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Retenir l’été

Publié le par Fille Ainée

 

Les chaises longues sont rangées, les valises presque bouclées, ca sent la fin de l’été !

 

Alors pour emporter avec nous un peu de soleil de Provence et en cherchant bien sur TonTube, un son sonore de cigales qui ne la ferment jamais, je vous prolonge l’été jusqu’en décembre !

 

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La broderie est de Luli ICI, la lavande de mon jardin et le passepoil du marché. Quant aux cigales, vous n’êtes pas obligés de les écouter jusqu’au bout.

 

 


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Glorange

Publié le par Fille Ainée

Voilà quelques années, nous avons eu l’idée fantastique d’installer Internet dans notre ruine Provençale. D’une parce que les Nains n’auraient jamais supporté d’être coupés du monde civilisé pendant 6 semaines et de deux, c’était plus facile pour passer mes commandes chez Celui que l’on Redoute (et pour travailler aussi accessoirement). Et c’est à partir de ce jour que ma vie a changé. J’ai rencontré Orange et Glandu : Glorange !

 

Orange, dans ma vie, c’est un peu comme un p’tit merdeux dans une cour d’école qui vous observe et dès que vous avez le dos tourné, vous fait une crasse. Ce morveux, et maintenant j’en suis convaincue, tombe en panne dès qu’il sent que vous en avez besoin. Il ne se passe pas 2 jours sans que nous soyons obligés de redémarrer cette s@l.p.rie de Livebox. Avant c’était la panique totale dès que le petit voyant se mettait à clignoter rouge. Maintenant, nous prenons ça avec beaucoup de philosophie.

 

Nos relations conflictuelles avec Orange font que même si nous ne nous servons de l’Internet que 6 semaines dans l’année, nous n’osons sous aucun prétexte interrompre notre abonnement et payons un prix exorbitant l’immense plaisir de voir clignoter le petit voyant vert en arrivant dans nos pénates l’été. Car sachez qu’une année maudite, nous avions osé lui faire des infidélités et il nous a pris 3 semaines pour revenir dans le giron orangien. Une expérience qui rend terriblement humble.

 

Par contre, je ne peux achever cet article sans vous parler de Glandu. Car après une ultime visite la semaine dernière à l’agence Orange du coin, je crois que ma vie a pris une dimension tout autre.

 

Je me permets de donner un petit nom d’oiseau somme toute assez tendre à cet homme qui tous les jours vient travailler pour rembourser le prêt de sa cuisine équipée et qui courageusement accueille des gens qui ont bloqué leurs claviers car le chat s’est couché dessus, ou se lamentent qu’ils n’ont plus ni Internet, ni téléphone, ni télévision (un crime !) depuis deux semaines car Orange les a trahi. Et Glandu, j’en suis témoin, n’en perd pas pour autant le sourire. D’ailleurs je doute qu’un jour il ait eu le sourire. Car voyez-vous, toute joie de vivre semble l’avoir déserté. Glandu est accablé par le poids des soucis des autres.

 

Mais commençons par le commencement. J’arrive devant l’agence Orange un jeudi matin, jour de marché. Grave erreur ma fille. Tout le monde a profité du marché pour aller débloquer son téléphone portable. Sauf que moi, je fais sagement la queue derrière 4 personnes et un immense doberman pour rendre ma Livebox (LB pour plus de facilité). Evidemment, je fais tache car je ne l’ai même pas sortie de son carton d’expédition qui fait 3 fois la taille normale. Et comme je traîne déjà mon chariot de courses, ce sont mes Nains qui ont fait tout le marché avec moi en portant à deux cette énorme boîte ! « Non, Maman », me disent-ils, « ce n’est pas encombrant », en fauchant le stand d’olives au passage. Le marché tout entier est content de me voir enfin chez Orange.

 

Glandu est au comptoir avec sa collègue. Il observe ma boîte d’un œil dubitatif. Visiblement, il pense déjà qu’à l’intérieur de moi-même je suis complètement blonde de trimbaler un truc pareil. Enfin, vient mon tour (après 20 mn d’attente je me sens terriblement langoureuse !) et Glandu ouvre d’un geste assuré ma boîte en me lançant d’un ton narquois « Madame, c’est votre bon de retour, pourquoi n’avez-vous pas posté votre LB ? ». Glandu fait la moue. Il a marqué un point, uppercut, je crache le sang ! Ben dis-donc Glandu, pourquoi irais-je un jour de marché faire la queue à la Poste (pas folle la guêpe, c’est pire que dans ton agence) qui se trouve une rue plus loin pour te poster ma LB alors que je suis là, moi devant toi ? Glandu KO !

 

Glandu scanne mon code-barres. Il manie le laser comme un pro puis s’avachit sur son siège à roulettes. Et tous les deux, on attend. Glandu, avare de ses mots, ne me dit rien et me laisse sans voix, dans le grand questionnement du « mais j’attends quoi ? ». Et là, je comprends, Glandu, vautré, attend que son imprimante lui crache un bout de papier qu’il me demande de signer sans me laisser le temps d’en lire le contenu. Freine tes chevaux Glandu, on ne me la fait pas celle-là. Il piaffe, s’impatiente, me presse de signer en m’expliquant comme si j’avais 5 ans que je viens de lui rendre ma LB. Ben ça je sais, puisque c’est moi qui l’ai apportée !

 

Pour défroisser son amour-propre, Glandu me fait remarquer que j’habite une maison secondaire. J’en reste pétrie d’admiration devant sa perspicacité sans borne. Et immédiatement, de me demander où se trouve ma résidence principale. Et là, j’ai un grand élan de pitié à l’égard de Glandu que doit peut-être encore se demander où se trouve le département de la Malaisie en France ! A moins que Glandu ne demande à ses collègues banquiers. Glandu, la Malaisie c’est en Birmanie !

 

Publié dans Tranches de vie

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Les Mensonges

Publié le par Fille Ainée

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin jusqu’au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé.

 

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Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de revenir vivre en Irlande. Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s’imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d’une femme au beau milieu d’une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s’est-il vraiment passé à Tanger ?

 

La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l’un croit savoir de l’autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu’à une vérité totalement inattendue.

 

Ce récit capture toute la complexité des non-dits, les doutes et les impasses de la vie conjugale, l’atmosphère tendue où la culpabilité des parents et leur rancoeur réciproque s'entremêlent. Lentement, les doutes s'infiltrent dans l'esprit de l'un, puis de l'autre. Harry poursuit en secret ses recherches désespérées tandis que Robin s'efforce de reconstruire leur vie. C'est un affrontement étonnant, qui réserve des surprises ! Et les derniers chapitres n’auront pas fini de vous surprendre.

 

Karen Perry, elle, ne remercie pas ses chiens à la fin du livre. Et je pense qu’elle n’en avait nullement besoin (petit clin d’œil à M. Bourcy !). Un livre très bien écrit, une intrigue bien ficelée, des surprises à presque tous les chapitres… Un changement bienvenu après une précédente lecture très décevante.

 


Publié dans Au fil des pages

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On ne prête qu’aux riches

Publié le par Fille Ainée

Ce qui vient malheureusement de nous être prouvé. Pour financer nos divers projets d’aménagement de ruine, Monsieur 3xrien s’est adressé à plusieurs organismes financiers afin d’obtenir un prêt. C’était ça ou dénicher un sponsor comme pour le Tour de France ! Nous étions pourtant prêts à porter des maillots à logo et à nous faire tatouer mais l’option bancaire s’est naturellement proposée à nous. Par contre, ce que nous ne savions pas c’est que nous vivons dans un pays du tiers monde qui rebute les banques. Tiens c’est nouveau ! Nous pensions plutôt que la Malaisie était un pays en plein développement mais les banques françaises s’en méfient. Monsieur 3xrien a beau avoir un statut d’expatrié qui aurait pu attirer les sangsues du monde financier et bien non ! Il a le tort de travailler pour une entreprise locale qui aligne pourtant les projets pour les 30 prochaines années !

 

Je l’ai appris un peu par surprise cet été, Kuala Lumpur étant la capitale de la Birmanie (aaahhhhh), personne n’ignore que la situation politique est plus que tourmentée et qu’il convient de prendre des précautions. J’ai eu envie d’emmener l’imbécile qui m’a sorti ça à la bibliothèque et de lui plonger le nez dans un atlas mais j’ai préféré laisser ce monstre d’érudition baigner dans son ignorance. Le choc de la découverte aurait pu avoir de graves conséquences.

 

Il est intéressant, par contre, de noter que le taux de croissance annuel de la Malaisie est de 6,2% alors que la France se traîne avec un petit 0,3%. Quant au taux d’inflation de 0,5% qui entraine des petits taux d’intérêt d’épargne à 1%, c’est vrai qu’il donne l’impression de ne rien perdre mais aussi de gagner petit. En Birmanie pardon Malaisie, le taux d’inflation est de 3,3%, un très bon indicateur de croissance économique. Mais c’est certain qu’avec un taux de chômage qui s’élève à 10% en France, il est difficile de faire avancer l’économie. En Malaisie, seulement 2,9% de la population cherche du travail. Il n’y a pas de sot métier ! Pour conclure, la France est importatrice nette et la Malaisie exportatrice nette.

 

Nous nous sommes donc résignés aux multiples refus et avons décidé de faire appel à la main d’œuvre locale sous-payée. Moutie, je vais, pour le coup, t’acheter une brouette un peu plus grande  !

 

 

Publié dans Tranches de vie

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Chantier de Jeunesse

Publié le par Fille Ainée

Il y a maintenant un peu plus de 10 ans que Monsieur 3xrien et moi avons acheté, sur un coup de cœur et sans beaucoup réfléchir, une ruine. Enfin, non, pas une ruine mais comme nous l’avait décrit l’agent immobilier (vocabulaire strictement « agence immobilière » pour vous faire croire que vous avez acheté la perle rare), une ancienne maison pleine de charme et de caractère mais qui néanmoins s’écroule au fur et à mesure que nous investissons perdons nos économies à la rénover et à l’agrandir.

 

Chaque été, on se croirait sur un chantier et Monsieur 3xrien se régale à passer ses journées entre son établi et le frigo de la cuisine d’été dans lequel il stocke les bières qui l’abreuvent pendant ses longues heures de bricolage. Il a d’ailleurs tracé un sillon dans la pelouse entre les deux pièces. Quant à moi, je perds mes cheveux à la vue des taches d’humidité qui apparaissent chaque année, des fuites dans le toit pendant les averses, de la peinture qui s’écaille et des toiles d’araignée qui naissent plus vite que je ne manie le balai. Ca ne s’arrêtera donc jamais ?

 

Là, je ne vous parle que des petits travaux et des légers inconvénients de cette charmante propriété de caractère parce qu’il y a aussi les GROS travaux de l’été, autrement appelés, par les 3xrien, « les chantiers de jeunesse ». Il s’agit en général de travaux longtemps envisagés mais toujours remis à un jour meilleur pour boucher un moment d’inactivité prolongée inadmissible chez nous. Le concept de l’ennui n’existant pas chez les 3xrien, c’est donc l’occasion rêvée de partager un moment convivial tout en se cassant le dos à creuser, bêcher, charger des gravats divers et variés dans le camion de DD, notre jardinier toujours aussi dévoué. Lui aussi, un jour, nous lâchera par overdose de chantiers de jeunesse ! Dans ces moments là, nous embauchons de la main d’œuvre locale que nous sous-payons naturellement. Et j’entends par là, Moutie et son acolyte !

 

Nos chantiers de jeunesse commencent en général à l’aube (10h30 pour Moutie car l’aube se lève tard) et finissent toujours par un apéritif bien mérité. Mais que de fous rires ! Car il ne s’agit pas de prendre la tâche trop au sérieux sous peine d’en devenir des maçons fous ! Cette année, notre chantier se nommait « hangar avachi » et il s’agissait d’évacuer bois, métal et agglos pour faire place à ce qui va bientôt devenir – avec beaucoup d’imagination – une superbe piscine dans laquelle personne ne se baignera car l’eau sera trop froide !

 

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Sans vouloir dénigrer mes ouvriers au risque de les décourager, voici Moutie remplissant la brouette des Nains. Un « A » pour effort et participation ! Heureusement que d’autres remplissaient de vraies brouettes d’homme musclé sinon ma piscine ne sera pas prête de voir le jour.

 

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Si vous désirez vous inscrire pour le prochain chantier, n'hésitez pas à me contacter. Nous recrutons.

 

Publié dans Tranches de vie

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Meurtre chez les poilus

Publié le par Fille Ainée

En juin 1916, la guerre bat son plein. Célestin Louise, inspecteur de police, aurait pu rester à l'arrière mais il choisit le combat et se retrouve en première ligne à Verdun. Grièvement blessé, il est évacué dans une vieille demeure reconvertie en hôpital de campagne. Le château d'Amberville est un endroit plein de mystères, étrangement calme et irréel après l'horreur des combats. Mais une malédiction semble s'abattre sur Amberville. Un premier soldat est retrouvé mort dans une mare, un autre est égorgé dans son lit. Le tueur est insaisissable et la liste ne demande qu'à s'allonger. Célestin mène l’enquête ! Et nous, qu’est-ce qu’on baille !!

 

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Jusqu’au 3eme chapitre, ca peut aller bien que de nombreux clichés donnent à penser que M. Bourcy, en élève assidu, a recopié les devoirs de son voisin de pupitre. Un fond historique très documenté et une visite à Verdun lui ont sans doute permis d’en savoir plus sur les conditions de vie dans les tranchées et les états d’âme des soldats qui y croupissaient. La découverte, sous les bombes, de la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, avec sa barbarie, ses silences improbables, ses rigolades pour tromper la mort. Mais ensuite, on s’enlise littéralement dans une intrigue tirée par les cheveux, un dénouement bâclé, une fin digne d’un livre Harlequin sans substance. Il semblerait, d’après les critiques, que la série d'enquêtes du soldat Célestin Louise avait fort bien débuté avec "La Cote 512". Je crois qu’il aurait du s’arrêter là. Ce 3eme volume est vraiment navrant !

 

Le personnage principal est sans envergure et l'intrigue policière réduite au minimum. Le meurtrier pour un lecteur attentif et perspicace est vite démasqué. Agatha Christie doit s’en retourner dans sa tombe ! T’inquiète Agatha, celui-là ne te fera pas ombrage. 

 

Maintenant reste à comprendre pourquoi il a obtenu le prix du polar au Salon du Livre de Poche de St Maur 2010. Visiblement, quelqu’un avait bu trop de champagne ce jour-là !

 

En dernière page, Thierry Bourcy remercie Anne pour son écoute et Sabine pour sa confiance et ses encouragements. Je pense sincèrement que ces deux personnes sont en fait ses chiens qui en échange de croquettes et de caresses ont passé des heures à l’écouter se relire. Et je me demande si ca n’est pas finalement un cas de cruauté envers les animaux !

 


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Vert Anis

Publié le par Fille Ainée

Vous aurez peut-être remarqué que je passe un été plutôt silencieux niveau blog. Ce n’est pas que je m’ennuie mais les petits travaux dans la maison se multiplient et il ne me reste plus beaucoup de temps en fin de journée pour me consacrer à la création artistique à moins que la peinture de portes ne soit considérée comme une activité manuelle enrichissante digne d’être exhibée sur ce blog !

 

Monsieur 3xrien me traîne dans toutes les boutiques de bricolage de la région dans lesquelles je squatte les salons de jardin en attendant qu’il fasse son choix dans les rayons. D’ailleurs, je suis convaincue que les employés m’ont déjà repérée comme celle qui fait le poireau et qui n’achète rien. Par contre, ce qu’ils ne savent pas, c’est que je fais discrètement une étude de serviabilité du personnel de vente et que mes conclusions auront un impact majeur sur l’augmentation de nos dépenses dans le magasin de bricolo élu de l’année ! En attendant, je teste le confort des chaises pliantes.

 

Toutefois, entre deux coups de pinceau, j’ai terminé le énième châle de ma carrière de tricoteuse et, en l’absence des Nains qui d’habitude posent pour moi, j’ai demandé à l’olivier qui crève dans le jardin de m’aider à vous le montrer. L’arbre n’est pas très coopératif mais à défaut…

 

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Il s’agit du « Danielle » ICI. Toujours fidèle à la Fine Kid d’Anny Blatt et cette fois-ci en vert anis. Ce châle ira recouvrir les épaules de Belle-Maman et lui tenir chaud au changement de saison.

 

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Bien que fort joli, je ne vous recommande pas ce châle. Grosses erreurs dans les explications au rang 137 qui oublie subitement un « yo » en début du rang et qui, si vous ne vous en apercevez pas, vous oblige à défaire 500 et quelques mailles ce qui bien sûr peut fâcher très fort. J’ai donc zappé le diagramme 5 qui commençait à me sortir par les yeux et ai préféré terminer sur une note positive.

 

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Gerda, enfin toi !

Publié le par Fille Ainée

Terminé en 2 épisodes de L’Amooooour est dans les Champs, voici mon Gerda. Enfin, celui de Grand Nain. Pas fâchée de l’avoir terminé celui-là. La partie principale a du me prendre 4 jours et la bordure le double. Et attention si vous vous lancez dans cet ouvrage ; il vous faut presque autant de pelotes pour la partie principale que pour la bordure. J’en ai fait l’expérience.

 

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Bon, je n’ai pas lâché mes aiguilles pour autant et mine de rien, il faut que je sois prête avec un autre ouvrage pour lundi prochain car je ne voudrai, pour rien au monde, manquer les amourades de nos agriculteurs. Et cette année, on est particulièrement gâté ! Mon préféré : Francois, fan de Johnny, ah que oui ! Celui qui fait chanter le karaoke à ses prétendantes sur des chansons de Johnny, ah que oui et que même, ah que oui, qu'il a son idole tatouée au dos de son blouson en jean, ah que oui !

 

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Il est de mon avis qu’avec une telle émission la France entière a touché le fond. Et franchement pour certains des candidats, je ne m’étonne nullement qu’ils soient restés célibataires si longtemps. Quant à ceux qui vivent toujours chez leur Moman…. No comment ! Mais qu’est-ce que ça me fait rire ! Et en plus, ça me fait tricoter. 

 

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Celui que l’on n’attendait plus

Publié le par Fille Ainée

Chaque été, je passe quelques jours dans les toiles d’araignée lors de l’ouverture de la maison. On m’a un jour assuré qu’une maison avec des toiles d’araignée est une maison saine. Je peux vous confirmer que la mienne pète la santé ! D’ailleurs, c’en est indécent. Et, cet été, au beau milieu de ces toiles arachnéennes, voilà que je redécouvre un châle abandonné sur le dossier d’une chaise. Un châle inachevé ! Ou plutôt achevé mais non bloqué.

 

Se pose alors LA grande question existentielle : lequel ai-je fait semblant de terminer et dont je ne vous ai pas parlé ? Et là, je comprends que ce châle, en fait, ne peut être autre que mon Carmen que je vous avais poussé, l’année dernière, à terminer alors que discrètement je vous taisais mon échec. Et en parcourant mon blog, je m’aperçois que j’avais fièrement publié les photos de vos réalisations.

 

La raison de mon abandon est clair : les mailles rabattues sont tellement serrées qu’il m’avait été impossible de le bloquer. Un peu comme si j’avais tiré sur ma laine en pensant à mes déboires futurs avec le Maçon qui rend fou. Un truc nerveux quoi !

 

Comme évidemment, il était hors de question de laisser cette œuvre à l’état d’épave, j’ai patiemment détricoté le dernier rang, réussi à retrouver un coton dont la couleur s’approchait (parce qu’évidemment plus de laine d’origine) de la teinte initiale et je me suis empressée de lui faire prendre un bain.

 

C’est à présent sur les épaules de Petit Nain qu’il a trouvé sa place.

 

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Ce qui relance bien entendu le débat du Gerda que je ne vous ai toujours pas montré. Et bien figurez-vous que je suis tombée en panne de fourniture dans la bordure et qu’il a donc fallu attendre mon arrivée dans ma Provence Natale pour aller chercher une ultime pelote à l’usine Anny Blatt (excuse, belle excuse). Inutile de vous ruer chez eux, je ne me suis bien entendu pas contentée de n’en acheter qu’une seule mais les étagères sont un peu vides après mon passage. Et comme le banquier de Monsieur 3xrien n’en loupe pas une, j’ai eu droit au texto suivant « mais tu n’as quand même pas dépensé tout ça dans de la laine ? » de la part de Cher et Tendre. Car sachez qu’à chaque fois que je fais flamber la plastique du compte joint, Horrible Banquier envoie un texto à Monsieur 3xrien. Je vis, après tout, dans un pays largement misogyne dans lequel les épouses dévouées et non dépensières ne font visiblement pas de tricot !

 

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La chronique du maçon qui rend fou

Publié le par Fille Ainée

Dallas Provence, mon univers impitoyaaaaaaabbbbllle. C’est dur les vacances ! Encore plus quand on les passe à côté d’un chantier de construction animé tout l’été par le seul maçon de la région qui ne fait pas les 35 heures! Le Club Med à côté, c’est du pipeau.  

 

Moi, qui viens de passer toute l’année bercée par le doux bruit de la grue de démolition derrière chez nous, j’espère naïvement couler des jours heureux dans ma Provence Natale. Que Nenni ! Maçon fou a d’autres idées en tête.

 

Comme c’est un homme assidu, il passe tous les matins sur son chantier… à 6h30 pour d’abord garer la caisse diesel qui lui sert de camion de travail juste sous les fenêtres des Nains, c’est-à-dire, pile poil devant ma porte d’entrée. T’inquiète Maçon, c’est le début des vacances, je ne suis pas encore tombée dans le cubi de rosé et j’arrive encore à glisser mes hanches entre ta caisse et mon mur. Fin août, je ne dis pas ! Il faudra sans doute que je fasse le tour du pâté de maison pour venir te débusquer dans ton antre, si tu survis à l’été, cela va sans dire.

 

Je n’ai jusqu'à présent rien dit. Enfin, je suis juste passée lui demander quand allaient se finir les travaux infernaux. Il m’a assuré avoir bientôt terminé et que comme les propriétaires allaient s’installer, et qu’il ne voulait pas les déranger, il avait prévu de se retirer pour leur laisser passer des vacances en paix. Ah, et moi alors ?

 

Deuxième petit matin, je déjeune au son du marteau-piqueur. Il est 7h sur ma terrasse inondée de soleil. Maçon fou est en pleine forme ! Le reste du village, du moins la rue, peut-être moins. Je garde mon calme. Cet homme n’aura pas ma peau !

 

Je glisse quand même mes hanches entre mon mur et sa caisse. L’Homme m’accoste et remarque « vous n’êtes pas d’ici, vous, avec votre accent ». Le comble, l’Homme est perspicace! Je me retiens d’éclater de rire en lisant son nom de famille aux tonalités méditerranéennes gravé sur les portières de sa caisse. C’est vrai que le Portugal, c’est beaucoup plus local que la Malaisie. Il faut en convenir ! Et l’Homme d'afficher un moment d’incertitude alors que sa cervelle fatiguée essaye de localiser la Malaisie sur la carte de l’Europe. C’est ça Maçon, un peu plus à droite, tu es sur le bon chemin.

 

Samedi, oh joie, oh béatitude profonde, Maçon fou profite enfin de son week-end et moi je dors.

 

Dimanche, 8h30 : le comble. C’est Rambo boosté aux cornflakes. Il cogne du marteau sur la grille métallique. Il m’a fallu, top chrono, exactement 1 minute 43 pour trouver ma culotte, sauter dedans, descendre à toute volée les escaliers et ouvrir ma porte d’entrée pour jaillir dans la rue sous les yeux ébahis et incrédules de Maçon qui du coup en reste marteau en l’air. « Comment ça, on n’a pas le droit de travailler le dimanche ! ». J’hallucine. Le seul de tout l’Hexagone qui n’a pas assimilé le principe du repos dominical et qui n’est pas syndiqué ! En 30 secondes, je lui explique le principe du « si tu me cherches, tu me trouves ». Il en reste sans voix.

 

Dimanche, 8h45 : j’entends Maçon desserrer le frein à main de sa caisse castillane et descendre la rue en roue libre. C’est ça, aie peur, très peur même !

Publié dans Tranches de vie

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