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A en saliver !

Publié le par Fille Ainée

« Cet adolescent maigrichon possède ce petit quelque chose qu’on ne rencontre qu’une fois par génération. C’est un chef né. Un artiste. »

 

Ainsi débute l’ascension d’Hassan Haji, gourmet improbable de ce roman picaresque.

 

Cent-pas.jpg

 

Né au-dessus du petit restaurant de son grand-père à Bombay, Hassan grandit dans les senteurs de curry, entre les promenades dans les marchés aux épices et l’initiation à la bonne chère en compagnie de sa mère. Mais une tragédie pousse les siens vers l’exil. Direction l’Angleterre, d’abord, et, par la force des choses, la France et Lumière, un petit village du Jura dans lequel la famille Haji ouvre une gargote en face d’un respectable restaurant, celui de Mme Mallory, chef émérite. Une guerre culturelle et culinaire s’ensuit, jusqu’à ce que Mme Mallory accepte de prendre sous son aile le jeune Hassan.

 

Cent pas, c’est la courte distance qui sépare le boui-boui familial de l’établissement deux étoiles. Vif, débordant de couleurs, de saveurs et d’arômes, Le Voyage de cent pas est une friandise succulente dans laquelle s’incorpore une réflexion sur la famille, l’immigration et les mystères du bon goût.

 

Avant d’aller voir le film qui sort bientôt, je vous conseille de lire le livre. Je me suis régalée dès la première page. Impossible de ne pas glousser de rire et de saliver à la lecture des aventures farfelues de cette famille Hindou. Et en y pensant, n’aurais-je pas non plus senti ces effluves de curry ?

 

 

Publié dans Au fil des pages

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Osons rêver !

Publié le par Fille Ainée

Chaque année, je me dis “je le fais” et chaque année, je trouve toutes les excuses possibles et imaginables pour faire marche arrière et restée confortablement cachée dans mon Atelier. Et bien, c’est terminé !

 

C’est une vidéo envoyée par Cathy qui m’a servie de grand coup de pied au derrière et qui m’a enfin décidée à me lancer à vendre mes bricolos au prochain marché de Noël de l’école des Nains.

 

D’abord, regardons cette vidéo. Comme elle est en briton, je en vous traduis les grandes lignes.

 

 

Ca commence par notre chemin de vie. Aujourd'hui, nous sommes dans le présent. Mais quand il s’agit du futur et de cette question vitale (sorte de question absolument bête que l’on vous pose en entretien d’embauche du style "où vous voyez-vous dans 5 ans" – et ne répondez surtout pas « à votre place ») la réponse est en général, « je ne sais pas », « je n’en ai aucune idée ». Mais par contre, nous avons tous une idée très claire de ce que l’on ne veut pas devenir.

 

Dès le plus jeune âge, on nous serine que croire en soi-même est un signe d’arrogance, qu’il faut cesser de rêver et travailler dur. Et bien non justement. Pour réaliser ses objectifs, il faut rêver à ce que l’on veut faire. Tout dépend de ce en quoi l’on croit.

 

Pour ce faire, il faut comprendre plusieurs concepts. Commençons par celui de la zone de confort. Nous évoluons dans un environnement que nous contrôlons. Un environnement constitué de choses plaisantes ou non mais qui arrivent sans surprise. Que ce soit les embouteillages pour aller travailler ou un patron irascible. Un environnement qui nous est familier. Nos habitudes, notre routine, nos compétences et notre attitude font toutes parties de notre zone de confort.

 

Il existe ensuite la zone d’apprentissage. Nous quittons la zone de confort pour entrer dans la zone d’apprentissage afin d’élargir nos horizons. C’est dans cette nouvelle zone que nous apprenons une nouvelle langue, voyageons, apprenons à connaître d’autres cultures. C’est une zone pour apprendre, observer et expérimenter. Il y a des gens qui s’éclatent dans cette zone mais, pour d’autres par contre, c’est une zone qui fait peur et pour l’éviter ils se consignent à leur zone de confort. Pour ces gens là, quitter leur zone de confort est considéré comme dangereux.

 

Au-delà de la zone d’apprentissage, se trouve la zone de panique également appelée la zone de l’inexpérience. Ceux qui refusent que vous entriez dans cette zone sont en général ceux qui ne quittent jamais leur zone de confort. Ceux qui vous disent « mais si quelque chose tournait mal ? ». Un peu comme les premiers explorateurs qui pensaient que la terre était plate et refusaient de s’éloigner de la côte. Mais si au contraire, cette zone permettait d’avancer ?

 

Dans ce cas, la zone de panique devient la zone magique. La zone dans laquelle des choses fantastiques se produisent. Des choses que vous ne connaissez pas encore car vous n’avez jamais essayé. C’est la grande zone du défi !

 

Certains pensent que s’ils entrent dans la zone de panique, ils ne pourront revenir en arrière. Que leur zone de confort disparaît. Faux ! Cette zone de panique permet d’élargir les zones de confort et d’apprentissage. Le changement ne représente pas la perte de vos acquis mais un ajout. C’est un développement. Ce n’est pas la peur de l’inconnu qui se manifeste mais la peur de perdre de ce que nous avons et pire encore de ce que nous sommes.

 

Il faut ensuite prendre en considération la tension émotionnelle et la tension créative qui sont deux tensions conflictuelles. La tension émotionnelle nous tire vers la zone de confort et la tension créative nous pousse vers l’avant. Mais pour progresser il faut que notre motivation sorte victorieuse de ce combat contre nos peurs. Peur de ce que peuvent dire les autres, peur de l’échec et du ridicule.

 

Comment atteindre son but ? Il faut d’abord croire en soi-même. Nous sommes la star de notre propre vie. Contrôler nos peurs pour faire grandir notre estime de soi.

 

Derniers conseils : soyons patients au niveau de nos rêves, confiants dans nos objectifs, persévérants et surtout restons positifs.

 

Osons rêver !

 

J’ai regardé cette vidéo plusieurs fois et à chaque fois, je me suis dite « mais c’est bien sûr ». Il est fort probable que je vais avoir quelques moments de flottement mais ce qui est important c’est le soutien de mes Nains et de Monsieur 3xrien. Et même si je me prends une gamelle et que je rentre à la maison avec un plein stock, au moins j’aurai tenté le coup et je n’aurai pas besoin d’inventer d’excuses pour le prochain marché.

 

Donc premier prototype venant directement de chez Modern and Vintage, ICI, qui d’ailleurs le vendent hors de prix.

 

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Une pochette pour le téléphone de la T'ite Pomme.

 

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Demain, je passe au format tablette. Mais ma version à moi cette fois-ci.

 

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Pediculus humanus capitis

Publié le par Fille Ainée

Cette saleté de rampant est responsable de notre pédiculose actuelle. En gros, on a des poux !  C’est Grand Nain qui nous avait rapporté ça de l’école au mois de juillet dernier. Pendant l’été, j’ai passé une bonne petite semaine à laver draps, taies d’oreiller, housses de coussin et couvertures pour me débarrasser du pediculus en question. Sans parler bien sûr du shampoing qui attaque tout et du peigne fin à passer dans des chevelures que mes Nains refusent de couper et qui leurs arrivent au bas du dos. On croyait s’en être débarrassés ! Mais le pediculus est fourbe !

 

Impossible ou presque de se débarrasser des lentes. C’est en fait une question de patience et surtout il faut trouver le truc pour les décoller. C’est la mère qui secrète une colle pire que la superglue pour attacher ses marmots à la racine des cheveux. Un vrai ciment. Et comme ici les conditions sont idéales à leur incubation - chaleur et humidité, le gros lot – vous imaginez la joie de cette mère modèle quand elle a vu passer la tête de mon Nain. Les Maldives !

 

Après, c’est sans compter sur les nymphes. Et je ne vous parle pas de ces gracieuses créatures mais du pou ado. Comme elles ne mesurent que 1 à 2 mm il est super difficile de les repérer dans les cheveux. Et comme les poux, elles se nourrissent de sang. En 15 jours, elles subissent 3 mues. 15 jours pendant lesquels vous vous dites « génial, on est débarrassé ! ». Que nenni ! Car elle peuvent s’accoupler 10h après la dernière mue. Et moi, je trouve ça répugnant de faire ça sur la tête d’un enfant.

 

Bien sûr ensuite, nous passons au pediculus qui lui peut vivre de 6 à 8 semaines sur la tête du Nain. En pleine forme le pediculus ! Sachez Messieurs que le pedicilus mâle possède 2 paires de testicules et qu’il féconder jusqu’à 18 femelles. Le Rambo du cuir chevelu !

Bref, une fois de retour à Kuala Lumpur, mon Nain m’a appris la mauvaise nouvelle. Et je tiens à m’excuser auprès de celui ou de celle qui s’est assis(e) en 31G sur le vol AF246 après notre passage. On vous enverra de la Marie-Rose.

Sauf que, fatiguée de balancer des remèdes bourrés de produits chimiques sur la tignasse de mes Nains, je me suis tournée vers les produits naturels. Et là, il y a de tout et n’importe quoi. Je passe sur les gousses d’ail à écraser et à étaler sur le cuir chevelu et les graines noires d’anone cherimole qui sont j’imagine aussi faciles à trouver qu’un prêt bancaire en Birmanie ! Non, je me suis tournée vers l’option mayonnaise/vinaigre blanc. Et j’ai donné le choix à mes Nains qui spontanément ont opté pour le vinaigre. Il est vrai que la mayonnaise eut été sympa et même faite maison (avec peut-être un soupçon d’ail et de ciboulette) mais le côté gras ne leur a pas plu. J’ai donc sorti la bouteille de vinaigre de vin blanc à l’estragon !

Dans ma recette de Grand-mère, il est indiqué un verre de vinaigre pour cheveux longs. Moi, j’ai fait au plus simple et j’ai carrément balancé le contenu de la bouteille sur mes trois têtes de Nains. Suivi d’un massage du cuir chevelu puis repos sous sac plastique pendant trente minutes. Ne pensez pas que cette étape se fait en toute facilité. Le vinaigre dégouline, descend dans les yeux, ca sent la salade à plein nez, bref, un carnage que nous avons effectué dehors. Au bout de trente minutes, shampoing répétitif pour se débarrasser de l’odeur puis démêlage au peigne fin pour ramasser le pediculus en masse.

Le rôle du vinaigre est de tuer les lentes et de décoller la superglue maternelle du cheveu. Est-ce que ça va marcher ? Je vous dirai ça dans quelques jours. Sinon, je passe à l’aïoli maison. En attendant, les machines tournent, les maitresses sont prévenues et mes Nains sont partis ce matin à l’école avec une goutte d’essence naturelle de lavande sur la tête pour repousser les poux et cacher l’odeur du vinaigre.

Et vous, c’est quoi votre truc ?

 

Publié dans Tranches de vie

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All the light we cannot see

Publié le par Fille Ainée

Il y a des livres que l’on a envie de lire d’une traite mais une fois terminés on regrette de les avoir lus si vite. Et c’est le cas de « All the light we cannot see »

 

All-the-light-we-cannot-see.jpg

 

Nous sommes en 1942. Marie-Laure vit avec son père, à Paris, près du Musée d’Histoire Naturelle dans lequel il travaille comme « Maître des 1 000 serrures ». A l’âge de 6 ans, Marie-Laure perd la vue et son père lui construit une magnifique miniature de son quartier afin qu’elle puisse mémoriser son chemin. Mais alors qu’elle a douze ans, les Nazis occupent Paris et le père et la fille prennent la fuite pour se réfugier à Saint-Malo, où vit en reclus le grand-oncle de Marie-Laure, dans une grande maison près de la mer. Avec eux, ils emportent ce qui pourrait bien être le diamant le plus précieux et surtout le plus dangereux du musée.

 

Dans une ville minière en Allemagne, un orphelin, Werner, grandit avec sa sœur. Une radio primitive trouvée dans la rue leur seul jouet. Werner devient expert à construire et réparer ces nouveaux instruments cruciaux dans cette époque troublée. Un talent qui lui vaut une place au sein des Jeunesses Hitlériennes, académie où la brutalité fait partie du quotidien. Une mission pour traquer les résistants le jette dans le chaos de la guerre. De plus en plus conscient du coût humain de son intelligence, Werner s’enfonce dans les horreurs des combats pour finalement arriver à Saint-Malo, où son chemin croise celui de Marie-Laure.

 

« All the Light we cannot see » est constitué de petits chapitres, la plupart d’entres eux faisant moins de 5 pages, alternant les personnages de l’histoire. Le titre du livre donne tout son sens au style d’Anthony Doerr : formel et élégant, direct mais également poétique. On se régale de ses métaphores. Pour la première fois, je n’ai pas regretté mes nuits d’insomnie du au décalage horaire.

 

Ce roman n’a malheureusement pas été traduit en français mais trois autres des œuvres de Doerr le sont. Faites-vous plaisir !


Publié dans Au fil des pages

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Rentrée... sourire aux lèvres

Publié le par Fille Ainée

Petite histoire vraie pour vous donner un peu d’élan avant de reprendre le chemin de l’école.

 

Comme je vous l’ai déjà si bien dit, notre ruine provençale se décrépit et la toiture prend l’eau. J’adore le son de la pluie sur les velux dans notre chambre mais le ploc ploc des gouttes qui passent entre la cheminée et le plafond me dérange beaucoup plus. J’ai donc demandé à un couvreur de venir me faire un devis. Un homme bien brave qui a eu le mérite d’arriver à l’heure un soir de mois d’août. Un homme rare quoi !

 

Ne voyant pas le devis arriver, je me suis permise, avant de prendre l'avion, de rappeler ce Couvreur Rare.

 

Couvreur Rare : « ah ben, j’avais beaucoup de travail donc je vais vous l’envoyer par courrier la semaine prochaine »


Moi : « mais Couvreur Rare, je ne suis plus chez moi la semaine prochaine alors ton courrier jamais je ne vais le recevoir »


Couvreur Rare : « ah ben, je vais vous l’envoyer en Malaisie »


Moi : « mais Couvreur Rare, ton devis va mettre 3 semaines avant de m’arriver, si jamais il m’arrive. Ne serait-il pas plus rapide de l’envoyer par email ? »


Couvreur rare : « ah ben d’accord mais si je l’envoie par email, ça va mettre combien de temps alors avant que vous le receviez ? »

 

Première fois qu’un homme me laisse sans voix !

 

 

Publié dans Tranches de vie

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Pour la route

Publié le par Fille Ainée

Vous ne vous souviendrez pas de M. Heming. C’est lui qui vous a déniché la maison de rêve, vous a suggéré un plan de financement, a négocié un prix avec le vendeur et vous a appelé pour vous annoncer la bonne nouvelle. Par contre, après toutes ces années, il a toujours la clé de votre maison.

 

William Heming a toujours été fasciné par la vie des gens autour de lui. Certains l’appellent un harceleur mais ce n’est pas ainsi qu’il se décrit. Il aime simplement savoir ce qui se passe dans la vie des gens... sans que ceux-ci le sachent. Il se prend aussi un peu pour le « Zorro » local. Gare à celui qui ne ramasse pas la crotte de son chien. Il pourrait bien le retrouver sur le tapis blanc du salon ! Ou encore celui qui casse un rétroviseur et part sans laisser de trace… du moins c’est ce qu’il croit !

 

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Une histoire absurde mais tellement amusante ! Un livre original, intriguant et son humour noir en fait un livre difficile à ne pas lire d’une traite.

 

Et une fois terminé, on se demande si M. Heming n’a pas fait une petite visite impromptue pendant notre absence. Peut-être s’est-il même permis de petit-déjeuner dans la cuisine en notre absence ?

 

Ce livre n’est malheureusement pas disponible en français mais pour ceux/celles qui lisent dans la langue de Shakespeare, je le recommande vivement. J’ai adoré cet humour tout à fait britannique même si quelques fois l’histoire de M. Heming prend des allures fantasmagoriques. But who cares !

 


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Retenir l’été

Publié le par Fille Ainée

 

Les chaises longues sont rangées, les valises presque bouclées, ca sent la fin de l’été !

 

Alors pour emporter avec nous un peu de soleil de Provence et en cherchant bien sur TonTube, un son sonore de cigales qui ne la ferment jamais, je vous prolonge l’été jusqu’en décembre !

 

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La broderie est de Luli ICI, la lavande de mon jardin et le passepoil du marché. Quant aux cigales, vous n’êtes pas obligés de les écouter jusqu’au bout.

 

 


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Glorange

Publié le par Fille Ainée

Voilà quelques années, nous avons eu l’idée fantastique d’installer Internet dans notre ruine Provençale. D’une parce que les Nains n’auraient jamais supporté d’être coupés du monde civilisé pendant 6 semaines et de deux, c’était plus facile pour passer mes commandes chez Celui que l’on Redoute (et pour travailler aussi accessoirement). Et c’est à partir de ce jour que ma vie a changé. J’ai rencontré Orange et Glandu : Glorange !

 

Orange, dans ma vie, c’est un peu comme un p’tit merdeux dans une cour d’école qui vous observe et dès que vous avez le dos tourné, vous fait une crasse. Ce morveux, et maintenant j’en suis convaincue, tombe en panne dès qu’il sent que vous en avez besoin. Il ne se passe pas 2 jours sans que nous soyons obligés de redémarrer cette s@l.p.rie de Livebox. Avant c’était la panique totale dès que le petit voyant se mettait à clignoter rouge. Maintenant, nous prenons ça avec beaucoup de philosophie.

 

Nos relations conflictuelles avec Orange font que même si nous ne nous servons de l’Internet que 6 semaines dans l’année, nous n’osons sous aucun prétexte interrompre notre abonnement et payons un prix exorbitant l’immense plaisir de voir clignoter le petit voyant vert en arrivant dans nos pénates l’été. Car sachez qu’une année maudite, nous avions osé lui faire des infidélités et il nous a pris 3 semaines pour revenir dans le giron orangien. Une expérience qui rend terriblement humble.

 

Par contre, je ne peux achever cet article sans vous parler de Glandu. Car après une ultime visite la semaine dernière à l’agence Orange du coin, je crois que ma vie a pris une dimension tout autre.

 

Je me permets de donner un petit nom d’oiseau somme toute assez tendre à cet homme qui tous les jours vient travailler pour rembourser le prêt de sa cuisine équipée et qui courageusement accueille des gens qui ont bloqué leurs claviers car le chat s’est couché dessus, ou se lamentent qu’ils n’ont plus ni Internet, ni téléphone, ni télévision (un crime !) depuis deux semaines car Orange les a trahi. Et Glandu, j’en suis témoin, n’en perd pas pour autant le sourire. D’ailleurs je doute qu’un jour il ait eu le sourire. Car voyez-vous, toute joie de vivre semble l’avoir déserté. Glandu est accablé par le poids des soucis des autres.

 

Mais commençons par le commencement. J’arrive devant l’agence Orange un jeudi matin, jour de marché. Grave erreur ma fille. Tout le monde a profité du marché pour aller débloquer son téléphone portable. Sauf que moi, je fais sagement la queue derrière 4 personnes et un immense doberman pour rendre ma Livebox (LB pour plus de facilité). Evidemment, je fais tache car je ne l’ai même pas sortie de son carton d’expédition qui fait 3 fois la taille normale. Et comme je traîne déjà mon chariot de courses, ce sont mes Nains qui ont fait tout le marché avec moi en portant à deux cette énorme boîte ! « Non, Maman », me disent-ils, « ce n’est pas encombrant », en fauchant le stand d’olives au passage. Le marché tout entier est content de me voir enfin chez Orange.

 

Glandu est au comptoir avec sa collègue. Il observe ma boîte d’un œil dubitatif. Visiblement, il pense déjà qu’à l’intérieur de moi-même je suis complètement blonde de trimbaler un truc pareil. Enfin, vient mon tour (après 20 mn d’attente je me sens terriblement langoureuse !) et Glandu ouvre d’un geste assuré ma boîte en me lançant d’un ton narquois « Madame, c’est votre bon de retour, pourquoi n’avez-vous pas posté votre LB ? ». Glandu fait la moue. Il a marqué un point, uppercut, je crache le sang ! Ben dis-donc Glandu, pourquoi irais-je un jour de marché faire la queue à la Poste (pas folle la guêpe, c’est pire que dans ton agence) qui se trouve une rue plus loin pour te poster ma LB alors que je suis là, moi devant toi ? Glandu KO !

 

Glandu scanne mon code-barres. Il manie le laser comme un pro puis s’avachit sur son siège à roulettes. Et tous les deux, on attend. Glandu, avare de ses mots, ne me dit rien et me laisse sans voix, dans le grand questionnement du « mais j’attends quoi ? ». Et là, je comprends, Glandu, vautré, attend que son imprimante lui crache un bout de papier qu’il me demande de signer sans me laisser le temps d’en lire le contenu. Freine tes chevaux Glandu, on ne me la fait pas celle-là. Il piaffe, s’impatiente, me presse de signer en m’expliquant comme si j’avais 5 ans que je viens de lui rendre ma LB. Ben ça je sais, puisque c’est moi qui l’ai apportée !

 

Pour défroisser son amour-propre, Glandu me fait remarquer que j’habite une maison secondaire. J’en reste pétrie d’admiration devant sa perspicacité sans borne. Et immédiatement, de me demander où se trouve ma résidence principale. Et là, j’ai un grand élan de pitié à l’égard de Glandu que doit peut-être encore se demander où se trouve le département de la Malaisie en France ! A moins que Glandu ne demande à ses collègues banquiers. Glandu, la Malaisie c’est en Birmanie !

 

Publié dans Tranches de vie

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Les Mensonges

Publié le par Fille Ainée

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin jusqu’au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé.

 

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Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de revenir vivre en Irlande. Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s’imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d’une femme au beau milieu d’une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s’est-il vraiment passé à Tanger ?

 

La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l’un croit savoir de l’autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu’à une vérité totalement inattendue.

 

Ce récit capture toute la complexité des non-dits, les doutes et les impasses de la vie conjugale, l’atmosphère tendue où la culpabilité des parents et leur rancoeur réciproque s'entremêlent. Lentement, les doutes s'infiltrent dans l'esprit de l'un, puis de l'autre. Harry poursuit en secret ses recherches désespérées tandis que Robin s'efforce de reconstruire leur vie. C'est un affrontement étonnant, qui réserve des surprises ! Et les derniers chapitres n’auront pas fini de vous surprendre.

 

Karen Perry, elle, ne remercie pas ses chiens à la fin du livre. Et je pense qu’elle n’en avait nullement besoin (petit clin d’œil à M. Bourcy !). Un livre très bien écrit, une intrigue bien ficelée, des surprises à presque tous les chapitres… Un changement bienvenu après une précédente lecture très décevante.

 


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On ne prête qu’aux riches

Publié le par Fille Ainée

Ce qui vient malheureusement de nous être prouvé. Pour financer nos divers projets d’aménagement de ruine, Monsieur 3xrien s’est adressé à plusieurs organismes financiers afin d’obtenir un prêt. C’était ça ou dénicher un sponsor comme pour le Tour de France ! Nous étions pourtant prêts à porter des maillots à logo et à nous faire tatouer mais l’option bancaire s’est naturellement proposée à nous. Par contre, ce que nous ne savions pas c’est que nous vivons dans un pays du tiers monde qui rebute les banques. Tiens c’est nouveau ! Nous pensions plutôt que la Malaisie était un pays en plein développement mais les banques françaises s’en méfient. Monsieur 3xrien a beau avoir un statut d’expatrié qui aurait pu attirer les sangsues du monde financier et bien non ! Il a le tort de travailler pour une entreprise locale qui aligne pourtant les projets pour les 30 prochaines années !

 

Je l’ai appris un peu par surprise cet été, Kuala Lumpur étant la capitale de la Birmanie (aaahhhhh), personne n’ignore que la situation politique est plus que tourmentée et qu’il convient de prendre des précautions. J’ai eu envie d’emmener l’imbécile qui m’a sorti ça à la bibliothèque et de lui plonger le nez dans un atlas mais j’ai préféré laisser ce monstre d’érudition baigner dans son ignorance. Le choc de la découverte aurait pu avoir de graves conséquences.

 

Il est intéressant, par contre, de noter que le taux de croissance annuel de la Malaisie est de 6,2% alors que la France se traîne avec un petit 0,3%. Quant au taux d’inflation de 0,5% qui entraine des petits taux d’intérêt d’épargne à 1%, c’est vrai qu’il donne l’impression de ne rien perdre mais aussi de gagner petit. En Birmanie pardon Malaisie, le taux d’inflation est de 3,3%, un très bon indicateur de croissance économique. Mais c’est certain qu’avec un taux de chômage qui s’élève à 10% en France, il est difficile de faire avancer l’économie. En Malaisie, seulement 2,9% de la population cherche du travail. Il n’y a pas de sot métier ! Pour conclure, la France est importatrice nette et la Malaisie exportatrice nette.

 

Nous nous sommes donc résignés aux multiples refus et avons décidé de faire appel à la main d’œuvre locale sous-payée. Moutie, je vais, pour le coup, t’acheter une brouette un peu plus grande  !

 

 

Publié dans Tranches de vie

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