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Chantier de Jeunesse

Publié le par Fille Ainée

Il y a maintenant un peu plus de 10 ans que Monsieur 3xrien et moi avons acheté, sur un coup de cœur et sans beaucoup réfléchir, une ruine. Enfin, non, pas une ruine mais comme nous l’avait décrit l’agent immobilier (vocabulaire strictement « agence immobilière » pour vous faire croire que vous avez acheté la perle rare), une ancienne maison pleine de charme et de caractère mais qui néanmoins s’écroule au fur et à mesure que nous investissons perdons nos économies à la rénover et à l’agrandir.

 

Chaque été, on se croirait sur un chantier et Monsieur 3xrien se régale à passer ses journées entre son établi et le frigo de la cuisine d’été dans lequel il stocke les bières qui l’abreuvent pendant ses longues heures de bricolage. Il a d’ailleurs tracé un sillon dans la pelouse entre les deux pièces. Quant à moi, je perds mes cheveux à la vue des taches d’humidité qui apparaissent chaque année, des fuites dans le toit pendant les averses, de la peinture qui s’écaille et des toiles d’araignée qui naissent plus vite que je ne manie le balai. Ca ne s’arrêtera donc jamais ?

 

Là, je ne vous parle que des petits travaux et des légers inconvénients de cette charmante propriété de caractère parce qu’il y a aussi les GROS travaux de l’été, autrement appelés, par les 3xrien, « les chantiers de jeunesse ». Il s’agit en général de travaux longtemps envisagés mais toujours remis à un jour meilleur pour boucher un moment d’inactivité prolongée inadmissible chez nous. Le concept de l’ennui n’existant pas chez les 3xrien, c’est donc l’occasion rêvée de partager un moment convivial tout en se cassant le dos à creuser, bêcher, charger des gravats divers et variés dans le camion de DD, notre jardinier toujours aussi dévoué. Lui aussi, un jour, nous lâchera par overdose de chantiers de jeunesse ! Dans ces moments là, nous embauchons de la main d’œuvre locale que nous sous-payons naturellement. Et j’entends par là, Moutie et son acolyte !

 

Nos chantiers de jeunesse commencent en général à l’aube (10h30 pour Moutie car l’aube se lève tard) et finissent toujours par un apéritif bien mérité. Mais que de fous rires ! Car il ne s’agit pas de prendre la tâche trop au sérieux sous peine d’en devenir des maçons fous ! Cette année, notre chantier se nommait « hangar avachi » et il s’agissait d’évacuer bois, métal et agglos pour faire place à ce qui va bientôt devenir – avec beaucoup d’imagination – une superbe piscine dans laquelle personne ne se baignera car l’eau sera trop froide !

 

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Sans vouloir dénigrer mes ouvriers au risque de les décourager, voici Moutie remplissant la brouette des Nains. Un « A » pour effort et participation ! Heureusement que d’autres remplissaient de vraies brouettes d’homme musclé sinon ma piscine ne sera pas prête de voir le jour.

 

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Si vous désirez vous inscrire pour le prochain chantier, n'hésitez pas à me contacter. Nous recrutons.

 

Publié dans Tranches de vie

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Meurtre chez les poilus

Publié le par Fille Ainée

En juin 1916, la guerre bat son plein. Célestin Louise, inspecteur de police, aurait pu rester à l'arrière mais il choisit le combat et se retrouve en première ligne à Verdun. Grièvement blessé, il est évacué dans une vieille demeure reconvertie en hôpital de campagne. Le château d'Amberville est un endroit plein de mystères, étrangement calme et irréel après l'horreur des combats. Mais une malédiction semble s'abattre sur Amberville. Un premier soldat est retrouvé mort dans une mare, un autre est égorgé dans son lit. Le tueur est insaisissable et la liste ne demande qu'à s'allonger. Célestin mène l’enquête ! Et nous, qu’est-ce qu’on baille !!

 

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Jusqu’au 3eme chapitre, ca peut aller bien que de nombreux clichés donnent à penser que M. Bourcy, en élève assidu, a recopié les devoirs de son voisin de pupitre. Un fond historique très documenté et une visite à Verdun lui ont sans doute permis d’en savoir plus sur les conditions de vie dans les tranchées et les états d’âme des soldats qui y croupissaient. La découverte, sous les bombes, de la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, avec sa barbarie, ses silences improbables, ses rigolades pour tromper la mort. Mais ensuite, on s’enlise littéralement dans une intrigue tirée par les cheveux, un dénouement bâclé, une fin digne d’un livre Harlequin sans substance. Il semblerait, d’après les critiques, que la série d'enquêtes du soldat Célestin Louise avait fort bien débuté avec "La Cote 512". Je crois qu’il aurait du s’arrêter là. Ce 3eme volume est vraiment navrant !

 

Le personnage principal est sans envergure et l'intrigue policière réduite au minimum. Le meurtrier pour un lecteur attentif et perspicace est vite démasqué. Agatha Christie doit s’en retourner dans sa tombe ! T’inquiète Agatha, celui-là ne te fera pas ombrage. 

 

Maintenant reste à comprendre pourquoi il a obtenu le prix du polar au Salon du Livre de Poche de St Maur 2010. Visiblement, quelqu’un avait bu trop de champagne ce jour-là !

 

En dernière page, Thierry Bourcy remercie Anne pour son écoute et Sabine pour sa confiance et ses encouragements. Je pense sincèrement que ces deux personnes sont en fait ses chiens qui en échange de croquettes et de caresses ont passé des heures à l’écouter se relire. Et je me demande si ca n’est pas finalement un cas de cruauté envers les animaux !

 


Publié dans Au fil des pages

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Vert Anis

Publié le par Fille Ainée

Vous aurez peut-être remarqué que je passe un été plutôt silencieux niveau blog. Ce n’est pas que je m’ennuie mais les petits travaux dans la maison se multiplient et il ne me reste plus beaucoup de temps en fin de journée pour me consacrer à la création artistique à moins que la peinture de portes ne soit considérée comme une activité manuelle enrichissante digne d’être exhibée sur ce blog !

 

Monsieur 3xrien me traîne dans toutes les boutiques de bricolage de la région dans lesquelles je squatte les salons de jardin en attendant qu’il fasse son choix dans les rayons. D’ailleurs, je suis convaincue que les employés m’ont déjà repérée comme celle qui fait le poireau et qui n’achète rien. Par contre, ce qu’ils ne savent pas, c’est que je fais discrètement une étude de serviabilité du personnel de vente et que mes conclusions auront un impact majeur sur l’augmentation de nos dépenses dans le magasin de bricolo élu de l’année ! En attendant, je teste le confort des chaises pliantes.

 

Toutefois, entre deux coups de pinceau, j’ai terminé le énième châle de ma carrière de tricoteuse et, en l’absence des Nains qui d’habitude posent pour moi, j’ai demandé à l’olivier qui crève dans le jardin de m’aider à vous le montrer. L’arbre n’est pas très coopératif mais à défaut…

 

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Il s’agit du « Danielle » ICI. Toujours fidèle à la Fine Kid d’Anny Blatt et cette fois-ci en vert anis. Ce châle ira recouvrir les épaules de Belle-Maman et lui tenir chaud au changement de saison.

 

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Bien que fort joli, je ne vous recommande pas ce châle. Grosses erreurs dans les explications au rang 137 qui oublie subitement un « yo » en début du rang et qui, si vous ne vous en apercevez pas, vous oblige à défaire 500 et quelques mailles ce qui bien sûr peut fâcher très fort. J’ai donc zappé le diagramme 5 qui commençait à me sortir par les yeux et ai préféré terminer sur une note positive.

 

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Gerda, enfin toi !

Publié le par Fille Ainée

Terminé en 2 épisodes de L’Amooooour est dans les Champs, voici mon Gerda. Enfin, celui de Grand Nain. Pas fâchée de l’avoir terminé celui-là. La partie principale a du me prendre 4 jours et la bordure le double. Et attention si vous vous lancez dans cet ouvrage ; il vous faut presque autant de pelotes pour la partie principale que pour la bordure. J’en ai fait l’expérience.

 

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Bon, je n’ai pas lâché mes aiguilles pour autant et mine de rien, il faut que je sois prête avec un autre ouvrage pour lundi prochain car je ne voudrai, pour rien au monde, manquer les amourades de nos agriculteurs. Et cette année, on est particulièrement gâté ! Mon préféré : Francois, fan de Johnny, ah que oui ! Celui qui fait chanter le karaoke à ses prétendantes sur des chansons de Johnny, ah que oui et que même, ah que oui, qu'il a son idole tatouée au dos de son blouson en jean, ah que oui !

 

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Il est de mon avis qu’avec une telle émission la France entière a touché le fond. Et franchement pour certains des candidats, je ne m’étonne nullement qu’ils soient restés célibataires si longtemps. Quant à ceux qui vivent toujours chez leur Moman…. No comment ! Mais qu’est-ce que ça me fait rire ! Et en plus, ça me fait tricoter. 

 

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Celui que l’on n’attendait plus

Publié le par Fille Ainée

Chaque été, je passe quelques jours dans les toiles d’araignée lors de l’ouverture de la maison. On m’a un jour assuré qu’une maison avec des toiles d’araignée est une maison saine. Je peux vous confirmer que la mienne pète la santé ! D’ailleurs, c’en est indécent. Et, cet été, au beau milieu de ces toiles arachnéennes, voilà que je redécouvre un châle abandonné sur le dossier d’une chaise. Un châle inachevé ! Ou plutôt achevé mais non bloqué.

 

Se pose alors LA grande question existentielle : lequel ai-je fait semblant de terminer et dont je ne vous ai pas parlé ? Et là, je comprends que ce châle, en fait, ne peut être autre que mon Carmen que je vous avais poussé, l’année dernière, à terminer alors que discrètement je vous taisais mon échec. Et en parcourant mon blog, je m’aperçois que j’avais fièrement publié les photos de vos réalisations.

 

La raison de mon abandon est clair : les mailles rabattues sont tellement serrées qu’il m’avait été impossible de le bloquer. Un peu comme si j’avais tiré sur ma laine en pensant à mes déboires futurs avec le Maçon qui rend fou. Un truc nerveux quoi !

 

Comme évidemment, il était hors de question de laisser cette œuvre à l’état d’épave, j’ai patiemment détricoté le dernier rang, réussi à retrouver un coton dont la couleur s’approchait (parce qu’évidemment plus de laine d’origine) de la teinte initiale et je me suis empressée de lui faire prendre un bain.

 

C’est à présent sur les épaules de Petit Nain qu’il a trouvé sa place.

 

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Ce qui relance bien entendu le débat du Gerda que je ne vous ai toujours pas montré. Et bien figurez-vous que je suis tombée en panne de fourniture dans la bordure et qu’il a donc fallu attendre mon arrivée dans ma Provence Natale pour aller chercher une ultime pelote à l’usine Anny Blatt (excuse, belle excuse). Inutile de vous ruer chez eux, je ne me suis bien entendu pas contentée de n’en acheter qu’une seule mais les étagères sont un peu vides après mon passage. Et comme le banquier de Monsieur 3xrien n’en loupe pas une, j’ai eu droit au texto suivant « mais tu n’as quand même pas dépensé tout ça dans de la laine ? » de la part de Cher et Tendre. Car sachez qu’à chaque fois que je fais flamber la plastique du compte joint, Horrible Banquier envoie un texto à Monsieur 3xrien. Je vis, après tout, dans un pays largement misogyne dans lequel les épouses dévouées et non dépensières ne font visiblement pas de tricot !

 

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La chronique du maçon qui rend fou

Publié le par Fille Ainée

Dallas Provence, mon univers impitoyaaaaaaabbbbllle. C’est dur les vacances ! Encore plus quand on les passe à côté d’un chantier de construction animé tout l’été par le seul maçon de la région qui ne fait pas les 35 heures! Le Club Med à côté, c’est du pipeau.  

 

Moi, qui viens de passer toute l’année bercée par le doux bruit de la grue de démolition derrière chez nous, j’espère naïvement couler des jours heureux dans ma Provence Natale. Que Nenni ! Maçon fou a d’autres idées en tête.

 

Comme c’est un homme assidu, il passe tous les matins sur son chantier… à 6h30 pour d’abord garer la caisse diesel qui lui sert de camion de travail juste sous les fenêtres des Nains, c’est-à-dire, pile poil devant ma porte d’entrée. T’inquiète Maçon, c’est le début des vacances, je ne suis pas encore tombée dans le cubi de rosé et j’arrive encore à glisser mes hanches entre ta caisse et mon mur. Fin août, je ne dis pas ! Il faudra sans doute que je fasse le tour du pâté de maison pour venir te débusquer dans ton antre, si tu survis à l’été, cela va sans dire.

 

Je n’ai jusqu'à présent rien dit. Enfin, je suis juste passée lui demander quand allaient se finir les travaux infernaux. Il m’a assuré avoir bientôt terminé et que comme les propriétaires allaient s’installer, et qu’il ne voulait pas les déranger, il avait prévu de se retirer pour leur laisser passer des vacances en paix. Ah, et moi alors ?

 

Deuxième petit matin, je déjeune au son du marteau-piqueur. Il est 7h sur ma terrasse inondée de soleil. Maçon fou est en pleine forme ! Le reste du village, du moins la rue, peut-être moins. Je garde mon calme. Cet homme n’aura pas ma peau !

 

Je glisse quand même mes hanches entre mon mur et sa caisse. L’Homme m’accoste et remarque « vous n’êtes pas d’ici, vous, avec votre accent ». Le comble, l’Homme est perspicace! Je me retiens d’éclater de rire en lisant son nom de famille aux tonalités méditerranéennes gravé sur les portières de sa caisse. C’est vrai que le Portugal, c’est beaucoup plus local que la Malaisie. Il faut en convenir ! Et l’Homme d'afficher un moment d’incertitude alors que sa cervelle fatiguée essaye de localiser la Malaisie sur la carte de l’Europe. C’est ça Maçon, un peu plus à droite, tu es sur le bon chemin.

 

Samedi, oh joie, oh béatitude profonde, Maçon fou profite enfin de son week-end et moi je dors.

 

Dimanche, 8h30 : le comble. C’est Rambo boosté aux cornflakes. Il cogne du marteau sur la grille métallique. Il m’a fallu, top chrono, exactement 1 minute 43 pour trouver ma culotte, sauter dedans, descendre à toute volée les escaliers et ouvrir ma porte d’entrée pour jaillir dans la rue sous les yeux ébahis et incrédules de Maçon qui du coup en reste marteau en l’air. « Comment ça, on n’a pas le droit de travailler le dimanche ! ». J’hallucine. Le seul de tout l’Hexagone qui n’a pas assimilé le principe du repos dominical et qui n’est pas syndiqué ! En 30 secondes, je lui explique le principe du « si tu me cherches, tu me trouves ». Il en reste sans voix.

 

Dimanche, 8h45 : j’entends Maçon desserrer le frein à main de sa caisse castillane et descendre la rue en roue libre. C’est ça, aie peur, très peur même !

Publié dans Tranches de vie

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Coup d’gueule

Publié le par Fille Ainée

Aujourd’hui, j’enrage. J’enrage de lire ces ragots injurieux qui accusent Malaysia Airlines d’avoir voulu économiser le coût du carburant et a survolé l’Ukraine jeudi dernier. Mais qui vous croyez-vous, imbéciles aux cerveaux ramollis pour affirmer de telles choses ?

 

Samedi matin, moi aussi j’ai survolé l’Ukraine et ca n’était pas avec MH. Moi aussi, probablement, je me trouvais juste sous le feu des tirs des rebelles. Et pourtant, je suis arrivée, avec mes Nains, saine et sauve, à Paris, sans même avoir soupçonné un instant le danger. Ca n’était pas mon jour, ca n’était pas mon tour ! Peut-être une autre fois, peut-être jamais.

 

En attendant, des familles sont en deuil, mon pays d’adoption est en deuil, mais les simples d’esprit qui n’ont probablement jamais quitté leur canapé pointent facilement le doigt et accusent. Et là, ça me donne envie de hurler.

 

Tous ceux qui ont déjà voyagé sur MH savent fort bien que c’est une compagnie aérienne qui a fait ses preuves. Mais qui n’a peut-être pas beaucoup de chance en ce moment. Le costume des hôtesses couleur vert grenouille écrasée en putréfaction depuis des semaines est certes fort peu sexy mais ces hôtesses ont le sourire et croyez-moi, d’autres que je ne nommerais pas, celles qui caquettent et cancanent pensant que vous ne les entendez pas (je suis un peu sourde d’oreille mais à ce point là) ont tout à leur envier.

 

Alors, un peu de respect s‘il vous plait et pensez à ces gens qui, comme moi et mes Nains, sont montés dans l’avion jeudi matin en pensant que finalement 12h coincés dans une carlingue ça n’était pas la mort….

 

 

Publié dans Tranches de vie

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Le béret qui venait du chaud

Publié le par Fille Ainée

Et bien pas de doute, vous n’aviez pas menti les filles en me conseillant de rajouter quelques petites laines dans ma valise. Le premier pied posé à l’aéroport, samedi matin, s’est vite recroquevillé. Il faut dire que je suis arrivée en sandalettes. P’ove fille va ! Mon incrédulité m’a coûté cher. C’est donc avec grand plaisir que j’ai retrouvé mes chaussettes et puis aussi les deux pelotes de laine que j’avais glissées dans ma valise en vue de me tricoter un petit quelque chose pendant le vol. Sauf que je n’ai jamais eu le courage. Mais quand il a fallu rester éveillée toute la journée de samedi, et que quelques frissons thermiques ont vite évoqué les grands frimas à venir, j’ai eu envie d’un beanie.

 

Le beanie est un bonnet en laine chez les britons, mais en plus, je le voulais slouchy. Vous suivez ? Slouchy veut dire « retombant ». Histoire de faire genre quoi !

 

Ma laine a été achetée en Nouvelle Zélande à Pâques dernier et elle a donc fait un bon bout de chemin. C’est du 100% Mérinos qui va me tenir les oreilles bien au chaud l’hiver prochain quand j’irai passer le Nouvel An en Irlande.

 

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Le modèle s’appelle Meret et vient de chez Woolly Wormhead ICI. Hyper facile à tricoter, il ne m’a pris qu’un week-end et encore j’aurai pu être encore plus rapide si seulement je n’avais pas piqué du nez après le déjeuner (la faute au décalage horaire) et si Moutie ne m’avait pas parlé en plein milieu et ce qui du coup m’a fait perdre le fil de mes yo et sk2po. Après avoir défait 6 rangs dimanche matin et perdu la moitié de mes marqueurs en cours de route, c’est par une pluie battante que j’ai enfin franchi la ligne d’arrivée, pompon en prime ! Un vrai Tour de France ! Dantesque !

 

Le voici sur la tête de Petit Nain :

 

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Mes conseils : armez-vous de beaucoup de marqueurs, ils sont très très utiles, et n’oubliez pas que celui qui sert à indiquer le début du rang (vous tricotez en rond) doit être de couleur différente. C’est peut-être idiot de le dire comme ça mais croyez-moi c’est un conseil utile. Commencez avec des aiguilles à double pointes et après les augmentations, passez à l’aiguille circulaire beaucoup plus pratique. Et enfin, au moment des diminutions, ne parlez à personne ! Ca vous évitera des oublis de yo.

 

Pour lui donner un effet vraiment « slouchy », j’ai rajouté deux répétitions dans le corps de mon béret. Et comme petite touche finale, j’ai cousu un pompon réalisé avec une fourchette (méthode ICI).

 

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Maintenant, il ne me reste plus qu’à trouver un pull-over pour affronter l’été !

 


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Prépare ta tringle, Moutie !

Publié le par Fille Ainée

Juste avant de boucler ma valise en carton… Deauville, la fin.

 

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Comme d’hab, entièrement quilté à la main, aiguille turbo cette fois-ci pour qu’il soit prêt à partir avec moi. Livraison ce week-end en main propre (le teint blafard, le cheveu plat, le dessous de bras aromatique et l’œil lapin albinos !)

 

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Comme l’étiquette de Roxane n’a pas encore été publiée, je me suis permise de créer la mienne. En accord avec le thème bien sûr !

 

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Mais qui l’a tué ?

Publié le par Fille Ainée

Si vous êtes criminologiste en herbe et que vous aimez les bonnes enquêtes policières, voilà un livre qui va vous intéresser.

 

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"Fin juin 1860, dans une demeure bourgeoise du sud de l’Angleterre, un enfant de 4 ans est porté disparu. Il est découvert quelques heures plus tard. Sous le choc, les habitants doivent faire face à deux évidences : l'enfant a été assassiné et le meurtrier est forcément l'un d'entre eux. Aussitôt, les rumeurs vont bon train. La presse, alors en plein essor, en fait un large écho. L'ensemble de la nation se passionne pour l'affaire. L'enquête piétine jusqu'à ce que Jack Whicher, célèbre détective de Scotland Yard, prenne les choses en main."

 

Attention, ce livre n’est pas un roman policier mais bien un fait divers, une affaire ténébreuse à souhait qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Mais c’est aussi un documentaire sur les origines de la police londonienne du XIXe siècle et surtout sur la naissance des premiers détectives anglais ; les précurseurs de Sherlock Holmes.

 

D'accord, c’est un pavé mais si le brouillard et les affaires mystérieuses vous passionnent, ce livre est pour vous. Très bien écrit, il décrit au fil des pages les avancées de l’enquête, les piétinements dûs aux tabous de l'époque et les conclusions tirées par Whicher, un des premiers détectives de l’époque. Je ne me suis absolument pas ennuyée ! Et je ne vous dirais absolument pas qui l'a tué !

 


Publié dans Au fil des pages

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