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Sournoisement : le bloc 2

Publié le par Fille Ainée

Sournoisement : le bloc 2

Qui va aller vite rejoindre celui que j’avais publié ICI.

Sournoisement : le bloc 2

Ce bloc vient de The Quilted Cow LA. Et c’est Frankie, le bonhomme de neige qui se réjouit des températures hivernales.

J'ignore encore où ces blocs vont finir ; pourvu que ce ne soit pas au fond d'un panier !

Publié dans Patchwork

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Si vous me prenez par les Sentiments…

Publié le par Fille Ainée

Encore un ! Je vous l’avais dit, ma passion pour les modèles de Kim Hargreaves n’a pas de limite.

 

Je ne suis pas très fan de coton d’habitude. Trop chaud pour être porté sous les Tropiques, et pas toujours assez douillet pour nos climats tempérés. Mais je n’ai pas pu résister à la sélection trouvée chez Lang. Quatro, 100% coton, décliné en 48 coloris !!! Difficile de faire son choix mais c’est le rouge framboise qui l’a remporté ce jour-là. J'ai tricoté mon Sentiment (tiré de l'ouvrage Grace) avec des aiguilles du 3. 

Si vous me prenez par les Sentiments…

Malgré des aiguilles fines (3), mon ouvrage est monté assez vite. Par contre, j’ai un peu merdouillé au niveau des manches qui se sont révélées être trop lâches malgré le fait que j’avais suivi scrupuleusement les explications. Evidement, emportée dans mon élan, j’avais non seulement terminé les deux manches mais j’avais également déjà cousu l’une d’elles. Et pour défaire mes coutures, chapeau !

Si vous me prenez par les Sentiments…

Je ne me suis pas laissé abattre et une fois détricotées, j’ai revu mes calculs et gaillardement repris mes mailles. Pénélope, je rejoins ton fan club !! Au final, je suis ravie d’avoir repris le tout car, tout comme le modèle de base, mes manches sont bien plus près du corps bras. Je les ai par contre diminuées en hauteur car elle me semblaient trop longues. Par contre, si j'avais à refaire cet ouvrage, je choisirais la taille S au lieu de M (pour mon 38 du haut) car je le trouve un peu large sur les hanches. À moins que je ne décide de le porter avec une ceinture comme sur le modèle !

Si vous me prenez par les Sentiments…

Il ne me reste plus qu’à attendre l’occasion idéale pour porter mon pull coton.

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« Je ne t’aime plus ! »

Publié le par Fille Ainée

« Je ne t’aime plus ! »

C’est ainsi que Ben met fin à 15 ans de vie commune. Cinq petits mots et l’univers de Pauline bascule. Elle part alors se réfugier chez ses parents avec Jules, leur fils de 4 ans. Et là, elle attend que la douleur s’estompe.

 

Un jour, elle décide de reprendre les choses en main et de repartir à la conquête de son mari. Chaque jour, elle va lui écrire une lettre pour lui rappeler leur vie à deux et rallumer la flamme.

 

Mais cette plongée dans le passé pourrait bien être à double tranchant et cacher quelques secrets auxquels on est loin de s’attendre !

 

J’ai beaucoup aimé ce roman, dévoré en deux jours (aussi parce que la bibliothèque allait fermer !). L’auteur a un style très particulier et je me suis dit que si un jour me prenait l’envie d’écrire, j’aimerais beaucoup que le résultat final ressemble à quelque chose comme cela : beaucoup d’humour, un peu d’auto dérision.

 

Un roman qui sous des allures de littérature de plage, vous assène une grande claque vers la fin. Et le pire, c’est que vous ne la voyez pas venir. Une histoire touchante, aussi belle que triste.

 

Ce roman est le troisième de Virginie Grimaldi. Je n’ai pas lu les deux premiers mais celui-ci m’en donne l’envie.

Publié dans Au fil des pages

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T’es même pas chèche

Publié le par Fille Ainée

Ceci est l’histoire d’un échec. Mais j’assume… totalement. Enfin presque.

 

Au mois de septembre dernier, j’ai retrouvé Grande Cop du Nord à Paris pour une journée bavardage (cela faisait quelques années que l’on ne s’était vues) et shopping. Après un déjeuner en brasserie à rattraper le temps perdu, direction Marché Saint Pierre et Reine. Ce qui est amusant, c’est que nous étions toutes les deux étudiantes dans la Capitale mais jamais le virus de la couture ne nous avait alors contaminé. Il a fallu attendre plusieurs décennies et de nombreux Nains plus tard pour que d’un seul coup, nous nous découvrions cette passion commune. Mais imaginez le carnage si la Butte Montmartre était alors devenue notre grotte d’Ali Baba !

 

Pour Grand Cop, c’était mission Liberty, moi je me suis contentée de suivre. Parce qu’à plus de 25 euros du mètre, j’ai failli en perdre le souffle. Et pourtant, c’est boooooo toutes ces fleurettes. Je n’ai mis qu’une seule fois les pieds chez Liberty à Londres et ça m’en avait donné le tournis. Que choisir ? Et puis la peur de se louper, ça donne des sueurs froides. Hitchcock, à côté, c’est du pipi de chat !

 

J’ai finalement porté mon choix sur un t’it rouge qui ne payait pas de mine et malgré les efforts d’un vendeur au sens de l’humour plus que douteux qui cherchait à m’en vendre 50 mètres (je suis tombée sur le seul naze de toute la boutique), j’ai juste osé un demi mètre.

 

Grand Cop m’assurait qu’avec rien que ça, on pouvait faire un chèche. Déjà, un chèche, je ne savais pas ce que c’était. Imaginez, sous mes Tropiques !! Le port du chèche relève du suicide. L’asphyxie à petit feu. La mort subtile par sudation.

 

Une fois rentrée, je me suis lancée à la quête du Graal à la recherche d’un petit coupon de flanelle pour doubler mon ouvrage. Là aussi, il faut le vouloir. Pas beaucoup de tissu d’hiver dans nos boutiques. C’est une après-midi de dimanche, en traînant un Nain récalcitrant qui prétextait des devoirs urgents pour échapper au calvaire imposé par sa mère, que j’ai trouvé un petit imprimé qui ne faisait pas pyjama pilou pilou. Gris/rouge, le mélange parfait !

 

T’es même pas chèche

Sauf que, au moment de couper, je me suis alors aperçue que mon Liberty était en 140 au lieu du 110 habituel et que du coup, ma flanelle était trop étroite. C’est ma veine ça ! Impossible de couper en triangle en suivant ce tuto d’enfer proposé ICI. Pour une fois qu’on voulait me faire économiser du tissu !

T’es même pas chèche

Je mentionne donc quand même le tuto au cas où ça pourrait en aider certaines et moi je me contente d’une longue écharpe qui, au final m’a coûté tellement cher que je vais dormir avec pour rentabiliser mes dépenses. À moins que je ne me la fasse piquer par un des Nains ; un de ceux qui sont en Brittony profonde et se gèlent depuis le mois de septembre !

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je nonote...

Publié le par Fille Ainée

je nonote...

Dites, vous n’auriez pas l’impression que la Nono vient de plus en plus tôt ? Je ne parle ni du temps ni de l’ambiance générale mais plutôt de l’occasion. On n’a pas plus tôt fini Halloween que déjà les décorations fleurissent dans les magasins. Le premier qui s’avise de lancer les Christmas carols en boucle, je lui fais sa fête ! C’est d’un déprimant. Pourquoi un tel empressement ? Nos premiers marchés de Noël ont déjà eu lieu et je dois vous avouer que je suis incapable de me projeter si loin et d’acheter mes cadeaux.

 

Par contre, je le conçois, quand on a un t’it projet dans la tête, il faut bien prendre de l’avance. Mais pour avoir la permission de commencer ENCORE autre chose sans avoir terminé les projets des années précédentes, j’ai beaucoup parlementé avec moi-même. Et ça a donné ça : « mais enfin, Fille Aînée, tu n’es pas raisonnable ! Et le Santa’s Village commencé l’année dernière ? Et as-tu pensé au quilt mystère (qui du coup n’est plus du tout mystérieux) de Roxane - ICI pour rappel – que tu avais promis de terminer avant de commencer quoi que ce soit d’autre. Fille Aînée, tu me déçois ! Ressaisis-toi, allons. »

 

Il y a des moments où la nécessité veut que l’on devienne sourdingue et que l’on prétende à la sénilité. C’est officiel, je suis amnésique ! Et en plus interdite de site de perdition ce qui devrait éviter les tentations intempestives.

 

Ce nouveau projet est un rassemblement de petits blocs d’appliqué aperçus au hasard du Net. Aucune idée du nombre de blocs final mais ce qui est certain, c’est qu’il devra être réalisé en alternance avec un des UFOs qui encombre mon Atelier. Sinon j’aurais affaire à MOI !

je nonote...

Ce bloc ci vient d’un ouvrage de Shabby Fabrics intitulé Bringing Home the Tree que vous pouvez voir LA. Tout de suite, ça met dans l’ambiance vous ne trouvez pas ? Vous excuserez son aspect légèrement fripé ; le félin s'est couché dessus juste avant la photo. Aucune éducation !

Publié dans Patchwork

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S avant E, sans aucun doute !

Publié le par Fille Ainée

S avant E, sans aucun doute !

Cela ne faisait pas une semaine que j’étais rentrée sous mes Tropiques que je trainais déjà l’Homme acheter du tissu ! Mais quelle idée saugrenue, me direz-vous ? Et bien, certes, emmener l’Homme faire des emplettes, un samedi après-midi de surcroît, pourrait fort ressembler à une punition (autant pour lui que pour moi remarquez) mais comprenez qu’il me servait de prétexte.

 

Roublarde que je suis, j’ai pris l’excuse de vouloir lui acheter un coupon de tissu pour confectionner son costume de sultan (l’Homme joue un rôle hyyyyper important dans la prochaine pantomime) pour emprunter sa plastique. Et cette fois-ci, comme c’est lui qui sortait l’arme du délit de son portefeuille, inutile de cacher mon méfait.

 

Remarquez, ma Jumelle a également failli y laisser la vie quand j’ai interrompu ses vacances à Vienne, en pleine nuit, pour lui envoyer une photo de mes tissus à moins de 3 euros le mètre. J’espère qu’elle s’en est remise !

 

Parce que, figurez-vous, cela faisait longtemps que je piétinais d’impatience en feuilletant joyeusement le blog des Japan Couture Addicts LA. Et pour une fois que j’avais le bouquin qui rassemblait toutes ces créations que j’ai fait défiler en boucle tout l’été. Il a fallu que je me retienne jusqu’au retour.

 

J’étais initialement partie sur la E de Stylish Dress Book en me demandant cependant si la forme de cette robe ne faisait pas un peu ‘fin de grossesse’. Puis sur ce, j’ai découvert un très joli blog ICI qui m’a fait changer d’avis. La S ce sera ! Et la S ce fut !

Pour ne pas vouloir partir à l’aventure sans avoir mis toutes les chances de mon côté, j’ai longuement étudié la chose et consulté presque tous les blogs de celles qui l’avaient déjà réalisée.

 

Grosse question majeure : la taille ! Parce qu’il faut savoir que pour certains patrons japonais, c’est un peu comme se lancer dans une longue marche forcée à travers la jungle en tongs. Les dangers nous guettent à tous les tournants et c’est au moment où on marche dessus qu’on se rend compte qu’on est foutu !!

 

Quoi de plus exaspérant que de lire « j’ai coupé une taille 9 qui me va parfaitement ». Certes, j’en suis fort aise et on est contente pour toi mais c’est quoi ta taille de départ jeune donzelle ? Un 9 japonais correspond en général à un 38 mais ça encore faut-il le savoir. Et il m’a fallu des années semaines de recherches approfondies pour le découvrir. Alors c’est sûr que pour les débutantes es japon, le 9 ne dit pas grand chose.

 

Pour en revenir à ma S, comme j’ai fait pas mal d’excès pantagruéliques, j’ai préféré être très prudente et j’ai donc taillé un 11 (équivalent du 40) dans un coton japonais, généreusement acheté par l’Homme sans qu’il s’en doute ! Je suis fourbe !! Je précise donc que je fais normalement du 38 en haut et 40 en bas mais après trois mois passés en France, et avec la complicité d’une balance qui me ment j’en suis certaine, qui eut pu dire quelle taille je faisais à mon arrivée la semaine dernière !

 

Question réalisation, aucune difficulté aucune. C’est connu, le Japonais ne se prend pas la tête. Par contre, j’ai apporté quelques modifications.

 

J’ai légèrement creusé l’encolure car mon envie de vivre a vite pris le dessus après le premier essayage. Cette encolure vous scie le cou et rend l’acte de respirer humainement impossible. Ce qui bien sûr a eu comme conséquence que la parementure que je venais soigneusement de couper ne correspondait plus du tout. Je l’ai remplacée par un biais.

 

Le corsage m’allait bien mais j’avais pris soin de prendre de grandes marges de couture pour rattraper le fait que même en mangeant comme quatre, mes épaules n’avaient sans doute pas suivi le rythme de mon estomac. Et bien m’en a pris.

 

S avant E, sans aucun doute !

J'ai également légèrement repris les bracelets des manches qui étaient trop larges. Mes petits bras frêles nageaient dedans.

 

C’est au niveau de la jupe qu’il a fallu que je reprenne le tout. Personne ne m’avait prévenu que le patron taillait quand même grand. Une première dans l’histoire de la création japonisante ! À l’essayage, on avait plutôt l’impression que j’allais entamer une course en sac à patates. Du coup, j’ai eu le choix entre faire des pinces ou retailler le devant de la jupe. Partisante du moindre effort, j’ai donné un coup de ciseaux.

S avant E, sans aucun doute !

Au final, grâce à ma prudence, je me sens bien dans cette robe que je peux porter toute simple ou alors c'est l'occasion rêvée de ressortir cette ceinture obi qui n'attendait que ça.

S avant E, sans aucun doute !

Maintenant, il ne me reste plus qu’à m’attaquer au problème de l’estomac. Mais je vais me faire une E, tiens pardi !!

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Jamais plus jamais

Publié le par Fille Ainée

Jamais plus jamais

Je vous mets de suite dans l’ambiance, inutile de vous le cacher plus longtemps. Je viens de terminer la lecture d’un bouquin pour lequel son auteur n’a vraiment fait AUCUN effort en matière de recherches. Et pourtant, on déclare dans la presse littéraire que Madame Agnès, je cite, « fait aujourd’hui partie des auteurs les plus lus en France ». Madame Martin-Lugand serais-tu une copine de Musso ?

 

Remarquez, je ne vais pas pleurer sur l’achat de ce bouquin car je l’ai trouvé dans une brocante pour un euro. Par contre, bêtement, je ne me suis pas contentée d’en acheter seulement un. Je n’ouvrirai donc même pas le deuxième et il ira de suite dans une banque du livre rendre une autre de mes compatriotes heureuse.

 

En plus, quand on sait que les droits d’adaptation cinématographiques ont été achetés par The Weinstein Company, ça me donne immédiatement envie d’aller le brûler. 

 

Je vous dois évidement des explications pour justifier ma déconvenue ! Et pour m’expliquer, je vais me référer à l’édition  Pocket que j’ai entre les mains.

 

Ce roman commence par deux décès. Pas drôle, mais jusque là ça tient la route. Un an plus tôt, Diane a perdu, dans un accident de voiture, sa fille et son mari. Elle ne peut se remettre de cette tragédie et ne sort plus de chez elle malgré les efforts de son ami Félix pour l’aider à reprendre une vie normale. 

 

Un jour, Diane décide soudain de quitter sa vie parisienne et de s’exiler en Irlande, pays que son défunt mari rêvait de découvrir. Et la voilà qui abandonne tout, prend ses valises et atterrit à Mulranny, petit village irlandais perdu dans le comté de Mayo. Je vous mets une petite vidéo pour vous montrer combien la côte irlandaise est magnifique. De toute façon, le pays entier est superbe. Déjà, ça donne envie de partir. De tout quitter.

Donc, jusqu’au départ de Diane pour Mulranny, tout va bien pour moi. C’est la suite qui m'a franchement exaspérée. Attention, si vous avez des envies de lire ce roman, arrêtez là la lecture de mon article car ce qui va suivre va forcément vous en gâcher la lecture ! Attention spoilers !

 

Lorsque Diane prend sa voiture de location à l’aéroport de Dublin, elle cale systématiquement. Sous l’œil goguenard des loueurs. Quelle quiche n’a pas réalisé que si la conduite se fait du côté opposé, il est évident que la boîte de vitesse l’est aussi ! Mais arrêtez de nous prendre pour des nouilles, Agnès ! Et puis de même, ce n’est pas parce que vous êtes incapable de changer un fusible (page 60) que toutes les filles sont aussi quiches que vous !

 

Une fois arrivée à Mulranny, Diane fait la connaissance d’Aby et Jack, un couple charmant à qui appartient le cottage qu’elle loue. Aby et Jack ??? Là, je reste dubitative ! Je n’ai JAMAIS entendu des noms pareils en Irlande. Donnez-moi du Eoin, Cuan, Oisin ou encore Shioban mais Aby et Jack ? Des prénoms à consonance tellement British que j’ai du mal à y croire. Surtout que page 47, Aby tient bien à informer Diane que « n’oublie jamais que nous ne sommes pas anglais » ! Incroyable. Et du coup, l’Agnès en rajoute une couche quand Edward fait son apparition. Edward ?!?

 

Pour éviter de vous dire de grosses bêtises, j’ai profité d’une soirée au pub pour consulter nos amis irlandais. Et Dieu sait qu’il y en avait ce soir là. La preuve est formelle, il est absolument impossible que des gens d’un certain âge comme Aby et Jack aient été appelé ainsi. Quant à Edward, il aurait tout simplement été prénommé Ned si ses parents avaient eu une inclination quelconque pour la culture britannique. Mais évidement, Ned ça fait moins sexy qu’Edward !

 

Maintenant passons au bilinguisme de Diane. Miracle ! Page 43, Diane débarque donc chez le loueur de voiture et déclare « j’avais réussi à comprendre mon interlocuteur – en dépit de son accent à couper au couteau… ». Agnès, je vous l’accorde, ce n'est pas facile surtout quand on débarque tout frais de Paris sans avoir jamais mis les pieds en Irlande. Il faut du courage ou être tombé dedans quand on était petit. Page 55, elle réitère en disant « il fallait que je travaille mon accent ». Donc on comprend très vite que pour Diane, il va y avoir de grands moments de solitude au niveau du dialogue. ET pourtant, la voilà qui n'a absolument AUCUNE difficulté, lorsque complètement bourrée, à la sortie du pub, elle trouve les mots justes pour insulter Edward/Ned : page 99, je cite « protège tes bijoux de famille, connard ! ». Chapeau !

 

Cela fait plus de 20 ans que je côtoie l’Homme. L’Homme n’est certes pas irlandais mais briton et lorsque nous échangeons des petits noms d’oiseaux sous le coup de la colère, même après toutes ces années, il m’arrive de ne pas trouver mes mots et du coup je me mets a bégayer, ce qui évidement donne beaucoup moins de poids à mes arguments ! Mais Diane, oh miracle, après seulement quelques semaines dans un bled perdu d’Irlande, alors qu’elle sort très peu de son cottage, semble avoir acquis un vocabulaire très coloré. Et en plus sous l’effet de l’alcool. Une aberration.

 

Continuons dans le registre de l’alcoolémie. Diane fréquente pas mal le pub local. Normal, c’est là où va boire Edward/Ned, mais c’est également là où elle apprend à boire de la Guinness. Non seulement, elle découvre cette bière infâme (notez que c’est une remarque personnelle), mais cette fameuse soirée du Nouvel An, à laquelle elle ne voulait pas se rendre, elle se saoule tellement qu’elle pense que c’est une fameuse idée de prendre le volant sur les petites routes de campagne irlandaise, en plein milieu de la nuit. A ce stade là, c’est du suicide. Il me vient alors l’envie de la voir passer dans un fossé. Elle, et les cigarettes qu’elle fume à la chaîne. D’ailleurs, entre parenthèse, son addiction à la cigarette est particulièrement pénible. Inutile d'insister Agnès, on avait compris la première fois.

 

Pour en revenir à cette conduite en état d’ivresse, je le conçois, s’il lui était arrivé quoi que ce soit, Diane aurait été dans l’impossibilité d’insulter les bijoux de famille d’Edward/Ned et du coup, un chapitre entier tombait à l’eau !

 

Vous l’aurez compris, ce bouquin m’a sérieusement tapé sur les nerfs. Mais ce qui remporte le pompon, c’est ce stéréotype : les Irlandais sont des « rugbyman mangeurs de moutons et buveurs de bière brune ». Là, j'ai envie de lui faire bouffer ses carcasses de moutons et de lui plonger la tête dans la Guinness à l'Agnès. Ca lui plairait si je l’appelais mangeuse de grenouilles et buveuse de picrate ?

 

Moi je sais comment elle l’a écrit son bouquin. De son canapé, en fumant à la chaîne, en finissant les fonds de bouteille, en une semaine top chrono. Jamais, elle n’est allée en Irlande, ne fréquente absolument pas les pubs irlandais et Mulranny, elle l’a choisi en faisant tourner sa mappemonde et en posant le doigt dessus, au pif, au hasard. Retourne dans ton canapé Agnès !

 

Publié dans Au fil des pages

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Le plus bel endroit du monde est ici

Publié le par Fille Ainée

Le plus bel endroit du monde est ici

Ce n’est pas moi qui le dis mais les auteurs de ce livre très mince qui a tenu une toute petite place dans ma valise de retour. Un livre que j’ai dévoré pendant mes 20 et quelques heures de voyage pour rejoindre mes pénates tropicales. Ce livre est rempli de poésie et de magie et a le chic pour vous donner le sourire.

 

Iris a 36 ans et elle vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Un dimanche soir, rongée par les idées noires, elle en vient presque à se jeter d’un pont pour en finir. Cependant, interrompue dans son geste suicidaire, elle se met alors à errer dans les rues et tombe par hasard sur la devanture d’un café au nom plus qu’étrange : Le plus bel endroit du monde est ici

 

Intriguée, elle rentre et à l’intérieur, l’attend Luca, un bel italien…

 

Ce roman, un peu déjanté, est un conte philosophique qui sent bon le chocolat chaud. Je l’ai beaucoup aimé car il suscite la réflexion. Ce n’est pas un livre qui une fois terminé ne vous laisse que les souvenirs d’une belle histoire, mais c’est un roman qui pousse au questionnement. Et si en plus vous croyez aux anges !!!

 

 

Publié dans Au fil des pages

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T’ite blouse de fin de soirée

Publié le par Fille Ainée

Lorsque ma Jumelle est partie vendredi dernier, je me suis trouvée toute bête. On avait passé la journée à bavasser, à échanger et on a même réussi à faire quelques points de couture ! Cela faisait plusieurs années que l’on ne s’était pas retrouvées. Ma Jumelle me dit 2012, mais je pense que c’était peut-être avant.

 

Mes Nains ne cessent de me mettre en garde contre les rencontres faites sur le Net ; on n’est jamais trop prudent. Mais avec ma Jumelle, ça a tout de suite fait tilt ! Et j’espère bien qu’avec mon projet d’atelier créatif pour l’année prochaine, j’aurai l’occasion de vous rencontrer plus nombreuses. Mais je vous en reparlerai plus tard. Dans un prochain article.

 

En attendant, après son départ, avec une part de pizza qu’elle n’avait pas pu finir dans son sac (histoire de ne pas rentrer les mains vides et de nourrir l’Homme agonisant de faim), l’envie de couper du tissu m’a titillée.

 

Comme ici, je n’ai pas beaucoup de moyens ni de fournitures, j’ai choisi un truc simple, mis une t’ite musique d’ambiance et j’ai fait chauffer la MAC. Et de cette soirée en solitaire, est né un haut tout droit sorti du magazine Bernina « Inspiration » no. 71 ICI.

 

T’ite blouse de fin de soirée

Ce qui m’a pris le plus de temps pour ce top d’été (Dame Nature joue les prolongations), c’est l’inclusion de la dentelle au niveau des manches. J’ai préféré ne pas en mettre sur le haut lui-même.

T’ite blouse de fin de soirée

Aucune difficulté d’exécution si ce n’est que j’ai choisi de ne pas faire de biais pour terminer l’encolure du dos mais une parementure à la place. Ce qui, je pense, donne un aspect plus fini à l’ensemble.

T’ite blouse de fin de soirée
T’ite blouse de fin de soirée

Les marges de couture ne sont pas comprises au niveau du patron et j’ai opté pour une taille 40. Il faut dire que depuis que je suis dans mes pénates provençales, mon tour de taille (et de hanche !) a une fâcheuse tendance à s’élargir. C’est curieux ces vêtements qui rétrécissent !! Ça doit être ma lessive.

T’ite blouse de fin de soirée

Un petit haut qui me plaît beaucoup parce qu’il a une forme particulière – plus long derrière que devant ce qui me force à rentrer le ventre – et qui si j’avais relavé le tissu avant de le couper (il a passé plus de deux ans dans des cartons de déménagement) m’aurait rappelé de longues promenades dans les champs de lavande. En attendant la prochaine lessive, je sens plutôt le rat moisi !!

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L'indésirable

Publié le par Fille Ainée

L'indésirable

Mettons-nous dans l’ambiance :

 

un grand manoir qui tombe en ruine, perdu dans la campagne du Warwickshire. Une famille désargentée mais toujours aussi fière qui, en cette fin de seconde guerre mondiale, n’a plus les moyens d’entretenir l’immense domaine. Et pourtant, le Dr Faraday se souvient, jadis, de fêtes et de grandes réceptions alors qu’il n’était que jeune garçon, fils d’une des domestiques.

 

Appelé au chevet de Betty, unique domestique à Hundreds Hall, Dr Faraday découvre avec tristesse ce qu’est devenu le domaine. Un lieu délabré, un parc totalement à l’abandon, une bâtisse qui croule sous la végétation. À l’intérieur, des pièces condamnées, des tapisseries qui tombent en lambeaux. Betty, elle, semble terrorisée par la maison elle-même. Qui, quoi, se cache entre les murs de Hundreds Hall ?

 

640 pages pour un roman qui oscille entre thriller et fantastique. Je dois vous avouer qu’il m’a causé quelques insomnies. Une nuit notamment où incapable de dormir, j’ai repris ma lecture, toutes lumières allumées. Au fur et à mesure de la lecture, on sent la tension monter, l’atmosphère s’alourdir, le réel devenir perturbé par des éléments d’ordre métaphysique qui instaurent le doute chez le lecteur.

 

Une histoire qui malgré tout tarde à démarrer. Ce n’est qu’en milieu de lecture qu’enfin se manifestent les premiers signes troublants. Lorsque Roderick, le fils ainé, revenu de la guerre manifestement traumatisé, devient la première victime. À moins que… avant cela, il ne s’agisse de Gyp, le chien. On nous promet frissons, suspense, mais ça piétine un peu.

 

Ce roman est également une chronique de l’Angleterre de la fin des années 40, encore fortement influencée par le système de classe sociale. Un témoignage de ces familles issues de la noblesse, croulant sous la décrépitude et les dettes. Une sorte de Downton Abbey qui aurait mal tourné.

 

J’ai aimé MAIS… la fin du roman m’a déçue. Je m’attendais à autre chose. À quelque chose de plus retentissant, de plus effroyable. Quoi que la question du « qu’a t-elle vu à l’étage » me hante toujours !! Vilain jeu de mot évidement.

 

Ce livre vient de sortir au cinéma. Son adaptation sera t-elle à la hauteur ?

 

 

 

 

 

 

Publié dans Au fil des pages

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