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Jamais plus jamais

Publié le par Fille Ainée

Jamais plus jamais

Je vous mets de suite dans l’ambiance, inutile de vous le cacher plus longtemps. Je viens de terminer la lecture d’un bouquin pour lequel son auteur n’a vraiment fait AUCUN effort en matière de recherches. Et pourtant, on déclare dans la presse littéraire que Madame Agnès, je cite, « fait aujourd’hui partie des auteurs les plus lus en France ». Madame Martin-Lugand serais-tu une copine de Musso ?

 

Remarquez, je ne vais pas pleurer sur l’achat de ce bouquin car je l’ai trouvé dans une brocante pour un euro. Par contre, bêtement, je ne me suis pas contentée d’en acheter seulement un. Je n’ouvrirai donc même pas le deuxième et il ira de suite dans une banque du livre rendre une autre de mes compatriotes heureuse.

 

En plus, quand on sait que les droits d’adaptation cinématographiques ont été achetés par The Weinstein Company, ça me donne immédiatement envie d’aller le brûler. 

 

Je vous dois évidement des explications pour justifier ma déconvenue ! Et pour m’expliquer, je vais me référer à l’édition  Pocket que j’ai entre les mains.

 

Ce roman commence par deux décès. Pas drôle, mais jusque là ça tient la route. Un an plus tôt, Diane a perdu, dans un accident de voiture, sa fille et son mari. Elle ne peut se remettre de cette tragédie et ne sort plus de chez elle malgré les efforts de son ami Félix pour l’aider à reprendre une vie normale. 

 

Un jour, Diane décide soudain de quitter sa vie parisienne et de s’exiler en Irlande, pays que son défunt mari rêvait de découvrir. Et la voilà qui abandonne tout, prend ses valises et atterrit à Mulranny, petit village irlandais perdu dans le comté de Mayo. Je vous mets une petite vidéo pour vous montrer combien la côte irlandaise est magnifique. De toute façon, le pays entier est superbe. Déjà, ça donne envie de partir. De tout quitter.

Donc, jusqu’au départ de Diane pour Mulranny, tout va bien pour moi. C’est la suite qui m'a franchement exaspérée. Attention, si vous avez des envies de lire ce roman, arrêtez là la lecture de mon article car ce qui va suivre va forcément vous en gâcher la lecture ! Attention spoilers !

 

Lorsque Diane prend sa voiture de location à l’aéroport de Dublin, elle cale systématiquement. Sous l’œil goguenard des loueurs. Quelle quiche n’a pas réalisé que si la conduite se fait du côté opposé, il est évident que la boîte de vitesse l’est aussi ! Mais arrêtez de nous prendre pour des nouilles, Agnès ! Et puis de même, ce n’est pas parce que vous êtes incapable de changer un fusible (page 60) que toutes les filles sont aussi quiches que vous !

 

Une fois arrivée à Mulranny, Diane fait la connaissance d’Aby et Jack, un couple charmant à qui appartient le cottage qu’elle loue. Aby et Jack ??? Là, je reste dubitative ! Je n’ai JAMAIS entendu des noms pareils en Irlande. Donnez-moi du Eoin, Cuan, Oisin ou encore Shioban mais Aby et Jack ? Des prénoms à consonance tellement British que j’ai du mal à y croire. Surtout que page 47, Aby tient bien à informer Diane que « n’oublie jamais que nous ne sommes pas anglais » ! Incroyable. Et du coup, l’Agnès en rajoute une couche quand Edward fait son apparition. Edward ?!?

 

Pour éviter de vous dire de grosses bêtises, j’ai profité d’une soirée au pub pour consulter nos amis irlandais. Et Dieu sait qu’il y en avait ce soir là. La preuve est formelle, il est absolument impossible que des gens d’un certain âge comme Aby et Jack aient été appelé ainsi. Quant à Edward, il aurait tout simplement été prénommé Ned si ses parents avaient eu une inclination quelconque pour la culture britannique. Mais évidement, Ned ça fait moins sexy qu’Edward !

 

Maintenant passons au bilinguisme de Diane. Miracle ! Page 43, Diane débarque donc chez le loueur de voiture et déclare « j’avais réussi à comprendre mon interlocuteur – en dépit de son accent à couper au couteau… ». Agnès, je vous l’accorde, ce n'est pas facile surtout quand on débarque tout frais de Paris sans avoir jamais mis les pieds en Irlande. Il faut du courage ou être tombé dedans quand on était petit. Page 55, elle réitère en disant « il fallait que je travaille mon accent ». Donc on comprend très vite que pour Diane, il va y avoir de grands moments de solitude au niveau du dialogue. ET pourtant, la voilà qui n'a absolument AUCUNE difficulté, lorsque complètement bourrée, à la sortie du pub, elle trouve les mots justes pour insulter Edward/Ned : page 99, je cite « protège tes bijoux de famille, connard ! ». Chapeau !

 

Cela fait plus de 20 ans que je côtoie l’Homme. L’Homme n’est certes pas irlandais mais briton et lorsque nous échangeons des petits noms d’oiseaux sous le coup de la colère, même après toutes ces années, il m’arrive de ne pas trouver mes mots et du coup je me mets a bégayer, ce qui évidement donne beaucoup moins de poids à mes arguments ! Mais Diane, oh miracle, après seulement quelques semaines dans un bled perdu d’Irlande, alors qu’elle sort très peu de son cottage, semble avoir acquis un vocabulaire très coloré. Et en plus sous l’effet de l’alcool. Une aberration.

 

Continuons dans le registre de l’alcoolémie. Diane fréquente pas mal le pub local. Normal, c’est là où va boire Edward/Ned, mais c’est également là où elle apprend à boire de la Guinness. Non seulement, elle découvre cette bière infâme (notez que c’est une remarque personnelle), mais cette fameuse soirée du Nouvel An, à laquelle elle ne voulait pas se rendre, elle se saoule tellement qu’elle pense que c’est une fameuse idée de prendre le volant sur les petites routes de campagne irlandaise, en plein milieu de la nuit. A ce stade là, c’est du suicide. Il me vient alors l’envie de la voir passer dans un fossé. Elle, et les cigarettes qu’elle fume à la chaîne. D’ailleurs, entre parenthèse, son addiction à la cigarette est particulièrement pénible. Inutile d'insister Agnès, on avait compris la première fois.

 

Pour en revenir à cette conduite en état d’ivresse, je le conçois, s’il lui était arrivé quoi que ce soit, Diane aurait été dans l’impossibilité d’insulter les bijoux de famille d’Edward/Ned et du coup, un chapitre entier tombait à l’eau !

 

Vous l’aurez compris, ce bouquin m’a sérieusement tapé sur les nerfs. Mais ce qui remporte le pompon, c’est ce stéréotype : les Irlandais sont des « rugbyman mangeurs de moutons et buveurs de bière brune ». Là, j'ai envie de lui faire bouffer ses carcasses de moutons et de lui plonger la tête dans la Guinness à l'Agnès. Ca lui plairait si je l’appelais mangeuse de grenouilles et buveuse de picrate ?

 

Moi je sais comment elle l’a écrit son bouquin. De son canapé, en fumant à la chaîne, en finissant les fonds de bouteille, en une semaine top chrono. Jamais, elle n’est allée en Irlande, ne fréquente absolument pas les pubs irlandais et Mulranny, elle l’a choisi en faisant tourner sa mappemonde et en posant le doigt dessus, au pif, au hasard. Retourne dans ton canapé Agnès !

 

Publié dans Au fil des pages

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Le plus bel endroit du monde est ici

Publié le par Fille Ainée

Le plus bel endroit du monde est ici

Ce n’est pas moi qui le dis mais les auteurs de ce livre très mince qui a tenu une toute petite place dans ma valise de retour. Un livre que j’ai dévoré pendant mes 20 et quelques heures de voyage pour rejoindre mes pénates tropicales. Ce livre est rempli de poésie et de magie et a le chic pour vous donner le sourire.

 

Iris a 36 ans et elle vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Un dimanche soir, rongée par les idées noires, elle en vient presque à se jeter d’un pont pour en finir. Cependant, interrompue dans son geste suicidaire, elle se met alors à errer dans les rues et tombe par hasard sur la devanture d’un café au nom plus qu’étrange : Le plus bel endroit du monde est ici

 

Intriguée, elle rentre et à l’intérieur, l’attend Luca, un bel italien…

 

Ce roman, un peu déjanté, est un conte philosophique qui sent bon le chocolat chaud. Je l’ai beaucoup aimé car il suscite la réflexion. Ce n’est pas un livre qui une fois terminé ne vous laisse que les souvenirs d’une belle histoire, mais c’est un roman qui pousse au questionnement. Et si en plus vous croyez aux anges !!!

 

 

Publié dans Au fil des pages

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T’ite blouse de fin de soirée

Publié le par Fille Ainée

Lorsque ma Jumelle est partie vendredi dernier, je me suis trouvée toute bête. On avait passé la journée à bavasser, à échanger et on a même réussi à faire quelques points de couture ! Cela faisait plusieurs années que l’on ne s’était pas retrouvées. Ma Jumelle me dit 2012, mais je pense que c’était peut-être avant.

 

Mes Nains ne cessent de me mettre en garde contre les rencontres faites sur le Net ; on n’est jamais trop prudent. Mais avec ma Jumelle, ça a tout de suite fait tilt ! Et j’espère bien qu’avec mon projet d’atelier créatif pour l’année prochaine, j’aurai l’occasion de vous rencontrer plus nombreuses. Mais je vous en reparlerai plus tard. Dans un prochain article.

 

En attendant, après son départ, avec une part de pizza qu’elle n’avait pas pu finir dans son sac (histoire de ne pas rentrer les mains vides et de nourrir l’Homme agonisant de faim), l’envie de couper du tissu m’a titillée.

 

Comme ici, je n’ai pas beaucoup de moyens ni de fournitures, j’ai choisi un truc simple, mis une t’ite musique d’ambiance et j’ai fait chauffer la MAC. Et de cette soirée en solitaire, est né un haut tout droit sorti du magazine Bernina « Inspiration » no. 71 ICI.

 

T’ite blouse de fin de soirée

Ce qui m’a pris le plus de temps pour ce top d’été (Dame Nature joue les prolongations), c’est l’inclusion de la dentelle au niveau des manches. J’ai préféré ne pas en mettre sur le haut lui-même.

T’ite blouse de fin de soirée

Aucune difficulté d’exécution si ce n’est que j’ai choisi de ne pas faire de biais pour terminer l’encolure du dos mais une parementure à la place. Ce qui, je pense, donne un aspect plus fini à l’ensemble.

T’ite blouse de fin de soirée
T’ite blouse de fin de soirée

Les marges de couture ne sont pas comprises au niveau du patron et j’ai opté pour une taille 40. Il faut dire que depuis que je suis dans mes pénates provençales, mon tour de taille (et de hanche !) a une fâcheuse tendance à s’élargir. C’est curieux ces vêtements qui rétrécissent !! Ça doit être ma lessive.

T’ite blouse de fin de soirée

Un petit haut qui me plaît beaucoup parce qu’il a une forme particulière – plus long derrière que devant ce qui me force à rentrer le ventre – et qui si j’avais relavé le tissu avant de le couper (il a passé plus de deux ans dans des cartons de déménagement) m’aurait rappelé de longues promenades dans les champs de lavande. En attendant la prochaine lessive, je sens plutôt le rat moisi !!

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L'indésirable

Publié le par Fille Ainée

L'indésirable

Mettons-nous dans l’ambiance :

 

un grand manoir qui tombe en ruine, perdu dans la campagne du Warwickshire. Une famille désargentée mais toujours aussi fière qui, en cette fin de seconde guerre mondiale, n’a plus les moyens d’entretenir l’immense domaine. Et pourtant, le Dr Faraday se souvient, jadis, de fêtes et de grandes réceptions alors qu’il n’était que jeune garçon, fils d’une des domestiques.

 

Appelé au chevet de Betty, unique domestique à Hundreds Hall, Dr Faraday découvre avec tristesse ce qu’est devenu le domaine. Un lieu délabré, un parc totalement à l’abandon, une bâtisse qui croule sous la végétation. À l’intérieur, des pièces condamnées, des tapisseries qui tombent en lambeaux. Betty, elle, semble terrorisée par la maison elle-même. Qui, quoi, se cache entre les murs de Hundreds Hall ?

 

640 pages pour un roman qui oscille entre thriller et fantastique. Je dois vous avouer qu’il m’a causé quelques insomnies. Une nuit notamment où incapable de dormir, j’ai repris ma lecture, toutes lumières allumées. Au fur et à mesure de la lecture, on sent la tension monter, l’atmosphère s’alourdir, le réel devenir perturbé par des éléments d’ordre métaphysique qui instaurent le doute chez le lecteur.

 

Une histoire qui malgré tout tarde à démarrer. Ce n’est qu’en milieu de lecture qu’enfin se manifestent les premiers signes troublants. Lorsque Roderick, le fils ainé, revenu de la guerre manifestement traumatisé, devient la première victime. À moins que… avant cela, il ne s’agisse de Gyp, le chien. On nous promet frissons, suspense, mais ça piétine un peu.

 

Ce roman est également une chronique de l’Angleterre de la fin des années 40, encore fortement influencée par le système de classe sociale. Un témoignage de ces familles issues de la noblesse, croulant sous la décrépitude et les dettes. Une sorte de Downton Abbey qui aurait mal tourné.

 

J’ai aimé MAIS… la fin du roman m’a déçue. Je m’attendais à autre chose. À quelque chose de plus retentissant, de plus effroyable. Quoi que la question du « qu’a t-elle vu à l’étage » me hante toujours !! Vilain jeu de mot évidement.

 

Ce livre vient de sortir au cinéma. Son adaptation sera t-elle à la hauteur ?

 

 

 

 

 

 

Publié dans Au fil des pages

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J’ai testé pour vous un truc qui ne marche pas du tout !

Publié le par Fille Ainée

Il y a des moments dans la vie où il faut donner de sa personne. Et cette semaine dernière, j’ai enfin voulu en avoir le cœur net. Tout d’abord parce qu’en regardant la pub, j’ai cru à une blagounette.

 

Dans le registre du pipi caca prout, les 3xrien sont des pros ! Surtout aux heures des repas. Alors, pensez donc, une pub qui vante les mérites d’un désodorisant qui sauve la face et évite le drame après un passage aux toilettes, ca ne pouvait que faire tilt. Qu’il lève le doigt celui/celle qui n’a jamais laissé de trace mortelle dans un lieu public ! Qui n’a jamais dit silencieusement pardon en laissant sa place sur la tinette !

 

Je me suis donc dit qu’un truc pareil, ca allait faire un tabac. Parce que ça concerne absolument tout le monde et surtout parce que c’est américain. Et quand ça vient de ce côté là du monde…

 

VIPoo pour ceux/celles qui n’auraient pas saisi le jeu de mot, c’est un mélange de VIP (Very Important Person) et de Poo qui chez nos Britons farceurs est l’équivalent d’un Number Two, la grosse commission quoi. Parce que le Number One, c’est le petit pipi d’oiseau, le gazouillement de la mésange. Bref, vous comprenez à quoi je veux en venir.

 

Pour en revenir à notre histoire, ce n’est que lorsque j’ai aperçu par hasard, dans les rayons de mon supermarché local, l’objet en question que fut prise ma décision. Il fallait absolument que je teste ce vaporisateur.

 

Niveau prix, c’est pas le top, même le double d’un désodorisant normal, mais imaginez ce sujet de conversation d’enfer lors de mon prochain dîner entre amis. Encore faut-il que l’un d’eux soit pris d’une envie soudaine et l’annonce haut et fort à la société. Imaginez l’attente, le suspense et finalement ce déferlement de questions pour savoir si oui ou non, le vaporisateur en question a fonctionné. Et qui ensuite, sera assez courageux pour retourner sur les lieux du crime et humer l’air ambiant ?

 

Pour éviter de mettre mes invités dans l’embarras dans le cas où cette invention ne serait pas à la hauteur, je l’ai donc testé, dans l’intimité. Remarquez, comme je suis seule, en ce moment, à la maison, je suis loin d’être partiale. Suffit que ce jour là, j’ai le nez bouché et hop… à l’eau les résultats de mon test.

 

Il a fallu bien sûr attendre le moment propice parce que ca ne se fait pas sur commande ces choses là ! Et trouver un moment calme, de détente. Il existe 4 senteurs, et j’avais porté mon choix sur citron qui me semblait être le plus naturel. La lavande, j’en ai plein mon jardin, la rose me rappelle Belle-Maman et les fruits, bof.

 

Après avoir lu dans son intégralité le mode d’emploi, me voilà prête. J’asperge de 3 à 5 coups de pschitt l’eau de ma cuvette, et là, une très forte senteur de citron pas du tout bio se dégage. Je m’empresse donc de m’asseoir au plus vite pour empêcher la propagation de cette odeur chimique qui au final rappelle énormément la senteur des aérosols jusque là disponibles dans le commerce. Remarquez que je suis toujours confiante à ce stade là. Ces gouttelettes sont supposées former une couche qui empêche les odeurs de remonter à la surface. À mon humble avis, après 3 à 5 pschitt, on ne sent plus rien de quoi que ce soit ! On a les muqueuses brulées !

 

Je termine, je me lave les mains et pour moi, ça sent toujours l’odeur incroyablement pas naturelle des désodorisants WC. Ceux que l’on utilise habituellement et qui alerte immédiatement celui qui vous suit qu’un crime vient d’être commis et qu’il serait bon qu’un léger temps d’attente (si possible) soit respecté. Le temps que l’arôme citron/océan bleu/lavande – au choix – et non-digestion du curry de la veille se dissipe.

 

Malheureusement, le VIPoo citron persiste. Et ce qui va suivre, cher(e)s lecteurs/lectrices, n’est absolument pas une invention de ma part pour faire rire la galerie. La sonnette sonne ! Je tiens à préciser avant de continuer que, pour des raisons qui me sont encore inconnues, j’avais choisi de réaliser mon test sanitaire au rez-de-chaussée et non dans l’intimité de mes quartiers privés, à l’étage. Je m’empresse donc d’aller ouvrir et là, se tient mon voisin qui m’annonce qu’il vient me rendre mon salon de jardin emprunté il y a deux semaines et que… oh, voyez-vous ça, je n’ai pas encore vu la fin de tes travaux de rénovation Fille Aînée, puis-je entrer ?

 

Et là, je ne sais pas ce qui m’a prise parce que j’ai tout naturellement ouvert la porte et nous nous sommes longuement extasiés sur les nouveaux carreaux du vestibule pendant que sournoisement, s’infiltrait un délicat arôme de citron sanitaire. J’avoue que mon voisin est resté stoïque mais il est évident qu’il a immédiatement reconnu cette odeur très particulière. Peut-être que lui aussi avait opté pour fraîcheur citronnée, nul ne le saura.

 

En regardant à nouveau la pub, je suis quelque peu pantoise devant la mention « dangereux » qui apparaît à l’écran, tout à la fin. Qu’y a t-il de si dangereux dans ce produit ? À part peut-être l’overdose de vapeurs de faux citron ?

 

Il faut savoir que ce vaporisateur libère des substances qui ne font que cacher les odeurs néfastes. Ils ne font que gêner notre capacité à sentir en recouvrant nos conduits olfactifs d’un fin film huileux et relâchent un agent qui anesthésie nos terminaisons nerveuses. Sachant cela, je crois que je préfère encore retenir ma respiration ou attendre que le nuage toxique se soit envolé ailleurs ! Je vous laisse juge.

 

 

Publié dans Trouvailles rigolotes

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Puygiron

Publié le par Fille Ainée

La semaine dernière, toujours dans le cadre des Journées du Patrimoine, Moyen Nain et moi sommes allés découvrir le château de Puygiron.

Puygiron
Puygiron

Puygiron est un tout petit village dans la Drôme provençale. Il s’est développé à partir du XIIème siècle autour du château, construit, lui fin XII, début XIIIème siècle.

 

Ce château est une construction rectangulaire, flanquée de quatre tours. L’une d’elles forme le donjon.

Puygiron
Puygiron

C’est Monsieur le comte qui nous a fait visiter. Tout d’abord, la cour intérieure qui abrite une tour Renaissance hexagonale possédant une porte en ogive et un escalier à vis.

Puygiron
Puygiron
Puygiron
Puygiron
Puygiron
Puygiron
Puygiron

Nous sommes ensuite passés dans la salle des gardes avec son énorme cheminée et des voutes retombant sur un énorme pilier central. C’est ce pilier qui soutient toute la structure au-dessus. Le jour où il lâche…. !

Puygiron
Puygiron
Puygiron

Monsieur le comte nous a ensuite fait découvrir une des caves du donjon dans laquelle un énorme tas d’immondices avait été stocké. Pour la vider, l’organisation, en famille, de grands chantiers de jeunesse où chacun vient avec un seau. Le tout dans une grande bonne humeur.

 

Nous avons fini la visite par un tour de jardin pour admirer l’extérieur.

Puygiron
Puygiron
Puygiron

Les travaux de rénovation continuent toujours et ils dureront, je pense, de très nombreuses années. Si vous voulez vous armer d’un seau vous aussi…

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Tous à la plage !

Publié le par Fille Ainée

Tous à la plage !

Je n’aime pas beaucoup la plage l’été. Trop de monde, trop chaud, trop tout. Par contre, la plage en arrière saison, c’est le pied. Quand les touristes sont partis et que le calme est revenu dans les dunes.

 

Sur ma carte postale, les derniers estivants ont quitté le littoral et il ne reste plus que les pêcheurs à l’épuisette qui traquent la crevette dans les mares laissées par la mer à marée basse.

 

Tous à la plage !
Tous à la plage !

Grand Papi est rentré en oubliant son pliant sur la plage et le voisin a laissé son parasol dehors. Qu’ils sont bien négligents !!

Tous à la plage !

Troisième carte postale d’une série de 14 dont vous trouverez le modèle gratuit ICI. Cette carte postale me rappelle mes vacances en Vendée avec Cadette et les cousines, il y a bien bien longtemps ! Quand Grand Papi partait à vélo tôt le matin pêcher l’anguille et nous apprenait à attraper des couteaux lorsque la mer se retirait. Nostalgie, quand tu nous tiens ! Si j’avais su, j’en aurais beaucoup plus profité.

Publié dans Patchwork

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Craft

Publié le par Fille Ainée

Enfin ! Je t’ai terminée, saleté !!!

Craft

Grande adepte des modèles de Kim Hargreaves, je dois vous avouer que celui-ci m’a donné du fil à retordre. Plus de 18 mois pour le pondre !! Du jamais vu. Et tout ça parce que la longueur des manches tenait plus à celle des bras de chimpanzés ! Et évidemment pour défaire une Fine Kid, il faut avoir les nerfs solides. Pourtant j’ai bien suivi le modèle mais une fois la première manche terminée ET cousue, j’aurais pu faire la poussière en traînant les bras au sol.  

Craft

Alors, évidemment, ça m’a un peu refroidie. Du coup, j’ai mis plus de 6 mois à affronter mes démons. Jusqu'à cet été.

Craft
Craft

Donc, voilà le remake des bras de chimpanzés et du coup, sur une lancée, une seule, le pull CRAFT dont le modèle est ICI.

Craft
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Promenade patrimoinesque

Publié le par Fille Ainée

C’est la première fois que je me trouve en France pour le week-end des Journées du Patrimoine et j’ai donc voulu en profiter à fond. J’ai traîné Moyen Nain sur toutes les petites routes de campagne avoisinantes pour aller jeter un œil de l’autre côté des grands murs. Pas d’intérêt pour les grands bâtiments publics mais une grande curiosité pour tous les petits joyaux privés. Et c’est en tombant par hasard sur la Villa Sestier à Sauzet que je me suis dite « la vie est quand même bien faite » ! Ce petit bijou de l’Art Nouveau a été une très belle découverte.

 

Acquise fin XVIIIème siècle par Honoré Sestier, notaire à Montélimar, la villa n’est, au départ, qu’une folie : un petit pavillon à la campagne destiné à faire la bringue le week-end avec les copains !

Promenade patrimoinesque

C’est son petit-fils, également appelé Honoré, qui reprend la maison et décide de l’embellir pour l’assortir aux extérieurs, un parc de plusieurs hectares réalisé à l’anglaise par Gabriel Luizet, architecte et paysagiste qui s’la pète à l’époque ! Et il est content le Gabriel de son travail qu’il considère comme l’un des plus beaux parcs privés de la Drôme. Sauf que malheureusement pour lui, ce parc tombe maintenant en désuétude et aurait bien besoin d’un bon coup de tondeuse !! Ou de quelques moutons.

Promenade patrimoinesque

La Villa Sestier est bien éloignée du style provençal et on s’attendrait plutôt à la trouver en ville plutôt que perdue en pleine campagne.

 

Honoré choisit Nicolas Vernon, architecte, pour superviser l’ensemble du gros œuvre mais aussi la réalisation de la déco et du mobilier. Le t’it Nicolas suit la mode mais n’est pas novateur. Je le soupçonne d’avoir regardé dans les catalogues déco de l’époque pour réaliser la bicoque. Si Pinterest avait alors existé !!!

 

Cette maison de maître suit les grands principes de « l’Art Nouveau » : dissymétrie des toitures, vitraux dans la véranda et références à l’extrême orient dans les faitières du toit.

Les écuries

Les écuries

La faisanderie

La faisanderie

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est que Gilou, qui dirigeait la visite, et propriétaire des lieux, n’avait pas trouvé le temps de ranger le long tuyau d’arrosage qui traînait dans le jardin et dans lequel tout le monde se prenait les pieds (y aurait-il eu un accord tacite pour compter combien d’entre nous allaient se vautrer dans les jardins à la française ?) et d’écarter vélos, tondeuse et barbecue dispersés sous ces magnifiques vitraux ? Tout comme les jouets entassés sous l’escalier du vestibule. A moins que l’effet voulu eut été du style « foutoir historique » ?!

 

La visite a donc commencé par la véranda où nous avons pu admirer les vitraux réalisés par le maître verrier Thomas, ainsi que le VTT de Gilou.

Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Magnifiques carreaux de ciment sur le sol du vestibule

Magnifiques carreaux de ciment sur le sol du vestibule

Puis nous sommes passés dans La Clairière : un petit fumoir dans lequel nous nous sommes tous entassés (nous étions plus d’une vingtaine) et dans lequel Gilou m’a rendu très nerveuse en pointant des objets rarissimes avec sa canne. Alors que nous essayions tous de ne pas bouger une patte pour ne pas faire tomber les vases d’époque ! Le Gilou, lui, était confiant.

Promenade patrimoinesque
Remarquez les tapisseries

Remarquez les tapisseries

Promenade patrimoinesque

Nous sommes ensuite passés au salon pour admirer les meubles africains rapportés par Gilou. Je ne suis pas certaine que nous ayons les mêmes goûts mais je n’habite pas les lieux ! Plusieurs meubles et vases ont été malheureusement dérobés en 1982.

Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Je vous déconseille vivement de vous y asseoir

Je vous déconseille vivement de vous y asseoir

J'ai, un instant, cru, au grand embarassement de Moyen Nain, qu'il s'agissait d'autre chose ! Non Mesdames, cela n'est pas une statue d'un dieu de la fertilité ;-) !

J'ai, un instant, cru, au grand embarassement de Moyen Nain, qu'il s'agissait d'autre chose ! Non Mesdames, cela n'est pas une statue d'un dieu de la fertilité ;-) !

Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Les détails du plafond

Les détails du plafond

Promenade patrimoinesque
La salle à manger, pièce dans laquelle Gilou s'est fait rappeler à l'ordre car il bavassait trop

La salle à manger, pièce dans laquelle Gilou s'est fait rappeler à l'ordre car il bavassait trop

Promenade patrimoinesque
Les vitraux de la salle à manger. C'est chic...

Les vitraux de la salle à manger. C'est chic...

Mais ça n'éclaire pas beaucoup la pièce.

Mais ça n'éclaire pas beaucoup la pièce.

Le couloir et son exposition temporaire (on l'espère) de jouets et autres babioles

Le couloir et son exposition temporaire (on l'espère) de jouets et autres babioles

Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Un meuble superbe noyé dans le fouillis

Un meuble superbe noyé dans le fouillis

A l'étage, la chambre à coucher et sur ses murs, des tissus en soie naturelle qui résistent à l’usure du temps mais pas à celle du soleil.

Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque

Je me demande si dans la salle de bain, Gilou n’avait pas oublié de retirer son peignoir pour nous donner une impression de vécu ?

Promenade patrimoinesque
Promenade patrimoinesque
Cette restauration là me semble un peu douteuse

Cette restauration là me semble un peu douteuse

Promenade patrimoinesque
Ces superbes toiles d'araignée sur le vitrail supérieur m'ont reconciliée avec les miennes !

Ces superbes toiles d'araignée sur le vitrail supérieur m'ont reconciliée avec les miennes !

Cette visite a été charmante et il est évident que la rénovation d’un tel lieu ne doit pas être un long fleuve tranquille. Surtout si l’on doit s’accorder avec l’administration un peu farfelue quand il s’agit d’un lieu classé historique.

 

Si vous êtes dans les parages l’année prochaine, faites un détour. Gilou aura peut-être rangé ses jouets d’ici là !

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Les Heures Souterraines

Publié le par Fille Ainée

Les Heures Souterraines

C’est dans ma chambre d’hôtel à Paris, le mois de juillet dernier, juste avant de quitter les lieux et dans les 10 minutes qu’il a fallu aux Nains pour se laver les dents et fermer leurs valises alors qu’on avait dit check out à 10h, que, pour patienter j’ai allumé la télé et je suis restée plantée comme une asperge devant l’écran à regarder un film dont j’avais manqué le début et dont il était certain que je verrais pas la fin au risque de manquer notre train. Ce film, c’était Les Heures Souterraines, adapté du roman de Delphine de Vigan.

 

Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur (expatriation oblige) et pour la découvrir, j’ai tout d’abord commencé par lire No et Moi, un livre qui semble t-il a eu beaucoup de succès. J’ai aimé modérément. Je l’ai trouvé un peu simple, on voit arriver la fin comme un éléphant rose dans un couloir. Je n’ai pas été véritablement enthousiasmé par les personnages et l’improbable amitié qui se noue entre eux.

 

De plus, le style de Delphine de Vigan m’a légèrement horripilé. Le livre est court mais on a l’impression que l’auteur tire sur les mots pour remplir l’espace. Un peu comme un de mes Nains à qui on demande de rédiger un texte de 150 mots et qui au bout de 100 manque d’inspiration. Beaucoup de répétitions en variant bien sûr le vocabulaire. C’est pénible. Irritant même. Tellement laborieux. Une lecture agaçante. Vous voyez ce que je veux dire ? A se demander si pour obtenir un style plus limpide, il ne faudrait pas ôter ces redondances mais du coup se retrouver avec un roman de 50 pages !

 

Toujours obsédée par ce film, et nullement déroutée par ma première lecture insatisfaisante, je me suis mise en quête des Heures Souterraines. Pas évident ! On a l’impression que le succès de No et Moi a mis au placard le reste de la littérature Viganesque.

 

Les Heures Souterraines parlent de la solitude des grandes villes dans lesquelles des milliers de gens se côtoient tous les jours mais ne se croisent jamais. Mathilde, veuve, mère de trois enfants et Thibault, médecin urgentiste ne se connaissent pas. Ils vivent et travaillent tous les deux au cœur d'une ville sans cesse en mouvement. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Le 20 mai.

 

Mathilde se rend tous les jours au travail en RER et suite à un désaccord en apparence anodin avec son supérieur qui s’acharne contre elle, entame une longue chute dans l'enfer du harcèlement moral au milieu de la lâcheté et de l’ignorance de ses collègues.

 

Thibault, lui, vient de rompre avec une compagne indifférente et se sent usé par son poste chez SOS Médecins.

 

Mathilde et Thibault se rencontreront-ils un jour ?

 

A travers deux personnages, l’auteur sonde le désespoir ordinaire des vies urbaines. L’anonymat des grandes villes, ici, en l’occurrence, Paris.

 

Les Heures Souterraines n’est pas un roman très joyeux, je vous l’avoue. Mais pour avoir vécu longtemps à Paris, il a résonné en moi. Je me souviens encore de ses longs trajets en métro/RER à sillonner Paris. De cette foule dans les transports aux heures de pointe là où personne n’ose croiser le regard de l’autre. À l’indifférence générale.

 

Delphine de Vigan a su trouver les mots justes pour décrire ce quotidien de violences psychologiques et de bassesses morales tellement infimes qu’elles pourraient presque passer inaperçues.

 

Malgré le fait que Delphine de Vigan tire toujours autant sur les mots, ce roman m’a conquise. J’ai adoré. Par contre, je vous conseille de le faire suivre par une lecture un peu plus gaie !!

Publié dans Au fil des pages

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