée

Il devait, à l’origine, être prêt pour le départ à l’université de Grand Nain, et puis, impossible de vous dire ce qui s’est passé entretemps mais trois ans plus tard, cet ouvrage a peu progressé et dans quelques mois mon Nain termine ses études. Ce qui ne me rajeunit guère !

 

 

Les bouchées doubles

J’ai donc pris la décision de terminer mon quilt coûte que coûte. Le dernier bloc date de novembre 2015 ICI, c’est-à-dire 7 mois avant le départ de Grand Nain. Que les années passent vite !

Les bouchées doubles

Pour rattraper mon grand retard et me faire pardonner, je vous présente Harriet Homebody et son cottage si chic.

Les bouchées doubles

Et comme il faut aller encore plus vite que mon ombre, voici Angela.

Les bouchées doubles

J'avoue que j'aime beaucoup la tête du canin !

Les bouchées doubles

Cet ouvrage doit impérativement être terminé avant la fin du mois pour que je puisse ensuite le faire matelasser et l'emmener avec moi, dans mes valises, aux vacances de Pâques. Alors, je fends la bise...

Publié dans An Angel's Story, Patchwork

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Palette, tu en jettes !

Publié le par Fille Ainée

Monsieur Moutie se débarrasse régulièrement de ses vieilles palettes sur mon tas de bois, sauf que, moi, ça me fend le cœur de les voir partir en fumée. Alors, celles qui ont une bonne tête, je les mets de côté en attendant que l’inspiration vienne. Et, me connaissant, vous vous doutez bien qu’il ne faut jamais attendre bien longtemps !

 

Nous sommes en pleine rénovation du préau. Un endroit protégé qui nous servira à la fois de cuisine d’été, de terrasse pour buller (je connais déjà celui qui, après le déjeuner ira se vautrer sur le salon de jardin ; celui-là même qui me fournit en matière première), de pool house, mais aussi d’un endroit où nos neurones créatifs pourront s’exprimer à pleine puissance (et je vous parlerai de mon projet dans les jours prochains), bref d’un endroit où se détendre. En attendant que nos super maçons aient terminé de refaire la façade et que notre gentil carreleur nous pose les dalles, je pense déjà à la déco. Serait-ce prématuré ? Que nenni !

 

Je profite donc de ce dernier week-end ensoleillé dans ma Provence Natale pour m’essayer au pochoir sur bois. Quelque chose qui me tente depuis quelques mois mais faute de temps et surtout pas simple à réaliser sous mes Tropiques, il a fallu hier matin pour que je me lance.


Etape 1 : trouver un modèle tout fait.

Palette, tu en jettes !

Je vous avoue, je suis une quiche en dessin. Je laisse ça à Monsieur 3xrien qui manie le crayon et l’aquarelle comme un pro. Je me souviendrais toujours des cours d’Arts Plastiques à l’école. Et rien que de vous en parler, ça me donne des plaques d’eczéma.

 

J’étais tellement nulle et la prof tellement peu diplomatique, que si j’avais eu, ne serait-ce, une once de talent dans le sang, j’aurais pu m’en tirer avec une note au-dessus de la moyenne. Mais malheureusement, très souvent, ce Mussolini de l’art créatif se servait de mes réalisations comme exemple de ‘ce qu’il ne faut surtout pas faire’.

 

Je lui en veux beaucoup ! Comme si l’art n’était pas entièrement subjectif !! Je me plais à penser que mes créations, tellement en avance sur leur temps, lui sont passées au-dessus de la tête. Donc pour en revenir au modèle, rendez-vous sur mon site de perdition, où là, on ne sait que faire de tout ce choix !

 

Une fois trouvé mon bonheur, je me suis contentée de faire un clic droit et de sauvegarder mon dessin sous format JPG.

 

Palette, tu en jettes !

Etape 2 : trouver la planche de rêve. Pour ça, très facile, il suffit d’aller fouiller dans le tas de bois. Sauf que… fait froid ces temps-ci. Ça demande donc pas mal de temps pour s’équiper.

 

Etape 3 : la préparation. Pour ce premier projet, je me suis contentée de poncer ma planche. Pas de lasure, pas de peinture, que du naturel !

 

Palette, tu en jettes !

Etape 4 : l’impression. C’est là où les choses se compliquent si vous ne maîtrisez pas totalement la bête. Il s’agit, en l’occurrence, d’imprimer le modèle choisi à l’étape 1 à l’envers pour pouvoir le décalquer à l’endroit. Vous me suivez ? J’ai donc inséré mon fichier JPG dans un document Word, puis je l’ai retourné à l’horizontal. Sinon, si votre imprimante vous le permet, sélectionnez l’impression à l’envers.

 

Etape 5 : comment décalquer sans se prendre la tête. Comme les gosses, j’ai tracé mes lettres au crayon à papier puis j’ai retourné ma feuille sur ma planche. J’ai, ensuite, avec beaucoup d’assiduité et en tirant la langue, repassé sur mes traits de crayon au stylo bille. N’hésitez pas à graver la planche en bois, elle ne vous en voudra pas ! Le bois de palette est tendre sauf quand on tombe dans un trou de vis ! Mais là, c’est de votre faute parce que vous n’avez pas réfléchi, au préalable, au placement ! Ou alors, dites que vous l’avez fait exprès.

 

Etape 6 : les contours. Je vous conseille de repasser vos gravures au crayon a papier, histoire d’être très clair et de savoir où aller à l’étape suivante, l’étape la plus stressante à mon avis, l’étape du ‘ne déborde pas des lignes quand tu colories’. Vous vous en souvenez de celle-là ? Retour d’enfance.

 

Etape 7 : ‘Reste dans les lignes ma fille’. L’étape qui m’a le plus posé problème. Rapport à l’étape 1. Comme je ne suis pas très douée en peinture, ni dessin, j’ai choisi un gros feutre noir plutôt que pinceau et peinture. Remarquez, ça a été un gros coup de bol que je trouve ce feutre noir et c’est lui qui m’a sauvé la vie sinon, qui sait, à l’heure actuelle, mon panneau serait peut-être déjà dans l’étang, à flotter avec les algues !

Palette, tu en jettes !

Même avec mon outil de précision, le stress m’a fait trembler. Conseil d’amie, ne buvez rien quinze jours avant de tracer vos traits ! Même à jeun, j’ai tremblé comme une feuille alors que, si on y pense, il ne s’agissait pas de ma vie, mais d’une toute petite planche de bois de rien du tout. Je prends les choses très à cœur !

Et surtout méfiez-vous, protégez la lettre terminée avec une feuille de papier avant de procéder à la suivante pour éviter de tout gâcher en vous appuyant dessus. L’encre fraîche du feutre pourrait ne pas vous le pardonner. 

 

Palette, tu en jettes !

Etape 8 : le séchage. Surtout, SURTOUT, une fois vos lettres coloriées, ne touchez PLUS à la planche. Le feutre sèche lentement et il serait regrettable de tout gâcher à cause d’une impatience incontrôlée et incontrôlable.

 

Etape 9 : le ponçage. Il est maintenant temps de donner un look ‘distressed’ à votre planche. En bon français, ça veut dire fatigué. Du coup, quand on y réfléchit bien, je vous demande, à l’étape 3, de poncer cette p’ove planche qui a passé des mois dehors pour la rendre belle, et au final, il faut lui redonner un look vintage ! Cherchez pas à comprendre.

 

Etape 10 : la protection. Sortez toujours couvert, on ne nous le répète jamais assez !! Dans ce cas précis, c’est juste pour protéger la planchette. Cire, lazure, au choix. Perso, j’ai passé une couche de cire blanche sur mon projet.

 

Palette, tu en jettes !

Etape 11 : Une suivante ? Et oui, vous vous en doutez, j’ai continué sur ma lancée. Parce que quand on aime, on ne compte pas.

Palette, tu en jettes !

Je tiens tout particulièrement à remercier Monsieur 3xrien de m'avoir permis d'utiliser son Atelier tout neuf. Sauf que... Monsieur 3xrien n'a pas vraiment eu le choix en cette instance car il était à plus de 10 000 km de mon projet mais... c'était quand même trop chouette de pouvoir faire de la poussière et du bruit en ce dimanche sans déranger les voisins. Et surtout, merci à ma fidèle copine, Madame Scie Sauteuse. Toi et moi, on est amies pour la vie !!

Palette, tu en jettes !
Palette, tu en jettes !

Je profite également de ce post pour dire ‘M..de à ma prof d’Arts Plastiques’. T’as vu, Pétasse, comment je me suis rattrapée aux branches ? Je te hais !!

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Le bout du bout

Publié le par Fille Ainée

Mon périple avec Grand Nain s’achève au bout du monde, à Lands End. Au loin, on pouvait tout juste apercevoir les Iles Scilly. Mais surtout, en avant plan, le phare de Longships, qui date de 1869. 

 

Le bout du bout

Nous avons profité de nos deux dernières journées ensemble pour explorer le ‘coastal path’ qui s’étend sur 1 014 km.

Le bout du bout
Le bout du bout
Le bout du bout

Rassurez-vous, nous n’avons pas marché sur toute sa longueur mais nous sommes partis, très humblement, de Lands End pour rejoindre le village de Sennen,

Le bout du bout
Le bout du bout
Le bout du bout
Le bout du bout

et sa plage...

Le bout du bout

mais aussi pour, surtout, nous goinfrer au pub local.

Le bout du bout
Le bout du bout

Une promenade très ventée, surtout en cette saison, mais une vue à vous couper le souffle.

Le bout du bout

Certains, cependant, y ont trouvé une fin malheureuse comme ce bateau, le RMS Mulheim qui, en mars 2003, s’est échoué sur les rochers. Le capitaine se serait-il endormi aux commandes ! Serait-ce l'effet de trop d'Ambroisie ?

 

Le bout du bout

Nous avons terminé notre promenade alors que les derniers rayons du soleil se reflétaient sur la mer et que le phare sonnait la corne de brume. 

Le bout du bout
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Sylvie, où es-tu ?

Publié le par Fille Ainée

Depuis quelques temps, OB me cause du souci. Beaucoup même.

Vous êtes quelques unes à m'avoir envoyé des messages en mode privé et voilà que je ne les reçois pas, même si OB m'assure, dur comme fer, qu'il sont bien dans ma boîte mail.

J'ai demandé de l'aide et puis, nada. Alors Sylvie, si tu me lis, sache que ce n'est pas parce que j'ai reçu une très mauvaise éducation que je ne te réponds pas mais simplement parce que j'ignore totalement où est ton message. 

J'ai modifié mes paramètres et si tu veux bien me renvoyer ton message, j'attends !

Publié dans Tranches de vie

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