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Le SAL très en retard

Publié le par Fille Ainée

J’avais pourtant promis juré craché que je ne commencerai rien de nouveau avant la fin de l’année. Et bien c’est plutôt mal parti !

 

C’est mynipuce qui m’a tentée et dans un même élan, je m’inscris à son SAL en retard et je rends ma copie. 

 

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Publié dans Petites croix

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Encore le coup de cœur

Publié le par Fille Ainée

Décidément, ca ne s’arrange pas. Plus je vais au Cambodge et plus j’aime ce pays, ces gens, leur gentillesse, mais surtout ces sourires sur des visages burinés. Et pourtant, ils n’ont pas eu la vie facile !

 

Le Cambodge a en effet eu un passé agité. Sous régime colonial français jusqu’en 1953, il est ensuite touché par la guerre du Vietnam dans les années 1960 pour ensuite souffrir sous le régime totalitaire de Pol Pot et des Khmers rouges dans les années 1970. Des millions de personnes ont péri pendant cette période d’oppression. Y’a de quoi s’arrêter de sourire ! Et bien non.

 

Après un samedi matin un peu agité où nous avons failli manquer l’avion (c’est une longue histoire mais les réveils à 4h du matin ne nous réussissent guère !), nous avons atterri dans un Siem Reap inondé (c’est la saison des pluies et le lac voisin déborde régulièrement).

 

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Les enfants vont à l’école les pieds dans l’eau et les tuks tuks noient leurs moteurs dans des caniveaux gorgés de l’eau sale des égouts.

 

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Nous avons pris nos quartiers au Raffles, un des plus beaux hôtels de Siem Reap. Un hôtel où l’on se détend au bord d’une piscine de 35 mètres après une journée passée à visiter les temples.

 

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Une piscine où l’on vous apporte des fruits frais, compliments de la maison, des lingettes pour vous rafraîchir, un chapeau de soleil et des verres d’eau fraîche. Une piscine où l’on n’hésite pas à aller vous chercher un parasol même s’il est de l’autre côté pour vous garantir de l’ombre et où l’on vous propose de nettoyer vos lunettes de soleil. Une piscine autour de laquelle vous pouvez dîner aux chandelles. Dès le premier jour, une certaine indolence m’a prise !

 

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Mais Siem Reap, ce n’est pas seulement le Raffles, c’est surtout le point d’accès aux temples d’Angkor. Des temples dont on ne se lasse pas. Et quand on pense que l’on a sous les yeux plus de 1 000 ans d’histoire, ça vous rend tout timide !

 

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Peu de choses ont changé en 2 ans – date de notre dernier passage – mais l’on remarque des efforts de consolidation (vains certes mais efforts quand même).

 

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Mais que deviendront toutes ces pierres dans 20 ans ? Surtout avec les hordes de touristes (chinois pour la plupart) qui touchent, grimpent, fument, jettent leurs ordures dans ces sites magnifiques. Aucun respect pour l’histoire, ça hurle, ça s’agite, du moment qu’ils ont pris leurs photos affalés contre des frises anciennes, ils sont contents !

 

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Pour notre première excursion, nous avons loué les services de M. Sarem, notre chauffeur de tuk tuk préféré. Un homme qui connaît toutes les ornières et sait les éviter. Nous l’avons retrouvé avec grand plaisir (j’avais précieusement conservé sa carte) et si vous aussi, vous prévoyez un voyage à Siem Reap, contactez-moi et je serais ravie de vous communiquer son numéro de téléphone. Il est magique ! Il vous dépose devant un temple, va se garer et dès que vous avez terminé, il réapparait sans que vous ayez besoin de le chercher. L’antithèse de Monsieur 3xrien ! Le tuk tuk de M. Sarem sert à transporter les touristes mais d’autres ont su trouver d’autres usages.

 

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Nous sommes également retournés au marché au plus grand dégoût des narines des Nains qui pourtant sont habitués ! Mais moi, je me régale de ces couleurs, des senteurs des épices et des fruits exotiques en concurrence avec les odeurs de déchets de poisson et de viande sur laquelle courent les mouches !

 

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Petites frivolité de la part des Nains : le fish spa. Une façon comme une autre de se faire nettoyer les pieds par des petits poissons affamés. Personnellement, je préfère les soins du salon d’à côté !

 

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Nous avons terminé notre séjour par une « balade » à vélo au milieu des temples d’Angkor. Un circuit de 40 km sous la pluie ! Mais c’est ainsi que l’on découvre le vrai Siem Reap !

 

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A moins que ce ne soit celui-là ...

 

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J'ai quitté le Cambodge avec des images plein la tête et une énorme envie de revenir. Envie de revoir ces moines qui déambulent dans les ruines des temples,

 

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ces rizières qui s'étendent à perte de vue,

 

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et surtout ces enfants, leur joie de vivre, leurs jeux si simples.

 

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Indie, nous revoilà !

Publié le par Fille Ainée

Premières vacances de cette nouvelle année scolaire et grosse envie de retourner sur nos pas mais en y trainant les Nains cette fois. Alors à nous les tours de vélo à Siem Reap, dans le parc d’Angkor Wat.

 

Promis, je ne vous barberai pas avec de nouvelles photos mais si vous n’étiez pas là il y a 2 ans, vous pouvez suivre notre précèdent périple ICI. A bientôt !

 

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La vie en rose

Publié le par Fille Ainée

Organisé par l’Association des femmes britanniques en Malaisie, l'ABWM (surnommée sans vouloir offenser personne le Club des pétasses qui lunchent) : le Pink Lunch. Vous vous en doutez (vu le surnom), je ne participe pas souvent aux activités de l’Association mais pour une bonne cause – le cancer du sein – et aussi parce qu’il était organisé à l’hôtel Majestic, je ne pouvais rater ça !

 

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Le Majestic est un des plus vieux hôtels de Kuala Lumpur. Construit en 1932, dans un style néo-classique, il est le symbole du luxe de l’époque. Ses 18 chambres sont toutes équipées du confort moderne et toutes les salles de bain ont l’eau chaude et froide, douche et baignoire. Le mobilier spécialement dessiné pour l’hôtel, la vaisselle et les rideaux, viennent tous d’Angleterre. On danse sur le toit et des artistes du monde entier viennent se produire. Les soirées sont extravagantes et le dimanche après-midi, on vient savourer le tiffin (une autre invention britonne) et l’on prend le thé en dansant ! Le tiffin est un second petit-déjeuner ou encore un lunch très léger qui prend son origine en Inde. Tiffin signifiait en argot briton « boire un t’it coup » sauf que je n’ai jamais vu un Briton s’arrêter à un « t’it » coup ! Monsieur 3xrien ne m’en voudra surtout pas de cet aparté !

 

Mais vers 1970, le Majestic perd de sa gloire et des hôtels beaucoup plus luxueux et modernes lui font perdre son apogée. Il tombe en désuétude mais sauvé de la démolition par le gouvernement, il est classé au patrimoine de l’héritage. C’est aujourd’hui grâce à une chaine d’hôtels qu’il accueille à nouveau les visiteurs. Les chambres sont hors de prix, les restaurants vous coupent l’appétit dès que vous ouvrez la carte. Il faut s’y attendre lorsque l’on a envie de revivre le luxe des temps jadis ! Snob !

 

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Et n'oubliez pas de vous faire examiner régulièrement !

 

 

 

Publié dans Carnet de bord malais

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Avant le repos du guerrier

Publié le par Fille Ainée

Voici trois nouveaux blocs tirés de deux journaux.

 

Le premier, celui de Mary Austin Adelia Wallace, superwoman de l’époque. En l’absence de son mari, parti à la guerre, c’est Mary qui fait tourner la ferme, s’occupe de ses deux enfants et pendant son temps libre (en avait-elle ???) tricote et coud pour arrondir ses fins de mois. Elle coupe la cane à sucre, s’occupe des animaux de la ferme, fait du savon, sème les récoltes, peint les bâtiments, monte des clôtures… Son journal est bref, concis et parle surtout de ses corvées. J’imagine qu’après une longue journée dans les champs, Mary avait peu envie de s’épancher sur les pages de son journal.

 

Cane à sucre

 

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15 octobre 1862

J’ai éclairci le champ de cane à sucre toute la journée.

 

16 octobre 1862

Pa et moi avons fini de nettoyer le blé. Pa a chargé du sable. Je suis allée chez M. Watterman pour voir si je pouvais lui amener la récolte de cane à sucre. Egalement pour voir M. Story au sujet des travaux de maçonnerie. Il n’était pas chez lui. Sa femme m’a dit qu’elle pensait qu’il ne pourrait pas venir avant cinq à six semaines.

 

22 octobre 1862

J’ai coupé et chargé une récolte de cane à sucre que j’ai emmenée au moulin de M. Watterman. M. Abbott l’a préparée pour commencer demain matin.

 

23 octobre 1862

J’ai emmené une récolte au moulin, je suis rentrée et je suis restée toute la nuit chez mère Kyes.

 

24 octobre 1862

Je suis rentrée à la maison et j’ai chargé le reste de la récolte de cane à sucre. Je l’ai emmenée au moulin. J’ai obtenu ma mollasse, plus de 17 galons et j’ai payé quatre dollars. En rentrant à la maison, je me suis arrêtée chez mère Kyes où j’ai trouvé deux lettre datées du 13 et 17 de Bruce. Je suis rentrée à la maison et j’ai recouvert le silo à blé.

 

25 octobre 1862

J’ai déchargé ma mollasse, chargé sept rangées de fromage et deux boisseaux de blé pour la farine. Je me suis rendue à la coopérative avec mon blé.

 

1 novembre 1862

J’ai fini de déterrer les pommes de terre et la cane à sucre. Je les ai ramassés et les ai enterrés.

 

Et deux blocs tirés du journal de Sarah Lois Wadley, ado typique de l’époque. Sarah a 16 ans quand la guerre éclate et elle passe ses journées à se promener, peindre et rendre visite à ses amies. Elle va peu à l’école. Mais elle aide également sa mère à coudre des vêtements pour les soldats.

 

Club de couture pour les soldats

 

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14 juillet 1861

J’ai été tellement occupée par des obligations sociales depuis mardi que je n’ai pas eu le temps d’écrire. Mercredi matin, je suis allée à cheval jusqu’au moulin avec Willie et le soir, je me suis rendue chez le Docteur Young pour voir Miss Marshall de Vicksburgh, une jeune femme venue rendre visite à Carrie. Jeudi était le jour convenu pour la réunion de notre association. J’y suis bien sûr allée, Mère n’a pas pu laisser Miss Mary ; notre réunion a été des plus plaisantes, environ douze ou treize femmes étaient là, et dix neuf noms figuraient sur notre liste. Les personnes responsables élues étaient Mme Robbles, la présidente, Miss Josephine Friend, la vice présidente, Miss Bry, la trésorière, et Miss Sarah Wadley, la secrétaire. La prochaine réunion aura lieu jeudi de la semaine prochaine. Jeudi après-midi, je suis allée voir Mme Adams et j’avais l’intention de me rendre chez le Major Bry mais j’ai rencontré sa fille chez M. Adams et de ce fait, j’ai passé la soirée là-bas. Vendredi matin, je me suis rendue à cheval aux camps avec Willie et j’ai rendu visite à Mme Hodge Adams ; dans l’après-midi, je suis allée rendre visite aux demoiselles Bry, et j’ai passé un très agréable moment en compagnie de la famille. Samedi matin, la réunion trimestrielle à l’église Méthodiste a débuté, je m’y suis rendue et j’ai écouté un sermon que j’ai trouvé ni élégant ni de bon goût, mais qui m’a donné une envie renouvelée de faire des efforts pour avoir plus de bonté. Après la messe, l’Ancien qui présidait a formulé quelques remarques à l’encontre de notre association de couture pour les soldats et a invité les femmes à s’y joindre.

 

Une union de nom

 

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18 avril 1861

Je crains que la guerre ne soit inévitable, Fort Sumter est tombé entre nos mains, les défenses de Fort Pickens ont été renforcées mais il a été attaqué le 15. Le Président des Etats-Unis a publié une déclaration qui pourrait bien être considérée comme une véritable déclaration de guerre, et qui doit irriter le Sud. Il refuse de reconnaître la demande de la Confédération sudiste de figurer dans un ensemble de nations, mais envisage la rébellion sécessionniste et ordonne à toute personne faisant partie de cette « combinaison » de se disperser et de reprendre, dans vingt jours, leur rôle de citoyens pacifistes des Etats-Unis. Il déclare que les droits et propriétés de tous ces citoyens pacifistes doivent être respectés ; cette proclamation a été publié avant que les canons de Charleston n’obligent Fort Sumter à se rendre, et depuis, d’après le contenu des dépêches qui circulent on peut supposer que Lincoln a de légères hésitations ; Oh ! quelle mélancolie, dans quel état de mélancolie se trouve notre pays, jamais depuis la mort de Caïn une telle guerre n'a été aussi déplacée et anormale ; pour quelle raison le Nord a t-il fui, il s’est littéralement retiré, quel est son objectif ? Quels bénéfices peuvent-ils tirer des horreurs d’une guerre civile dans notre pays, et ils pensent qu’ils peuvent obliger le Sud à rejoindre une union qu’ils méprisent perfidement, Oh ! que tout homme, femme et enfant périssent plutôt sur le sol qui leur a donné naissance et qui les a nourri plutôt que de s’attirer les foudres de nos ancêtres libres sur la race dégénérée qui va jusqu'à s’abaisser à demander à nouveau l’adhésion à une union de nom dans laquelle haine et trahison résident dans les cœurs de ceux avec qui nous avons été unis.

 

Pas de blocs la semaine prochaine car mes Nains sont en vacances et nous en profitons pour les aérer. Je reviendrai donc dans 15 jours avec une nouvelle production.

 

 

Publié dans Civil War Diary Quilt

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Le mur de Grand Nain

Publié le par Fille Ainée

Ce n’est pas le mur de Berlin mais presque. Où c’est plutôt la preuve que si vos parents ne vous laissent pas crayonner sur les murs quand vous êtes petit (rassurez-vous deux de mes Nains m’ont vengée chez leurs grands-parents), immanquablement vous présentez des séquelles à l’âge adulte et vous vous rattrapez puissance 10 plus tard.

 

Bon, ceci dit, je ne pense pas que mon propriétaire pousse des hurlements puisqu’il avait été prévenu au moment de la signature du bail et que c’est même lui qui a faire peindre le mur pour faire ressortir mes graffitis. J’ai choisi la couleur et il a été l’acheter. Un homme en or, non ?

 

Aidée de Miss S., ma partner in craft, nous avons obéi aux souhaits de Grand Nain. Armée d’une craie et juchée sur une échelle, Miss S. a dessiné l’arbre et ses feuilles et je me suis contentée de colorier dans les traits sans dépasser.

 

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Les alouettes sont un pochoir de Martha Stewart, celle qui a fait quelques semaines au fond du trou pour avoir oublié de payer ses impôts – ou détourné des fonds, je ne sais plus - et heureusement qu’ils l’ont libérée sinon, je faisais comment moi ?

 

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Et comme c’était la grande migration, quelques petits oiseaux ont élus domicile sur le haut du baldaquin. Attention aux retombées ! (Patron gratuit de Spoolsewing ICI)

 

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On a quand même réussi à en attraper deux pour les mettre en cage !

 

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Maintenant, je peux passer aux murs de la Gare du Nord sans souci. Quoique...

 


Publié dans Petits bricolages

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Le jeudi de la guerre

Publié le par Fille Ainée

Aujourd’hui, nous repartons de bon pied avec Nancy Elly Moore. Pour celles qui ne suivent pas ou plus, c’est ICI.

 

Produits marchands

 

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22 mai 1863

Le mercure dépasse les 53° (ndt : Fahrenheit) dès le lever du soleil. Nous avons tellement besoin de pluie. Des femmes rebelles condamnées, sous peu, à rejoindre les lignes fédérales ont été aperçues ; et deux d’entre elles se sont rendues au magasin de McGoodwin pour y acheter quelques robes avant de partir. Elles geignaient et pleuraient. L’une d’elles a déclaré, c’est notre tour aujourd’hui mais bientôt ce sera le votre. Le jeune McGoodwin a quitté le magasin lorsque ces femmes rebelles sont entrées et c’est son père, sécessionniste, qui les a servies. Il les a informées que la semaine prochaine aucun produit marchand ne pourra être envoyé à Franklin ou du côté de Louisville sans passer par un processus rigoureux, tel que l’obligation de soumettre la liste des produits qu’elles désirent acheter et de régler le coût d’un permis d’acheter ainsi que du cachet apposé. A la suite de cela, les produits achetés devront être examinés et le cachet apposé également réglé. Les achats pourront alors parvenir à leur destination. Il les a averties que de nombreux soldats de la guérilla se trouvaient à proximité et de nombreuses personnes étaient surprises qu’elles s’aventurent hors de chez elles avec un cheval aussi magnifique. Car, si les soldats venaient à croiser leur chemin, il est certain qu’ils s’empareraient du cheval. Elles se sont dépêchées de rentrer chez elles.

 

Maintenant, passons chez Hannah Walton Sanders. J’adore la façon dont elle parle de son mari en disant M. Sanders. C’est d’un chic !

 

Eglise

 

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27 janvier 1861

Temps magnifique mais le sol est toujours couvert de neige. Une journée parfaite, bien sûr, pour prêcher à l’église en brique. Tellement de neige que nous n’avons pas pu nous y rendre.

 

3 février 1861

Journée nuageuse et froide. Le niveau de la rivière a un peu baissé. Lynch et moi sommes allés à l’église en brique écouter le sermon de M. Catlett aux gens de couleur. Posey et Nannie se sont rendues à Galena écouter R.C. Graham prêcher le 50eme psaume et le 15eme verset.

 

17 février 1861

Journée très froide. Il a neigé un peu toute la journée. J’ai très mal à la tête. Mary Fulton et Lynch sont allés chez F. Kincannon. M. Sanders s’est rendu chez le juge. A.K. Fulton est rentré avec eux. M. Sheppard est venu après le dîner. M. Sanders prévoit de se rendre à Kentucky et Tennessee demain matin.

 

24 février 1861

Matinée magnifique mais froide et venteuse. Rich, Lizzie et les enfants de E. Crawford, Ben Fulton, Posey et moi sommes allés à Galena écouter M. R.C. Graham prêcher le 12eme chapitre de Luc, 40eme verset. Il y avait peu de monde. Rich et sa famille sont rentrés chez eux après le dîner. M. Hicks est parti le soir. Lizzy Jackson est restée pour le dîner.

 

3 juin 1861

Encore une bonne journée. M. Sanders et Brenton se sont rendus à Hillsville à la cour de justice. Posey et Nannie sont allées chez le juge. Et de là, à Springs. Senah et Stephen s’y sont également rendus. Ellen et moi sommes allées à l’église en brique écouter le sermon. M. Stewart, M. Miles et M. Triggs sont revenus avec nous pour le dîner. Mary Graham a rejoint l’église aujourd’hui.

 

Couture

 

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29 janvier 1861

Encore une journée magnifique mais beaucoup de neige au sol. Nanny et moi étions occupées à coudre des pantalons. Lynch et Lewis sont là.

 

23 février 1861

Très belle matinée mais les nuages sont arrivés et il a plu un peu vers 8 heures. E. Crawford et moi sommes allées aux mines avec John Raper. J’ai acheté environ cent yards de tissu M. Hicks livrera ce soir. A la maison. Rich et sa famille et Ben Fulton sont là.

 

15 avril 1861

Encore une journée nuageuse et froide. J’ai coupé un pantalon court pour M. Sanders. E.C. a mis une dinde dans l’enclos des poulets.

 

10 mai 1861

Chez Richard. Il pleuvait bien sûr, mais peu. Lizzie m’a aidé à faire quelques vêtements pour Adam. Cousine Caroline nous a aidées. Brenton et A.K. Fulton sont venus à la maison pour le souper. Ils nous ont dit que William Rapers a commencé à rejoindre les rangs des Grays (ndt : les gris. Les deux armées se définissaient par la couleur de leurs uniformes. Bleue et grise). Posey et Nannie également.

 

29 mai 1861

Matinée froide mais pas de gel. J’ai coupé quelques pantalons. M. Sanders est rentré de Wytheville.

 

30 mai 1861

Très belle journée. Nannie et moi sommes allées chez Richard avec huit pantalons pour demander à Lizzie de nous aider. Cousine Caroline et Posey sont venues avec nous. Posey s’est rendue chez le juge.

 

31 mai 1861

Très belle journée. Toujours chez Richard. J’ai mangé des fraises et du poulet frit pour le dîner. J’ai terminé les pantalons puis me suis rendue chez M. _ pour passer la soirée. Je suis rentrée chez Richard pour le souper puis à la maison.

 

Et pour finir, je vous laisse avec Belle.

 

Activités de parloir

 

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7 avril 1864

Je me sens sans intérêt et stupide ce matin. Nous avions passé une bonne journée, bien que les Yankees soient toujours dans les environs. Tate et Nannie qui se rendaient chez les Pickets ce matin ont du faire demi tour car les lignes sont fermées. Capitaine Barber & M. Kirk ne peuvent pas récupérer leurs affaires. Je n’ai pas eu le cœur de les voir déçus alors j’ai emprunté le 2nd Mo au vieux M. McMahon (ndt : The Second Regiment of Missouri Infantry United States Volunteers, un régiment d’infanterie regroupant des volontaires et familièrement appelé “Second Missouri” (2d Mo.)). M. Kirk a repris ses bottes et le Capitaine Barber, son uniforme. Je lui rapporterai davantage à travers les lignes avant qu’il ne le fasse lui-même. J’ai battu deux fois le Capitaine Farrell aux échecs ce soir, Père nous a laissé veiller aussi tard que nous le désirions et nous avons passé une soirée très agréable. Nannie & c étaient très occupées à coudre toute la journée. Nannie et moi avons fait deux chemises pour un homme du Kentucky qui est si loin de chez loin et qui n’a personne pour s’occuper de lui. Je lui ai également envoyé un pantalon – Joanna, Helen & Tate en ont fait deux pour Eddie – Oh ! je donnerai tout si j’en avais la possibilité pour leur procurer tout ce dont ils ont besoin. Ma pauvre Beulah est endormie à mes pieds et demain je dois, à nouveau, la rendre. Heureusement Père ne va pas la tuer. Toute ma petite famille est endormie.

 

Je vous laisse avec ces blocs et je ferme boutique car le terrain est occupé ! A jeudi prochain.

 

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Publié dans Civil War Diary Quilt

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L’impudence !

Publié le par Fille Ainée

Je n’y crois pas ! Je cite « J'avance à pas de fourmis aussi sur mon mois de février.... mais petit à petit il est presque fini ! Je me dis que si je ne le touche pas régulièrement je vais finir par l'oublier complètement dans la panière à ouvrage vu que toi tu ne me motives pas !! »

 

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Ah ben voilà, maintenant c’est de ma faute si elle ne progresse pas. Faudrait que je sois là toujours, derrière elle, à l’encourager. Ben, je vais te faire passer, Sœur Jumelle, l’envie d’être motivée.

 

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Voici mon mois de février. Tu croyais me doubler, hein ! 

 

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Je te demande, que dis-je, je te somme, de présenter mars dans 3 semaines. Et ne t'avises pas de publier ton article dans mon dos. N'oublie pas que j'ai 6 heures de plus que toi. Ca compte !

 

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On va voir si tu y reviens, impudente !

 


 

 

Publié dans Panneaux de la Marie

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Liens de coeur ou de sang ?

Publié le par Fille Ainée

Il y a des livres qu’on finit en une nuit mais qu’on aimerait voir continuer. Des livres dans lesquels on oublie tout, même l’heure du dîner. Des livres qui vous attrapent et ne vous lâchent plus. Des livres comme « Une vie entre deux océans » de M.L. Stedman.

 

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Fin de la Première Guerre mondiale. Après 4 ans passés sur le front, dans les tranchées, Tom Sherbourne, rentre en Australie.  Autour de lui, on compte ceux qui ne rentreront pas ou ceux qui sont rentrés mais ne seront plus jamais les mêmes. Pour échapper à sa culpabilité d’être revenu sain et sauf, sans une égratignure alors que d’autres sont tombés autour de lui, Tom recherche la solitude et devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée.

 

À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
 Jusqu’à ce jour d’avril où un bateau vient s'échouer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…


 

Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que la traduction française de ce livre sortira bientôt en octobre. Commandez sans plus attendre !

 

 

Publié dans Au fil des pages

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Promenade caoutchouteuse

Publié le par Fille Ainée

J’ai enfin repris mes petites marches dans la jungle et ce matin, j’ai un peu de mal à me lever de ma chaise. C’est qu’elle n’était pas douce cette petite côte, surtout en pleine chaleur ! Mais bon, ca va passer. Par contre, j’aimerais partager avec vous une de mes découvertes locales : le latex où plutôt l'hévéa. 

 

Il m’est souvent arrivé de me promener et de rencontrer des arbres desquels pendent des sacs en plastique contenant une substance blanche laiteuse à l’odeur fort désagréable (ben oui, il a fallu que je mette le nez dedans !). Mais cekoidonc ? Ben du latex, pardi !

 

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La Malaisie arrive en troisième place mondiale au niveau de la production du caoutchouc naturel. Attention, c’est du sérieux ! Et je suis étonnée même de ne pas avoir rencontré davantage de ces arbres au cours de mes promenades. Il faut savoir, cependant, que la récolte du latex est protégée car de nombreux « contrebandiers » se servent. On comprend donc pourquoi ils se cachent (les arbres et les contrebandiers bien entendu) !

 

Le caoutchouc est un matériau qui peut être obtenu par la transformation du latex sécrété par certains végétaux comme l’hévéa. Il provient en fait de la coagulation du latex. Sa collecte se fait par incision de l'écorce des troncs de manière à ce que le latex, issu des canaux laticifères, s'écoule dans des godets placés juste au-dessous.

 

Mais d’où viennent donc tous ces arbres ?

 

En 1876, un petit explorateur Briton malin, Sir Henry Wickham, vole au Brésil 70 000 graines d’Hévéa qu’il envoie ensuite au jardin botanique de Kew à Londres. En fait, ce n’est, à l’époque, pas du vol puisqu’aucune loi n’empêche de se servir, mais Riri veut se faire mousser auprès des filles.

 

Il récolte donc l'équivalent d'une tonne de graines. Seulement ce n’est pas lui qui se penche et se casse le dos pour les ramasser mais des Indiens recrutés dans la jungle qui les transportent à dos d'homme puis les emballent dans des feuilles de bananier séchées, elles-mêmes stockées dans des paniers en rotin afin de berner les douanes brésiliennes.

 

Ces graines voyagent par bateau jusqu’aux côtes de l’Angleterre puis en train de nuit spécialement affrété par le directeur du jardin botanique du Kew Garden, qui en prend livraison à Londres à 3 heures du matin. C'est louche tout ça ! Les graines sont immédiatement replantées dans les serres tropicales vidées de leurs collections, en toute hâte par les ouvriers du jardin. Malheureusement, seulement 4 % d'entre elles germent. Que de gâchis ! Ben oui, le climat londonien n’a vraiment rien à voir avec le climat tropical de la forêt amazonienne, même sous serre ! Moi, j’aurais pu lui dire au Riri !

 

Au mois d'août suivant, les premiers hévéas prennent la route pour Ceylan et vers des protectorats anglais en Asie. Onze jeunes plants arrivent au Jardin Botanique de Singapour où, en 1877, Henry Nicholas Ridley, le directeur du jardin botanique de Singapour, met au point une méthode de croissance rapide afin d'assurer la reproduction des arbres. Le coup du Riri, surnommé par les barons du caoutchouc brésilien «le bourreau de l'Amazonas», entraîne alors une vaste concurrence mondiale.

 

En 1882, les hévéas sont plantés en bord de routes à Bornéo pour faire de l’ombre. Les locaux n’en voient pas vraiment le potentiel. Et ce n’est qu’en 1896 que naît la première plantation. Et là, c’est la mine d’or pour les européens (la plupart des Britons) qui regardent travailler les locaux en récoltant le fruit de leur labeur !

 

Bon, et la récolte du latex, alors, comment ça marche ? Eh ben, c’est très simple.

 

Vous prenez une graine d'hévéa, vous la plantez et dès que le tronc de l’arbre atteint un diamètre de 45 cm (en général au bout de 5 ans), vous vous jetez dessus. A environ 1m30 du sol, vous faites une incision à 30°, du haut à gauche vers le bas à droite, dans l’écorce de l’arbre. Attention, celle-ci ne doit pas être trop profonde. Il s’agit de ne retirer que 2 mm d’écorce. En dessous, vous enfoncez une « gouttière » qui canalise le latex dans un bol ou un sac en plastique.

 

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Ces incisions (« tapping » en briton) se font tôt le matin ou tard dans la soirée lorsque la pression à l’intérieur des vaisseaux est la plus élevée.

 

Les 2 premières années, vous pouvez inciser une fois tous les 3 jours puis les années suivantes, tous les 2 jours. Lorsque la coulée de latex stoppe, incisez plus haut ou de l’autre côté du tronc. L’arbre « pleure » en général 5 ans jusqu'à ce que son écorce repousse sur les incisions. Il peut être ainsi exploité 20 à 25 ans.

 

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Lorsque le bol/sac est plein, on vient récolter le latex que l’on pèse et que l’on emmène à l’usine de traitement. Attention, il ne s’agit pas de traîner en chemin car le latex durcit.

 

Lorsque l’arbre a enfin fini de « pleurer » son latex, il sert à fabriquer des meubles très légers qui ne craignent pas les moisissures. Pas de champignon sur la table du salon !

 

Il a eu une idée de génie le Riri, hein ! Et puis, il a du s’en mettre plein les poches. Et bien malheureusement non ! A la suite d’explorations malheureuses, il se trouve très souvent à la tête d’énormes dettes qui le contraignent à rentrer en Angleterre. Sa femme, lasse de la jungle amazonienne et de ne pouvoir prendre le High Tea avec ses copines le quitte et il ne la reverra jamais. Ce sont d’autres qui en ont profité !

 

Bon, pour finir sur une note un peu plus joyeuse, et pour les beaux yeux de Nadine : une bébette junglesque !

 

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Chouette, non ?

 

 

 

 

Publié dans Carnet de bord malais

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